Me Philippe H. PLACIDE

Par philippe.placide le 23/10/13
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Les femmes tuent moins souvent que les hommes (dix fois moins en moyenne), mais quand elles le font, elles se montrent « plus créatives », « plus imaginatives », explique la psychiatre Sigrun Rossmanith dans un livre publié récemment, « Sind Frauen die besseren Mörder? »

« Les femmes sont-elles de meilleures meurtrières? » Selon l'auteure interviewée par le magazine Der Spiegel, elles compensent leur manque de force physique par des méthodes plus ingénieuses.

Sigrun Rossmanith donne l'exemple d'une femme infidèle en Asie, qui embrasse son partenaire passionnément et lui glisse une capsule de cyanure dans la bouche.

« Elle combine un acte d'amour et de mort. Est-ce qu'un homme aurait eu une telle idée? »

Pourtant, on sous-estime le potentiel meurtrier des femmes, rapporte le Vif. « Nous partons du principe que les hommes sont potentiellement violents, brutaux et égocentriques. Ils n'ont donc pas à cacher cet aspect. En revanche, les femmes font comme si leur côté obscur n'existait pas.

Un grand nombre d'entre elles ont du mal à gérer cette part d'ombre. »

La psychiatre confie: « Je suis personnellement plus inquiète de la vengeance d'une femme que d'un homme. »

Tout peut basculer, du jour au lendemain. Le docteur Rossmanith parle d'un « seuil critique ».

Quand une certaine situation devient intolérable, on est capable du pire. Les femmes tuent rarement des inconnus. Dans la plupart des cas, il s'agit d'amis ou de membres de leur famille. « Un grand nombre d'entre elles ont été martyrisées depuis des années », affirme l'experte autrichienne.

« Cette fureur éclate tout à coup. Parfois, le motif est banal. De nombreuses criminelles n'ont jamais commis de crime avant. »

http://www.direct.cd/2013/10/14/les-femmes-tuent-mieux-les-hommes.html

Par philippe.placide le 23/10/13
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Parmi les alternatives à la prison promues par la réforme pénale figure le bracelet électronique. Reportage en Seine-Saint-Denis où les services pénitentiaires placent, chaque jour, cinq à dix personnes sous surveillance.

Mehdi conduit une Peugeot 207, dans les rues de Bobigny. Le surveillant est en mission pour le service pénitentiaire d'insertion et de probation (Spip) de Seine-Saint-Denis. Et il râle : « C'est complètement grillé comme voiture ! Le service pourrait nous en fournir une autre.

Les gamins des quartiers nous voient venir de loin ; ils nous appellent les mecs aux bracelets électroniques... » Mehdi gare la 207 à L'Abreuvoir, une ancienne cité-jardin décrépite, oubliée de la rénovation urbaine. Une fois sorti de la voiture, il doit appeler tous les quarts d'heure le pôle centralisateur de la prison de Fresnes.

« Pour leur dire que je suis toujours en vie », plaisante-t-il.

L'homme évite aussi de longer les immeubles, « pour éviter de me prendre un frigo ou une télé ».

Mehdi a travaillé dans les quartiers pour mineurs des prisons de Fleury et Villepinte. Depuis plusieurs années, il travaille au service des placements sous surveillance électronique (PSE) où, avec quatre autres surveillants, il pose cinq à dix bracelets par jour. Toujours dans les mêmes quartiers.

Aujourd'hui, c'est au tour d'un jeune, au troisième étage d'une barre de L'Abreuvoir. « Je suis déjà venu ici, j'ai posé un bracelet électronique à son voisin d'en face », soupire Mehdi.

Une fois dans le salon, le surveillant se présente à une mère de famille seule avec ses trois garçons. Slim, le cadet de dix-neuf ans, a écopé d'une peine de cinq mois de placement sous surveillance électronique.

Mehdi sort une balise qui ressemble à un gros téléphone et un bracelet électronique.

Il prépare le matériel avec assurance, devant la famille un peu gênée. « Tu le veux sur quel pied, le bracelet ? demande Mehdi à Slim.

Tu peux te laver, c'est étanche. Mais c'est fragile, alors pas de foot, de sport de combat ou de plongée. » Ensuite, il faut paramétrer la balise, pour déterminer le périmètre de la maison. Pendant que la balise hurle, Mehdi fait déambuler Slim dans tout l'appartement : « Colle bien ton pied contre le mur ! » Slim ne rentre pas dans la chambre de sa mère : « Je n'y vais jamais. » Mehdi le prévient : « Attention, cette pièce sera considérée hors de la maison par la balise. Si tu y vas, tu seras considéré en infraction.

 » Slim finit rapidement de balader son pied aux quatre coins du petit appartement, Mehdi appuie sur un bouton de la balise, le bruit s'arrête. Ça y est, le jeune homme est en prison chez lui.

Mehdi passe un nouveau coup de fil, très rapide, à Fresnes : « Tout va bien. » Puis, il briefe Slim, façon grand frère. « Bon, tu as des horaires de sortie entre 8 heures et 18 heures. On ne va pas se mentir, ça va être très chiant. Surtout le soir.

Tu vas tenir ? » Slim répond avec un sourire : « Oui, un bracelet, c'est dix fois mieux que la prison. » Mehdi rigole : « C'est sûr que la nourriture de ta mère, c'est mieux que la gamelle du placard ! »

Le surveillant poursuit l'inventaire des instructions : « Dès que tu as un retard, à cause d'un rendez-vous chez le médecin ou à Pôle emploi, tu devras présenter un justificatif. Si tu as quatre retards injustifiés, je fais un rapport que j'envoie au magistrat. Tu as compris ? » Slim acquiesce.

« Dernière chose, conclut Mehdi. Si tu trouves un travail, tu nous apportes ton contrat et on changera tes horaires de sortie. Mais ne dis pas à ton patron que tu portes un bracelet ! Cela ne le concerne pas. »

Mehdi finit sa visite en souhaitant bon courage à Slim. « Tu en as pour cinq mois. Si tout se passe bien, ta peine sera aménagée et on te retirera le bracelet dans deux mois et demi. »

Le même jour, dans les locaux du Spip de Seine-Saint-Denis, Mehdi effectue la levée d'écrou de Wilson.

Il retire le bracelet du jeune homme, après quatre mois sous PSE. Wilson est soulagé : « C'était super pénible. Au début, le bracelet me gênait pour dormir, pour m'habiller.

Ensuite, je l'ai oublié et c'est là que j'ai commencé à courir pour rentrer chez moi, parce que j'avais oublié l'horaire. » Et en cas de retard ? « La balise sonne et ça réveille toute la maison. » Une conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation le reconnaît : « Au-delà de deux ou trois mois, cela commence à devenir très difficile pour les personnes sous PSE.

Certains craquent. » Les surveillants racontent le cas d'un homme venu la veille. « Il était à seize jours de la fin de la peine et il a exigé qu'on lui retire dans l'instant son bracelet électronique. Il n'en pouvait littéralement plus », dit Mehdi. « Le placement sous surveillance électronique est une véritable peine, souligne Josyane Clerisi, la directrice du Spip de Seine-Saint-Denis.

C'est une sanction qui peut être lourde, notamment pour la famille de la personne placée sous main de justice. » Et la directrice du Spip de raconter l'histoire de la femme d'un homme sous PSE.

« Un jour, elle a vu rouge et elle a balancé la balise par la fenêtre. Cela arrive souvent de voir des conjoints en colère qui s'attaquent au matériel. »

En Seine-Saint-Denis, près de 380 personnes sont placées sous surveillance électronique. Un dispositif en hausse depuis un an, qui concerne aussi bien des personnes en attente de jugement que des condamnés en fin de peine. La réforme pénale va encore renforcer ce dispositif, qui favorise l'insertion.

« C'est une mesure intéressante. Les personnes condamnées peuvent entamer des démarches professionnelles, retrouver une vie sociale », souligne la directrice du Spip.

http://new.humanite.fr/societe/bracelet-electronique-le-placement-sous-s...

Par philippe.placide le 22/10/13
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L'entrée dans la profession n'est toujours pas un long fleuve tranquille et les futurs collaborateurs doivent rester vigilants quant au respect de leur statut en cabinet d'avocats et de nos règles déontologiques pour la période allant de l'obtention du CAPA à la prestation de serment.

Pourtant le doute ne devrait pas être permis. Avant d'exercer en qualité d'avocat, le futur collaborateur ne peut qu'exercer sous un statut de salarié en qualité de juriste par stricte application de la Loi de 2005 sur la collaboration libérale. Les cabinets d'avocats croient trop souvent pouvoir s'exonérer de cette obligation, ce qui crée des situations qui peuvent être d'une extrême dangerosité, pour le futur collaborateur mais aussi pour les cabinets.

QUEL STATUT POUR LE COLLABORATEUR QUI N'EST PLUS ÉLÈVE-AVOCAT MAIS N'A PAS ENCORE PRÊTÉ SERMENT?

L'UJA le rappelle, le stage est exclu faute de rattachement universitaire.

De nombreux cabinets pensent pouvoir s'affranchir de l'obligation de salarier leurs futurs collaborateurs, les privant ainsi de tout statut juridique. Le plus souvent, les cabinets obtiennent l'engagement du collaborateur qu'il établisse des factures postérieurement au jour de la prestation de serment afin de justifier sur le plan comptable les sommes payées jusqu'à ce que ce dernier acquière le statut d'avocat. Dans d'autres situations plus précaires, le futur collaborateur accepte de ne pas être rémunéré pendant la période antérieure à la prestation de serment avec l'engagement du cabinet de lui rétrocéder les honoraires a posteriori.

Dans ces deux cas de figure et dans l'hypothèse où l'une des parties mettrait fin à la « collaboration » avant la date de prestation de serment, la question du versement des rétrocessions au titre de la période travaillée peut s'avérer épineuse et certains cabinets peu scrupuleux croient pouvoir en refuser le règlement. Cette absence de statut s'avère d'autant plus précaire que le Bâtonnier n'est pas compétent pour connaître de ce type de litige. Les cabinets ne sont pourtant pas au-dessus des lois. En effet, en droit du travail, une activité rémunérée exercée sans aucun contrat écrit constitue un contrat de travail à durée indéterminée. A l'instar de l'adage populaire « tel est pris qui croyait prendre », les cabinets pensant tirer avantage de cette situation, en évitant notamment le coût des charges sociales, font en réalité planer au-dessus de leur tête le risque d'une requalification en contrats à durée indéterminée.

Car il n'est évidemment pas possible de recruter un futur collaborateur en qualité de « consultant juridique » ou comme « auto-entrepreneur ». Une telle pratique constitue une fraude à la loi et fait courir un risque très important au cabinet. Mais surtout, un risque énorme est ainsi imposé au futur collaborateur. Par cette pratique, il exerce illégalement la profession, en violation du dispositif légal de la Loi de 1971 et de nos règles déontologiques.

L'Ordre devrait se fixer comme objectif de faire cesser ces pratiques. Et notre profession, via le Conseil National des Barreaux, doit impérativement intégrer cette question pour inscrire dans notre RIN le rappel des règles élémentaires qui doivent s'appliquer en la matière. Car c'est l'image de la profession et la pérennité de la possibilité de conclure des contrats de collaboration libérale que ces pratiques mettent en danger.

LE STATUT DU FUTUR COLLABORATEUR : L'IMPÉRATIVITÉ DE CONCLURE UN CONTRAT DE TRAVAIL

Il résulte des lois précitées qui encadrent la profession d'avocat que les cabinets doivent impérativement conférer à leurs futurs collaborateurs le statut de salarié. Certains le font sous la forme d'un contrat de travail à durée déterminée prenant fin à la date de prestation de serment - généralement conclu afin de « faire face à un accroissement temporaire d'activité ». La validité de ce type de contrat est contestable en droit et ne peut être recommandée sauf à justifier réellement d'un motif de recours conforme à la Loi. D'autres ont recours à un contrat à durée indéterminée qui sera soit rompu, soit nové à la date de prestation de serment. Ces types de contrats ont l'avantage d'offrir aux futurs avocats qui exercent temporairement en qualité de juriste un statut protecteur encadré par le droit du travail.

Un collaborateur averti en vaut deux. Futurs collaborateurs, ne prenez donc aucun risque et faites valoir votre statut de juriste-salarié pour la période antérieure à la prestation de serment - l'application du droit du travail étant la seule solution possible dans l'attente d'embrasser la profession -.

Et n'oubliez pas que cette période floue doit également être prise en compte pour la durée de la période d'essai.

http://www.uja.fr/Futurs-collaborateurs-Quel-statut-pendant-la-periode-a...

Par philippe.placide le 21/10/13
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Le Sénat supprime l'article du projet de loi ALUR prévoyant que les cessions de parts sociales de SCI et de sociétés à prépondérance immobilière s'effectueront dorénavant par acte authentique.

Réunie le 8 octobre dernier, la Commission des affaires économiques du Sénat a adopté le projet de loi ALUR dans la rédaction issue de ses travaux au cours desquels l'article 70 quater a été supprimé.

Introduit par voie d'amendement, lors de la 1ère lecture par l'Assemblée, cet article entendait pour l'avenir, réserver aux seuls notaires, la possibilité de rédiger des actes de cession de parts sociales d'une SCI que celle-ci soit de nature civile ou commerciale.

Il résultait, en effet de l'article 70 quater, que les cessions de parts de SCI et de sociétés à prépondérance immobilière ne pourraient plus intervenir par acte sous seing privé mais devraient être reçues en la forme authentique.

Soulignons que la suppression de l'article 70 quater est liée à l'adoption d'un amendement soumettant les cessions de parts de SCI au régime général du droit de préemption.

En effet, la Commission a modifié l'article 70 en prévoyant que les cessions de parts de SCI devront faire l'objet d'une déclaration d'intention d'aliéner en application de l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme.

Partant et par cohérence, le recours à l'acte authentique pour ce type de transaction n'étant plus justifié, l'article 70 quater a été supprimé.

Le projet de loi ALUR dans sa rédaction issue des débats en Commission sera discuté en séance publique les 22, 23, 24, 25 et 26 octobre 2013

http://www.fiscalonline.com/

Par philippe.placide le 14/10/13
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Les entreprises cherchent à mobiliser au mieux leur liquidité.

Pour amortir les effets de la crise comme de Bâle III sur le crédit, leur idée est d'intervenir sur l'ensemble du « bas de bilan », c'est-à-dire les créances clients et fournisseurs. « Nous recevons des appels d'offres portant sur toute la chaîne de valeur, les projets des grandes entreprises visant à mobiliser tout le fonds de roulement », témoigne Tancrède Carpenter, responsable du cash management France et Italie chez JPMorgan.

Le sujet n'a rien d'anecdotique. « Aux Etats-Unis, on évalue à 600 milliards de dollars la part du BFR (besoin en fonds de roulement, NDLR) des grandes entreprises qui pourrait être préservée grâce à des améliorations de la gestion, et la proportion est comparable en Europe », rappelle Pierre Veyres, responsable mondial du global transaction banking chez BNP Paribas.

Traitement industriel des contrats

L'affacturage est ainsi mis en avant depuis la crise et, de façon plus nouvelle, les crédits fournisseurs : les grands groupes cherchent à sécuriser leurs achats auprès des fournisseurs en leur procurant des conditions privilégiées de financement par le biais de leur signature. « Nous recevons plus de demandes de cette nature, indique Tancrède Carpenter.

A charge pour l'équipe de ‘cash management' de faire la jonction avec l'activité de financement. »

Les grandes banques se positionnent depuis deux ou trois ans sur l'affacturage inversé.

« Nous nous sommes mis en mesure de proposer aux grands acheteurs une solution qui permet effectivement un traitement industriel des contrats avec leurs fournisseurs, explique Bozana Douriez Sorovic, directrice générale adjointe de BNP Paribas Factor.

Sur un mode automatisé, notre plate-forme reçoit les bons à payer des entreprises acheteuses, et nous délivrons dans la foulée les cessions de créances et les financements de créances. Le traitement des opérations se fait véritablement sur un mode industriel, et la sécurité s'en trouve renforcée. »

De fait, la banque vient de décrocher un contrat avec un client emblématique, EDF, pour qui le financement des fournisseurs est devenu crucial.

« Notre motivation première est de soutenir le tissu industriel que représentent nos fournisseurs et notamment les petites et moyennes entreprises, expose Gilbert Labbé, directeur de la trésorerie et du financement intragroupe chez EDF.

Malheureusement, l'actualité est en train de nous donner raison d'avoir anticipé ce qui nous semblait inéluctable avec l'arrivée de Bâle III, car les conditions de financement des entreprises se durcissent bien avant cette échéance.

En outre, la mise en place d'une solution de ‘reverse factoring' constitue aussi une façon pour le groupe d'améliorer sa capacité de négociation avec ses fournisseurs puisque leurs conditions de financement sont un élément de leur prix de revient. Les gains attendus de l'opération sont donc à long terme. »

Pour l'instant, le groupe en est encore à tester le dispositif lancé l'été dernier.

« L'une de nos interrogations porte sur l'attitude des fournisseurs qui vont peut-être être incités, avec ce nouveau système, à mettre la pression pour que le bon à payer soit donné plus tôt », confie Gilbert Labbé.

Sachant que l'échantillon des fournisseurs sur lesquels porte la plate-forme dans un premier temps recouvre 4.000 créanciers mais pourrait s'étendre bien au-delà en cas de généralisation, la question n'est pas mineure.

En parallèle, la première banque française vient de lancer une solution mondiale de grande envergure pour le financement des crédits clients et fournisseurs.

« Cette nouvelle plate-forme remplace les solutions partielles dans le financement des créances clients et fournisseurs, explique Pierre Veyres. Sa technologie avancée et flexible permet de combiner les spécificités des opérations (nature du financement apporté, durée, montants, clauses juridiques...) tout en automatisant leur traitement ».

Cette plate-forme internet combine un vaste ensemble de combinaisons standards et est accessible en tous points du monde pour le client.

L'aspect pratique est en effet primordial : grâce à une architecture ouverte et à une forte modularité, le système évite au client les adaptations de processus en cas d'opérations spécifiques : une fois les fichiers de factures établis par lui et envoyés à partir de ses propres outils, le système les vérifie et les traite automatiquement, puis envoie un reporting à la trésorerie et à la comptabilité de l'entreprise.

En outre, la plate-forme est intégrée à la gestion du cash, ce qui est un atout important en matière d'efficacité opérationnelle.

« A partir de janvier prochain, la plate-forme sera multibancaire, dimension importante pour les grandes entreprises qui sont toujours a la recherche de solutions déployables a travers leur ‘pool' bancaire », annonce Pierre Veyres.

http://www.agefi.fr

Par philippe.placide le 11/10/13
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Droit Administratif

Lutte contre les retards de paiement dans les contrats de la commande publique

En application de l'article 12 du décret n° 2013-269 du 29 mars 2013 relatif à la lutte contre les retards de paiement dans les contrats de la commande publique, afin de maîtriser le délai maximal de paiement de leurs dépenses, les ordonnateurs et les comptables publics des collectivités territoriales, leurs établissements publics, les établissements publics de santé ont la faculté de conclure une convention selon le modèle fixé par un arrêté du 20 septembre 2013.

Cette convention précise leurs engagements respectifs de délais d'intervention et les modalités pratiques de leur coopération leur permettant de respecter le délai de paiement fixé par l'article 1er du décret n° 2013-269 du 29 mars 2013 (les délais varient entre 30, 50 ou 60 jours).

Le cas échéant, l'ordonnateur et le comptable peuvent insérer les dispositions annexées au présent arrêté dans l'une des conventions suivantes qu'ils peuvent conclure pour un objet plus large que la seule maîtrise des délais de paiement des dépenses :

1° Convention de service comptable et financier ;

2° Engagement partenarial.

Ils peuvent également insérer ces mêmes dispositions dans une convention de contrôle allégé en partenariat des dépenses, conclue en application de l'arrêté du 11 mai 2011 pris en application du préambule de l'annexe I du code général des collectivités territoriales portant fixation des modalités de justification des dépenses des collectivités territoriales, de leurs établissements publics et des établissements publics de santé.

Le texte entre en vigueur le 9 octobre 2013.

Sources : Dépêches JurisClasseur 9 octobre 2013 - A. 20 sept. 2013 : JO 8 oct. 2013, p. 16602.

Juriscarib

Par philippe.placide le 11/10/13
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Le contrôle des armes à feu sur le territoire français était encore récemment régi par un décret-loi du 18 avril 1939. Rédigé dans les circonstances troublées de l'avant-guerre, ce texte a été maintes fois modifié, pour aboutir à un dispositif difficilement applicable, en raison même de sa complexité, et surtout non adapté aux évolutions de la délinquance.

En effet, la classification des armes à feu était peu lisible en raison même du nombre élevé des catégories qui le constituent et de leur hétérogénéité. Cette classification ne rend pas nécessairement compte de la dangerosité réelle d'une arme à feu compte tenu de la multiplicité des critères à l'origine de leur classement.

La loi (n°2012-304) du 6 mars 2012 relative à l'établissement d'un contrôle des armes modernes, simplifié et préventif - issue d'une proposition de loi des députés Bodin, Le Roux et Warsmann déposée à l'Assemblée nationale en juillet 2010 - a simplifié le cadre juridique existant afin "qu'il soit intelligible pour le plus grand nombre et qu'il soit plus facile à nos concitoyens de connaître leurs obligations".

A cet effet, le texte procède à la réduction significative du nombre des catégories d'armes suivant le modèle proposé par la directive (n°91/477/CEE) du 18 juin 1991.

Notons que le calibre n'est pris en compte qu'à titre subsidiaire pour évaluer la dangerosité d'une arme, "les armes utilisant des munitions de certains calibres fixés par décret en Conseil d'Etat sont classées par la seule référence à ce calibre".

La réforme permet que certaines personnes physiques et morales (comme par exemple, les agents des forces de l'ordre, les convoyeurs de fonds, les tireurs sportifs ou encore les musées) puissent acquérir et détenir des armes de la catégorie A.

Favorable aux collectionneurs d'armes, la loi prévoit que la date en deçà de laquelle une arme est considérée comme arme de collection est repoussée, sauf dangerosité particulière, au 1er janvier 1900.

Afin d'améliorer la prévention de certaines infractions commises avec des armes, la loi prévoit le prononcé plus systématique de peines complémentaires en cas de détention d'armes.

L'article 30 prévoit également l'inscription au FINIADA - le Fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes - des personnes condamnées à des peines d'interdiction de détention ou de port d'armes ou à la confiscation de leur arme.

S'agissant des armes détenues par les particuliers (âgés au minimum de 18 ans révolus, sauf dérogation pour la chasse et la pratique sportive du tir) à la date de la publication des mesures réglementaires d'application de la loi, elles sont soumises aux procédures d'autorisation, de déclaration ou d'enregistrement prévues par la loi, à compter de la survenance du premier des événements suivants : leur cession à un autre particulier ou l'expiration de l'autorisation pour celles classées antérieurement dans l'une des quatre premières catégories.

Les armes dont l'acquisition et la détention n'étaient pas interdites avant septembre 2013 et qui font l'objet d'un classement en catégorie A doivent être remises aux services compétents de l'Etat dans un délai de 3 mois, soit avant la fin de l'année 2013.

L'autorisation a un caractère personnel et devient nulle de plein droit en cas de perte ou de remise de ces armes aux services de l'Etat.

© 2013 Net-iris

Par philippe.placide le 11/10/13
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On les avait érigées en chantres de la sécurité routière. La réalité est plus nuancée. Selon un sondage TNS Sofres* réalisé pour l'association Axa Prévention rendu public ce jeudi, si les femmes ont toujours moins d'accidents mortels sur la route que les hommes (25% contre 75%), elles commettent de nombreuses infractions au volant. Eric Lemaire, président d'AXA Prévention, analyse les comportements.

Votre sondage montre qu'entre les paroles et les actes des femmes en matière de sécurité routière, il y a une marge...

En effet, elles semblent plus conscientes des dangers sur la route que les hommes, mais commettent cependant des incartades. Par exemple, 80% des femmes interrogées (contre 74% des hommes) jugent dangereux de conduire après avoir bu plus de deux verres d'alcool, mais 18% d'entre elles le font quand même.

Cela ne signifie-t-il pas aussi qu'elles se sentent invulnérables au volant à certains moments?

C'est possible car 43% d'entre elles avouent conduire alors qu'elles se sentent fatiguées et 27% le font même pendant quatre ou cinq heures d'affilée! Pourtant, la somnolence est la première cause de mort sur l'autoroute...

Les femmes apparaissent aussi comme inféodées à leur portable même sur la route, comment expliquer cela?

Notre étude montre que 21% d'entre elles pianotent sur leur smartphone pour envoyerou consulter des SMS (contre 15% des hommes) et que 35% d'entre elles passent des coups de fil au volant (contre 39% des hommes). Cela prouve l'hyper connexion croissante des femmes qui ne peuvent pas s'empêcher d'utiliser leur portable. Certaines considèrent aussi leur voiture comme un prolongement de leur bureau. Cela s'explique aussi par le fait que l'on vit dans une société où l'on veut sans cesse gagner du temps, quitte à en omettre les conséquences.

Autre surprise: certaines conductrices apparaissent comme des fondues de la vitesse...

Cela reste une minorité, mais il est vrai que 15% des conductrices font de gros excès de vitesse (dépassant 160/170 km/h sur l'autoroute). En revanche les petits excès de vitesse sont beaucoup plus nombreux chez elles, puisque 42% confient rouler souvent à 65km/h en ville (et même 58% des 25-34 ans). Ce qui s'avère dangereux car il faut une douzaine de mètres de plus pour s'arrêter que si l'on conduit à 50km/h et même une vingtaine si le sol est mouillé.

Elles n'hésitent pas non plus à faire de petits écarts de conduite au quotidien...

Oui, car 77% des femmes avouent ne pas respecter l'obligation de s'arrêter quand le feu passe à l'orange (contre 76 %des hommes). Elles sont donc loin d'être irréprochables au volant!

* Cette enquête a été réalisée par téléphone du 21 janvier au 2 février 2013 auprès d'un échantillon national représentatif de 1.065 personnes.

Propos recueillis par Delphine Bancaud

http://www.20minutes.fr/societe/1234787-20131010-les-femmes-loin-detre-i...

Par philippe.placide le 04/10/13
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Pourquoi votre organisation syndicale lance un appel aujourd'hui à la grève des audiences ?

Nous constatons depuis quelques mois, qu'il y a des attaques contre la profession d'avocat. Ces attaques sont multiples : il y a une tentative d'interdiction du cumul entre la fonction de parlementaire et la profession d'Avocat sous prétexte de « moralisation de la vie publique » , action de groupe réservée aux seules associations de consommateurs agréées ; la disqualification des avocats dans le cadre des Plans de Sauvegarde de l'Emploi. On tente d'assimiler les avocats à des complices de fraude fiscale... Plus récemment, le projet d'imposer le recours au seul notaire dans le cadre de cession de parts de SCI. Le ministre de la justice veut diminuer de 10% le budget de l'aide juridictionnelle soit 32 millions d'euros en moins.

Qu'attendez-vous de la mobilisation de ce vendredi ?

Il s'agit d'attirer l'attention à la fois des parlementaires, mais aussi des justiciables. Ils doivent savoir que les cabinets d'avocats ne peuvent pas seul supporter la défense des plus démunis.

Ces cabinets sont des entreprises qui ne peuvent survivre que si on leur en laisse la possibilité. D'après la moyenne nationale, 20% des cabinets seraient sous le coup d'une procédure collective (redressement judiciaire...).

Dans le cadre de la CMU (Couverture Maladie Universelle), le médecin est rétribué par la Sécu au même tarif que celui de ses honoraires. Tandis qu'au titre de l'aide juridictionnelle, l'avocat est indemnisé forfaitairement sur une base non réaliste.

C'est-à-dire environ 194 euros pour toute une procédure correctionnelle pour 6 heures à 8 heures de travail (réception du client, déplacement à la prison de Ducos, lecture du dossier, prise de conclusion, plaidoiries).

Concrètement quelle sera la forme de cette mobilisation nationale ?

Ce mouvement va s'exprimer par une grève des plaidoiries. Sauf pour les dossiers dans lesquels la liberté de nos clients est objectivement mise en jeu.

Notre Ordre des avocats, comme la quasi-totalité des Ordres des Doms, de la Corse et de la France Continentale soutient cette mobilisation nationale.

Nous exigeons, le retrait de l'article 69 du projet de loi de finances 2014 sur le financement de l'aide juridictionnelle, ainsi que la revalorisation immédiate de l'indemnisation des avocats en prenant en compte l'inflation depuis 2007.

Cette Loi met en péril l'équilibre économique des cabinets d'avocats et va les placer dans l'impossibilité matérielle de continuer à défendre les justiciables les plus démunis.

Maître Philippe Placide, président de l'Union des Jeunes Avocat de la Martinique (UJA).

Propos recueillis par H.Br. / FRANCE-ANTILLES