Nov
17
Demain, l'avocat-détective ?

Puisqu'on nous annonce la suppression du juge d'instruction au profit d'un juge des libertés et de l'enquête (aux pouvolirs incertains), la profession d'avocat va devoir d'adapter et se préoccuper de l'enquête.

C'est le sens du passionnant dossier paru dans l'AJ PENAL (n° 11/2009, novembre 2009, p. 433), intitulé "Investigations privées en marge de l'enquête".

L'avenir qu'on nous promet ainsi ne laisse pas d'inquiéter. Ce seront les plus fortunés des accusés qui pourront se défendre utilement.

Quant aux autres ...

De même, on supprime le juge d'instruction, parce que (nous a-t-on dit) il était psychologiquement incapable d'être à la fois à charge et à décharge et on fait maintenant valoir que le Parquet aurait, lui, cette capacité.

Comprenne qui pourra.

On nous laisse entrevoir la généralisation du "plaider coupable".

L'exemple américain aurait dû cependant mettre en garde devant les conséquences catastrophiques de telles procédures.

En attendant, notre pays n'est même pas capable de respecter la CEDH en matière de garde à vue, comme le rappelle judicieusement le Bâtonnier CHARRIERE-BOURNAZEL dans son appel à opposer la nullité dee toutes les procédures pénales en cours.

Aujourd'hui, on présente une nième loi sur la récidive, ajoutant à l'empilage de textes légaux sur la procédure pénale que nous connaissons depuis quelques années. On ose même nous parler de castrer (chimiquement bien sûr, donc ce serait moins grave !) les délinquants sexuels.

Quant à l'état des prisons et à celui du budget de la justice (et au nombre de postes ouverts au concours de l'ENM) ...

Dehors, il pleut.

Triste temps ...

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sans vergogne,le beau précepte " Liberté, égalité, fraternité"

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