Jan
30
« Liberté, égalité, choucroute… »

Disait Jean Yanne.

Et si nous appliquions les régles de droit ? D'abord il faut revenir aux fondamentaux.

La liberté a été saucissonnée. En devenant des libertés publiques hiérarchisées par une conception politicarde des rapports sociaux fondés sur la capacité de nuire, nous en sommes arrivés à l’aberration d’une grève sauvage qui a bloqué hier 1 200 000 voyageurs sur la ligne A du RER parisien.

La liberté des uns ne s’arrête plus là où celle des autres commence.  

Le droit de retrait est un droit individuel qui est exercé face à un danger imminent.  La grève se fait dans la RATP sous la condition d’un préavis.

Ce qui s’est passé hier n’est pas admissible. Dans une république normale et une entreprise normale des sanctions devraient évidemment tomber.  J’attends.

La liberté de faire grève n’est pas la liberté d’occuper un lieu de travail, d’empêcher la circulation des trains en occupant les voies, de bloquer les routes, ou les aéroports… et que dire du comportement des dockers lorsqu’ils bloquent un port ? Le droit de faire grève c’est uniquement le droit de s’arrêter de travailler, et dans le cadre d’un service public il y a des procédures à respecter, outre le minimum de respect dû aux usagers !

La liberté de la presse n’autorise pas la divulgation du secret de l’instruction, comme elle ne devrait pas permettre de divulguer des secrets des affaires….et ne devrait pas permettre de divulguer la position des forces de l’ordre avant un assaut ou encore l’endroit où un otage potentiel a réussi à se cacher !  Dans les deux premiers cas les délits de recel ou la complicité devraient pouvoir être retenus, dans le denier cas, une instance disciplinaire devrait permettre de supprimer leur carte de presse aux auteurs de telles énormes « bévues », pour ne pas dire autre chose. En fait il s'agit ni plus ni moins de complicité par fourniture de moyens !

Mais nous sommes dans un pays dans lequel les responsables politiques, qui se cooptent en définitive, ont peur de leur ombre.

Ils préfèrent tout en affirmant qu'ils font le contraire , nous submerger de lois et de contraintes pour masquer leur faiblesse et transférer sur le secteur privé toutes les charges et les devoirs. Chacun alors ne pensant qu'à refiler au suivant les patates chaudes.

Le mot d’ordre est pas de vagues, donc laissons faire n’importe quoi, conservons les statuts dans la fonction publique, ne réformons pas, continuons à amuser la galerie aux dépens des professions libérales, laissons filer les déficits, et surtout n’affrontons pas les syndicats.

A propos de l’Egalité : Coluche disait que « tout le monde est égaux, mais il y en a qui sont plus égaux que les autres », outre les journalistes et les syndicalistes, il n’y a pas beaucoup d’effort à faire pour en trouver d’autres notamment dans la catégorie des personnes « autorisées, qui s’autorisent ».

Il est fort à parier que dans un pays classé 27ième pays le plus corrompu, beaucoup de gens se tiennent par la barbichette, et que les « deals » se font sur le dos des usagers notamment.

D’où le silence assourdissant des politiciens après la journée infernale d’hier pour les usagers de la ligne A du RER.

Egalité devant la justice, c'était une des valeurs de révolution de 1789.La même peine pour tous pour réprimer les mêmes faits. Pas de circonstances atténuantes, pas de sursis, pas d'indivudualisation des peines. Maintenant nous en sommes au stade de la "personnalisation des peines". Et mettre ( avec quoi, et qui  ?) un accompagnement des détenus à la sortie des prisons, sachant qu'un condamné ne fait jamais plus que la moitié de la peine prononcée. Bonjour les multi-récidivistes. Nous avons oublié deux enseignements de l'histoire :La  certitude et promptitude de la peine... est la seule politique pénale dissuassive, ce qui implique une tolérance zéro, et que la prison, c'est fait, au-delà de la punition, aussi pour protéger la société. Ayons présent à l'esprit que les terroristes, Merah compris, s'ils avaient fait dû leur temps de prison, ils y seraient encore. Les incendies ont cessé sous Napoléon lorsque la Gendarmerie a reçu l'ordre de tirer sur les incendiaires à vue. Les vocations se sont taries.

Quant à la Fraternité, ne faut-il pas mieux parler de copinage et de réseaux. Là aussi nous  ne sommes pas loin de la corruption, ce mal qui sait emprunter bien des habits..Fraternité le 11 janvier, pour quelle fraternité le 12 ?

C’est comme cela que nous devenons un petit pays.

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