Feb
04
Ce que j'ai volé à ...

... Pascale Robert-Diard, chroniqueuse judiciaire au Monde, qui tient un blog passionnant dont je vous recommande la lecture régulière. Elle vient d'y publier, à propos de l'affaire Clearstream, un petit billet délicieux que je tiens à partager avec vous :

http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/2010/02/01/clearstream-le-conseil-d...

Clearstream: le conseil de Mazarin (et celui de Schopenhauer)

"Devant le juge, fais preuve de compassion à l'égard de ton adversaire et insiste sur le fait que c'est uniquement par souci du bien public que tu as intenté ce procès. Affirme haut et fort que la seule vraie coupable est la cruauté du sort envers lui et que tu rougis presque d'être obligé de t'en prendre à un homme de bien".

Mazarin, dans son Bréviaire des politiciens.

Pêché dans un formidable petit livre Tactiques et stratégies judiciaires, de Pascal Souris (éditions Bruylant) que je viens de recevoir et dont je vous reparlerai.

Plus loin, on y trouve ce conseil de Schopenhauer, assez brûlant d'actualité lui aussi:

"Ultime stratagème. Si l'on s'aperçoit que l'adversaire est supérieur et que l'on ne va pas gagner, il faut tenir des propos désobligeants, blessants et grossiers. Etre désobligeant, cela consiste à quitter l'objet de la querelle (puisqu'on a perdu la partie) pour passer à l'adversaire et à l'attaquer d'une manière ou d'une autre dans ce qu'il est (...) On délaisse complètement l'objet et on dirige les attaques sur la personne de l'adversaire. On devient donc vexant, méchant, blessant, grossier. C'est un appel des facultés de l'esprit à celles du corps ou à l'animalité. Cette règle est très appréciée car chacun est capble de l'appliquer et elle donc souvent utilisée".

Schopenhauer, dans L'Art d'avoir toujours raison

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Commentaires

pas si faciles que cela à mettre en oeuvre.

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