albert.caston

Par albert.caston le 20/12/09
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Il raconte une autre fois quels applaudissements a eus un discours qu'il a fait dans le public, en répète une grande partie, mêle dans ce récit ennuyeux des invectives contre le peuple, pendant que de ceux qui l'écoutent les uns s'endorment, les autres le quittent, et que nul ne se ressouvient d'un seul mot qu'il aura dit. Un grand causeur, en un mot, s'il est sur les tribunaux, ne laisse pas la liberté de juger ; il ne permet pas que l'on mange à table ; et s'il se trouve au théâtre, il empêche non seulement d'entendre, mais même de voir les acteurs. On lui fait avouer ingénument qu'il ne lui est pas possible de se taire, qu'il faut que sa langue se remue dans son palais comme le poisson dans l'eau, et que quand on l'accuserait d'être plus babillard qu'une hirondelle, il faut qu'il parle : aussi écoute-t-il froidement toutes les railleries que l'on fait de lui sur ce sujet ; et jusques à ses propres enfants, s'ils commencent à s'abandonner au sommeil : «Faites-nous, lui disent-ils, un conte qui achève de nous endormir.»

LA BRUYERE (Caractères)

Par albert.caston le 20/12/09
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Il ne suffira pas de trouver les arguments, il faudra aussi les peser.

Quoi de plus fécond que l'esprit de l'homme, surtout quand il est cultivé par l'étude ?

Mais, comme les terres les plus fertiles produisent à la fois et le bon grain et les herbes funestes au bon grain, ainsi de ces lieux communs peuvent naître des pensées frivoles, étrangères au sujet, inutiles ; ce qui exige de la part de l'orateur beaucoup de discernement.

Sans cela, comment s'arrêter, se fixer aux bonnes preuves ? comment adoucir ce qui pourrait être choquant, dissimuler, supprimer même ce qu'il serait impossible de réfuter ? Comment détourner l'attention des esprits, et présenter d'autres preuves plus fortes en apparence que celles qu'on aurait à détruire ?

Ciceron (De oratore, XV)

Par albert.caston le 20/12/09
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Il faut y mettre de l'agrément et fuir l'obstination. Surtout que personne ne s'empare de la parole comme d'un terrain qui lui appartient, et n'essaye d'en exclure les autres. Il est bon qu'en cela, comme dans tout le reste, chacun ait son tour.

Il faut aussi remarquer le moment où la conversation cesse d'intéresser, et, de même qu'on a pris son temps pour la commencer, on doit la savoir finir à propos.

CICÉRON, Des devoirs

Par albert.caston le 20/12/09
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La précipitation ne comporte pas la justice et de calmes discussions le plus souvent amènent avec elles la sagesse. Contiens la fureur de ton regard et les halètements de ta colère.

Euripide (Les Phéniciennes)

déc
20

EPARS ...

Par albert.caston le 20/12/09
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Par albert.caston le 20/12/09
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Par albert.caston le 20/12/09
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déc
20

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Par albert.caston le 20/12/09
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Par albert.caston le 20/12/09
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déc
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Par albert.caston le 20/12/09
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