Feb
24
L'avocat dérange. Curieusement c'est un sujet de débat sur la toile...

N'est-il pas là justement pour déranger, l'avocat.

Ce qui n'est pas toujours sans courage. Il en va de la défense comme la liberté d'expression, cela nécessite avant tout de ne rien avoir à perdre. Sinon cela rappelle la légende d'un excellent dessinateur donc j'ai oublié malheureusement le nom...peut-être était-ce Konk, montrant un journaliste inquiet tapant à sa machine à écrire et disant à un collègue également en sueur : "J'ai un scoop sur la liberté de la Presse, mais je n'ose pas le divulguer".

Avocat dans un dossier pénal et financier très politique il m'est arrivé d'aller interroger le membre du conseil de l'ordre de permanence pour lui demander d'intervenir auprès du Président de la Chambre d'Accusation pour avoir accès à la totalité des innombrables cotes de la procédure et de pouvoir les étudier dans des conditions de temps avec un minimum de confort compatible avec l'énormité de la tâche. Revendication toute nouvelle à l'époque où les confrères pénalistes acceptaient depuis des lustres de consulter les dossiers sur un coin de table sous une faible ampoule jaune et  tremblotante. Mais j’étais commercialiste et j’ignorais l’usage. De même, l’époque n’autorisait curieusement pas à mes yeux qu’une question qui dérange  soit  posée et si elle était  finalement posée après force incidents,  que l’on puisse éluder la réponse ou la dicter au greffier à la place de la réponse de l’interrogé.  Encore était-il normal que la totalité des pièces ne fussent pas accessibles avant l’interrogatoire. La défense pénale était encore affaires d’artistes et d’arrangements qui ne m’avaient même pas effleuré,  je tombais de Mars dans une affaire entendue.  Ce qui m’avait fait écrire à mon bâtonnier de l’époque qui bien entendu ne m’a jamais répondu que les avocats n’avaient rien à faire dans une procédure où il leur était manifestement demandé de servir d’alibi à l’institution judiciaire.

Vous me direz qu'en toute chose, la justice a changé et que les pratiques de tous également. Bien entendu il n'a jamais existé de juge sous influences, d'ailleurs c'est un sujet en règle générale qu'il convient de rejeter avec véhémence, de façon autoritaire et pourquoi pas injurieuse comme cela se faisait en Perse, et c'était une autre époque, avant Montesquieu, qui avait l'esprit d'ailleurs particulièrment mal tourné à l'égard des institutions perses.

Je vous joins un dessin très drôle.

 

 

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Commentaires

Nom: 
Bâtonnier GIROUD

lorsqu'il exige d'avoir une complète et nécessaire connaissance du dossier.

Nom: 
dé-goûté

Oui mais là vous parlez d'une époque où l'on comptait sur l'avocat pour plaider le droit et le fait et faire preuve d'intelligence, de conviction, de rouerie si besoin afin de convaincre des juridictions orales, un reste de l'ancien temps qui a été éradiqué au début du XXIème siècle.

L'avocat moderne est un spécialiste du dépannage de PC et de modem, afin de pouvoir transmettre en urgence les conclusions écrites qu'il ne plaidera pas et qui seront lues d'une fesse distraite par un juge qui n'aura aucune envie de lire des dizaines de pages sur écran.

C'est aussi un spécialiste de l'infographie afin de pouvoir utiliser les bons outils pour réduire au maximum les pièces qu'il joint, d'une part pour qu'elle rentrent dans ce p.. de tuyau trop petit et trop lent et de seconde part parce qu'elles non plus personne ne les lira. Pourquoi diable le juge irait s'emm.. avec des papiers alors qu'il est si simple de demander à l'avocat de remplir un nouveau formulaire résumant tout.  Meiux encore, si on arrive à faire remplir un seul formulaire simplifié par les parties et les faire signer en bas, on appelle ça MARD et .. MARDE à celui qui protestera.

Ainsi va le char de l'Ordre, dans le mur et sans klaxonner ..

 

                                                              Un ingénieur informaticien qui regarde
                                                              cela avec le même oeil, toute modestie 
                                                              mise à part, qu'Einstein quand il
                                                              regardait le Japon en se demandant
                                                              s'il avait eu raison d'inventer la
                                                              fission nucléaire

 

Nom: 
Bâtonnier GIROUD

référence à un dossier pénal.

Vos remarques s'appliquent à la procédure civile via RPVA et ne manquent pas de justesse sauf que les tribunaux et les cours demandent la transmission intégrale du dossier au moins quinze jours avant l'audience en support papier.

Il faut même éditer les accusés de réception (notification des conclusions et des pièces).

Pour le surplus, c'est à la lecture du jugement ou de l'arrêt que l'on peut effectivement se rendre compte de la portée réelle de nos écritures et de nos pièces.

On doute quelquefois que la lecture ait été complète.

Mais le magistrat qui commet des erreurs de droit et/ou de procédure n'en est pas responsable et il appartient au justiciable d'exercer les voies de recours qui lui sont offertes et dont certaines ne sont pas suspensives d'exécution.

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