albert.caston

aoû
11

DSC00458.JPG

Par albert.caston le 11/08/11
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 12 mois
aoû
11

DSC00461.JPG

Par albert.caston le 11/08/11
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 12 mois
aoû
11

DSC00459.JPG

Par albert.caston le 11/08/11
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 12 mois
aoû
11

DSC00462.JPG

Par albert.caston le 11/08/11
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 12 mois
Par albert.caston le 11/08/11
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 12 mois

Photos prises par mon fils Joaquim

aoû
11

DSC00451.JPG

Par albert.caston le 11/08/11
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 12 mois
aoû
11

DSC00168.JPG

Par albert.caston le 11/08/11
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 12 mois
Par albert.caston le 07/08/11
Dernier commentaire ajouté il y a 10 années 14 heures

Syndicat de la magistrature

12-14 rue Charles Fourier

75013 PARIS

Tel 01 48 05 47 88

Fax 01 47 00 16 05

Paris, le 4 août 2011

Mail : syndicat.magistrature@wanadoo.fr

site : www.syndicat-magistrature.org

Monsieur le garde des Sceaux,

L' « affaire » de Dunkerque offre une nouvelle et magnifique illustration de la

nature structurellement viciée des relations qu'entretient le pouvoir exécutif

avec les réalités judiciaires : elle vous a donné l'occasion d'un faux pas

magistral.

Voilà un procureur de la République, triste comptable d'un scandale quotidien,

qui constate que le nombre de personnes incarcérées dans la maison d'arrêt

de sa ville devient insupportable ; voilà un magistrat qui n'ignore pas que l'été

est une période particulièrement sensible en détention et qui décide,

conformément aux attributions qu'il détient de la loi, de différer d'un mois

quelques incarcérations non urgentes afin d'éviter l'implosion.

Et voilà que, visiblement apeuré par les incidences médiatiques d'une telle

initiative, vous avez jugé utile de le désavouer publiquement, de saisir son

procureur général de l'événement et de lui demander de revenir sur une

décision pourtant frappée du sceau de l'évidence.

Vous savez, Monsieur le garde des Sceaux, combien est fragile l'actuel statut

du ministère public et combien est forte la crise d'identité qui en atteint les

membres : mesurez-vous l'image que, par votre façon particulièrement

cavalière de procéder, vous en avez donnée ?

L'épisode est d'autant plus atterrant que la saillie vient d'un ministre qui,

comparé à ses prédécesseurs, s'était jusqu'alors comporté de façon plutôt

respectueuse à l'endroit des magistrats.

Mais ce sur quoi nous venons vous interpeller revêt une dimension plus

préoccupante encore : il s'agit de la duplicité dont, en l'occurrence, vous avez

fait la preuve.

En effet, la pratique consistant, en période estivale, à repousser des

incarcérations de quelques semaines pour éviter des crises est une pratique à

laquelle la totalité des procureurs français ont déjà été confrontés sans que

quiconque ne trouve à y redire. Et la réalité, c'est que le garde des Sceaux

que vous êtes le sait parfaitement.

Ainsi, dans une note du 21 juillet dernier, qui constitue une synthèse des

« conférences régionales semestrielles sur les aménagements de peines et les

alternatives à l'incarcération », vous qualifiiez ces structures de « véritables

lieux d'échanges » au bilan « très positif ». Vous écriviez en particulier, en

quatrième page : « grâce à une collaboration renforcée entre l'administration

pénitentiaire et le parquet, des protocoles ont été élaborés fixant un nombre

d'écrous au-dessus duquel, compte tenu des capacités d'accueil des

établissements pénitentiaires, les mises à exécution des peines

d'emprisonnement étaient reportées (...) ».

C'est-à-dire qu'à l'ombre des projecteurs, vous encouragiez très clairement,

moins de dix jours avant de la désavouer, la démarche du procureur de la

République de Dunkerque.

Le Syndicat de la magistrature se désole que vous ayez, Monsieur le garde

des Sceaux, manqué à ce point du courage politique qui aurait consisté à

expliquer à l'opinion publique que la situation carcérale française rendait

nécessaires les aménagements du type de ceux que vous venez de récuser

officiellement après les avoir officieusement encouragés. Mais, puisque telle

est la réalité, nous vous demandons alors de veiller à ne jamais humilier les

magistrats lorsque, face à leurs responsabilités, eux ne se défilent pas.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le garde des Sceaux, l'expression de

notre parfaite considération.

Pour le Syndicat de la magistrature

Clarisse TARON, présidente

Par albert.caston le 05/08/11
Dernier commentaire ajouté il y a 10 années 2 jours
Par albert.caston le 05/08/11
Dernier commentaire ajouté il y a 10 années 2 jours