albert.caston

Par albert.caston le 23/11/09
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 7 mois

La Commission Ouverte de Droit immobilier

Responsable : M. Jean-François Péricaud

Sous-commission responsabilité et assurance des constructeurs

Responsable : M. Michel Vauthier

Organise une réunion le

jeudi 17 décembre

de 18h00 à 20h00

à la Maison du Barreau, salle Monnerville

Ayant pour thème : " la responsabilité pénale des locateurs d'ouvrage"

Intervenant : Maître Pierre-Olivier SUR.

Si vous souhaitez participer à cette réunion, merci de bien vouloir vous inscrire à l'adresse email suivante : commissions.ouvertes@avocatparis.org, en mentionnant vos coordonnées postales si vous n'êtes pas avocat du Barreau de Paris.

Cette réunion est prise en compte dans le cadre de la formation continue des avocats.

Il n'y a pas d'attestation papier envoyée pour les avocats parisiens, le nombre d'heures validé par avocat est directement transmis au service de la formation continue.

Par albert.caston le 23/11/09
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 7 mois

FNUJA - Fédération Nationale des Unions de Jeunes Avocats

MAIS QUE CRAINT LA POLICE ?

Quand une certaine Police s'insurge contre les décisions de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, ce sont nos libertés qui sont remises en cause !

Ces derniers jours, trois actualités ont braqué à nouveau les projecteurs sur les conditions de déroulement des gardes à vue dans notre pays.

Le 13 octobre dernier, la CEDH confirmait son arrêt de novembre 2008 aux termes duquel elle consacre le principe pour tout justiciable d'être assisté d'un avocat lors de tout interrogatoire notamment devant les services de police indiquant qu'"il est en principe porté une atteinte irrémédiable au droit de la défense lorsque des déclarations incriminantes faites lors d'un interrogatoire de police subi sans l'assistance possible d'un avocat sont utilisées pour fonder une condamnation".

A l'appui de ce nouvel arrêt de la CEDH, les instances représentatives de la profession d'avocat et notamment le Bâtonnier de Paris ont appelé chaque avocat en charge de la défense des libertés de tout justiciable à user auprès des juridictions des termes de la jurisprudence non ambiguë de la CEDH.

Il y a quelques jours, un avocat a été placé en garde à vue et a semble-t-il subi sous ce régime l'entravement, la mise à nu et la fouille à corps.

Ce 17 novembre, en réaction à cette actualité, un communiqué de presse diffamatoire à l'égard de la profession d'avocat et très éloigné des règles posées par la déontologie de la police nationale, était diffusé par le syndicat synergie officiers, qui tout en présentant les officiers de police nationale "comme des techniciens de la procédure pénale" estime que les principes énoncés par la CEDH sont offensants à leur égard.

Il apparaît de fait que certains principes sont manifestement à rappeler à certains de celles et ceux qui sont en charge de la protection des personnes et des biens.

Les jeunes avocats invitent ainsi les services de police à la relecture du décret du 18 mars 1986 portant code de déontologie de la police nationale qui précise notamment que :

"Le fonctionnaire de police a le respect absolu des personnes quelle que soit leur nationalité ou leur origine, leurs conditions sociales ou leurs convictions politiques religieuses ou philosophiques" (article 7) et ce y compris les avocats...

"La police nationale s'acquitte de ses missions dans le respect de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, de la Constitution, des conventions internationales et des lois" (article 3)

De même, les jeunes avocats rappellent que tant en application de l'article 3 de CEDH qui précise que nul ne peut être soumis à un traitement inhumain ou dégradant ou même de la circulaire du Ministre de l'Intérieur de l'époque Monsieur Nicolas Sarkozy en date du 11 mars 2003, la fouille dite de sécurité "ne peut être appliquée que si la personne gardée à vue est suspectée de dissimuler des objets dangereux pour elle-même pour autrui" et que cette mesure "est attentatoire à la dignité contrevient totalement aux exigences de nécessité et de proportionnalité voulues par l'évolution du droit interne et européen" si elle est "pratiquée systématiquement a fortiori avec le déshabillage de la personne gardée à vue".

Les jeunes avocats s'inquiètent en outre de la haine ainsi distillée par un syndicat se déclarant représentatif des commandants et lieutenants de services de police à l'égard de la profession d'avocat qui représente l'un des fondements de notre système démocratique dont la mission première mieux que de garantir les libertés publiques est de les défendre.

Les jeunes avocats dénoncent une fois de plus la volonté outrancière de certains policiers à s'opposer à toutes réformes ayant pour objet d'instaurer transparence et contradiction au sein des locaux de police dont ils n'ont en principe rien à craindre si comme ils l'affirment eux-mêmes, leur métier est exercé dans le stricte cadre de la loi.

________________________________________

Historique de la FNUJA

La FNUJA a été créée au mois d'avril 1947 par Henri DELMONT et regroupait initialement environ une dizaine d'Unions de Jeunes Avocats qui avaient repris vie ou furent créées entre le mois de novembre 1946 et le mois d'avril 1947.

Les grands combats de l'UJA commencèrent dès lors !

Les combats menés depuis lors ont varié mais la FNUJA a toujours oeuvré pour les jeunes avocats, pour l'évolution de la profession et a vu nombre de ses combats couronnés tant dans les Barreaux que par les pouvoirs publics, ceci témoignant de la compétence et de la pertinence des positions prises.

Ces combats aujourd'hui enrichissent la Fédération et doivent se poursuivre, la force de la FNUJA tenant tant dans l'expérience du passé que dans le renouvellement de sa jeunesse. Site officiel : www.fnuja.com

Camille MAURY

Présidente

Tél : 06.10.25.58.72

president@fnuja.com

Stéphane DHONTE

Vice-Président

Tél : 06.08.88.56.88 VPprovince@fnuja.com

Jean-Baptiste GAVIGNET

Président de la Commission Pénale

Tél : 06.63.49.32.12

gavignet.avocat@orange.fr

Par albert.caston le 22/11/09
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 7 mois

C'est aussi un indice concernant l'une des photos d'hier.

Et maintenant que la réponse a été donnée, rendons à César ce qui lui appartient :

Cette vidéo s'intitule : Un "voyage dans le temps" : Diaporama d'une circulation exceptionnelle d'une vieille rame de métro organisée par l'ADEMAS (G.Thonnat - Juin 2007).

En allant sur ce lien vous accéderez au site intitulé une "petite histoire du ticket de métro parisisen". La vidéo est au milieu, voisinant avec quelques autres choses intéressantes (au moins pour moi et quelques autres ferrovipathes, surtout s'ils sont en outre de vieux parisiens ...).

nov
22

Le chiffre

Par albert.caston le 22/11/09
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 7 mois

Si Le Chiffre n'était pas une abstraction, il aurait une statue à son effigie dans chaque commissariat. Ou son portrait dans un cadre doré à l'or fin, à côté de celui du chef de l'État.

Le Chiffre est une entité omniprésente et autoritaire qui plane au dessus de chaque service de Police. Chaque patron le rappelle dans les incantations consacrées.

Le Chiffre ! Je veux du Chiffre ! Ramenez du Chiffre !...

Chaque flic doit garder à l'esprit qu'il existe avant tout pour Le Chiffre. On ne lui demande pas d'avoir la foi en Le Chiffre, mais simplement de le pratiquer au quotidien. Sans se poser de questions. Et avec ferveur si possible.

Le Chiffre est très important, car grâce à lui on fabrique de la politique et de l'opinion. Le Chiffre ne fabrique pas de la sécurité, sinon ça se saurait.

Le Chiffre est gourmand mais il n'a pas d'exigence particulière sur la qualité de ce qui le fait grossir. Il n'est pas gourmet, il est goinfre. Qu'importe la délinquance qui lui est amenée en offrande, il est même capable de se nourrir de vent...

Le Chiffre peut devenir une maladie. Certains flics pensent bien faire en vouant, envers et contre tout bon sens, leur carrière au Chiffre. Ils deviennent ce qu'on appelle des gratteurs ou des chasseurs, et finissent par faire n'importe quoi. Ils voient des méchants partout. Le Chiffre à outrance peut donc provoquer des hallucinations, voire des délires de persécution pour les cas en phase terminale d'addiction au Chiffre. L'IGS accueille parfois des malades du Chiffre qui à force d'aveuglement ont fini par se prendre les pieds dedans, et déraper bêtement sur la loi.

D'autres collègues, qui ont développé une immunité contre Le Chiffre, préfèrent travailler des jours, si nécessaire, à la capture d'un vrai gros bandit, un seul, mais qui ira directement en prison sans passer par la case départ. Ceux-ci offensent Le Chiffre qui ne fait pas la différence entre un vrai délinquant dangereux et un petit nuisible, et qui reste alors sur sa faim.

Les commissaires de police, gardiens statutaires du Chiffre devant l'Eternel, se réunissent lors de grands-messes et ils comparent la grosseur de leurs Chiffres. Celui qui a le plus gros est considéré comme un très bon policier manager de troupes, et on en tiendra compte dans son déroulement de carrière.

Mais être au service du Chiffre, ce n'est pas être au service du public. La sécurité n'est pas quantifiable. Elle n'est pas non plus un équilibre de Chiffres, et toutes les détresses n'ont pas d'unités de mesure.

Le Chiffre est mathématique, mais il n'est pas la solution du problème.

Mauvais calcul. Il est un faux ami comme en grammaire...

Les ennemis du Chiffre sont le libre-arbitre et la rigueur, la vraie rigueur, celle qui engage la conscience. Et la déontologie.

Le Chiffre est l'opium de la Police.

Texte tiré de "FLiC, chroniques de la police ordinaire par Benedicte DESFORGES"

éditions J'ai Lu

Elle a un blog. Il faut le consulter :

http://police.etc.over-blog.net/

Elle y parle aussi des suicides dans la police.

Par albert.caston le 21/11/09
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 7 mois
Par albert.caston le 21/11/09
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 7 mois
Par albert.caston le 21/11/09
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 7 mois
Par albert.caston le 21/11/09
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 7 mois
Par albert.caston le 21/11/09
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 7 mois
Par albert.caston le 21/11/09
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 7 mois