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L'ITINERANT

Par albert.caston le 15/07/09

On me l'avait proposé dans la rue ou dans le métro et je n'y avais pas prêté attention.

C'est un journal.

Il s'appelle « L'ITINERANT », avec sous le titre la mention : « premier hebdomadaire de lutte contre la misère et la précarité ».

Il se trouve que j'ai commencé à le recevoir régulièrement à mon cabinet, comme si je m'y étais abonné Je l'ai lu et je l'ai même trouvé intéressant et très bien fait, tel que fabriqué sur du papier recyclé.

Je nous signale qu'on y trouve une rubrique d'annonces légales très fournie, ce qui montre que d'autres avaient déjà compris comment on pouvait leur donner un coup de main.

Alors, j'ai pensé qu'il fallait en parler.

Ce qui est fait.

Par albert.caston le 30/06/09

Il faut lire sur le site de Me EOLAS son billet qui commence ainsi :

"Une terrible leçon

Par Eolas, mardi 30 juin 2009 à 11:01 :: Commentaire judiciaire :: permalien #1462

Il s'appelle Vamara Kamagaté (kamagaté est son nom de famille). Il est ivoirien, SDF, sans papiers, mais en France depuis 20 ans, il traîne à Paris. Il a établi ses pénates du côté de Bastille. Oh, ce n'est pas un SDF discret et poli. Il se fait remarquer quand il est ivre en insultant les femmes qui passent.

Elle s'appelle Alexandra G. Elle est étudiante en médecine. Son petit ami est policier à Paris, et ne s'intéresse pas assez à elle à son goût."

La suite chez Me EOLAS...

Et, croyez-moi, ça vaut le détour et même le voyage...

Pour ma part, j'y vais tous les jours et ce billet - comme une boteille à la mer - est pour remercier très simplement ce confrère anonyme pour tout ce qu'il fait et qui nous amène à réfléchir un peu plus...

Je vous laisse, j'y retourne !

Albert CASTON

Par albert.caston le 26/06/09

Les conditions dans lesquelles a eu lieu la nomination à la Cour de cassation de M. Marc Robert ne peuvent nous laisser indifférents.

communiqué commun du Syndicat de la magistrature et de l'Union syndicale des magistrats

Le décret de nomination à la Cour de cassation de Marc Robert, actuel Procureur général près la Cour d'Appel de Riom, a été publié aujourd'hui au journal officiel.

Ce décret vise, comme la procédure l'impose, l'avis du Conseil supérieur de la magistrature.

Or, lors de la séance du CSM du 4 juin 2009, le garde des Sceaux a procédé à un retrait de l'ordre du jour de ce projet de nomination de sorte que l'avis du conseil n'a pas été émis.

Nul n'ignore que ce retrait de l'ordre du jour a été l'occasion d'une passe d'arme sans précédent entre Rachida Dati et le conseiller justice de l'Elysée présent dans la salle.

L'Union syndicale des magistrats et le Syndicat de la magistrature contestent la légalité du décret de nomination de Marc Robert.

Ils exigent la communication, sous 48 heures, du procès verbal de la séance du 4 juin au CSM.

Ils espèrent que ce procès verbal mentionne la réalité des échanges qui ont eu lieu ce jour là et notamment le retrait de l'ordre du jour.

Si tel n'était pas le cas, cela conduirait à une grave crise institutionnelle qui refléterait un parquet totalement asservi à la volonté de l'exécutif et un Conseil supérieur de la magistrature bafoué dans son fonctionnement constitutionnel.

Le bureau du SM

Le bureau de l'USM

Par albert.caston le 26/06/09

A mon modeste niveau, j'estime nécessaire de m'associer à la protestation de l'USM, telle qu'elle s'exprime dans son récent communiqué concernant la luxueuse brochure publiée par la Chancellerie à la gloire de Madame DATI, à l'heure où nos juridictions se trouvent dramatiquement privées de ressources.

COMMUNIQUE DE L'UNION SYNDICALE DES MAGISTRATS

Rachida DATI a choisi, dans une ultime provocation, à grand renfort de communication et de frais et avec une certaine part de mauvaise foi de promouvoir son bilan place Vendôme.

Parlementaires, médias, universitaires et certaines hautes personnalités de la magistrature ont ainsi récemment reçu un fascicule de 102 pages payé par le Ministère de la Justice.

Cela pourrait être anecdotique, si dans le même temps, comme l'USM le dénonce depuis des années, les moyens ne faisaient pas cruellement défaut et si la Justice n'était pas en réalité en faillite.

Ainsi, dans le ressort de la Cour d'Appel de Caen, il a été demandé aux présidents de moins solliciter les juges de proximité, faute de pouvoir les rétribuer, les budgets dédiés étant quasiment épuisés fin juin.

Dans de nombreuses juridictions, faute d'argent pour payer les sociétés de surveillance, les mesures de sécurisation, mises en place après l'agression à coup de couteau d'un magistrat à Metz, sont allégées, voire supprimées.

Enfin, dans le ressort de la Cour d'Appel de Versailles, les chefs de cour viennent de faire parvenir aux magistrats un courrier leur faisant part de l'Etat de cessation des paiements en ce qui concerne les frais de justice criminelle, le budget annuel ayant été entièrement absorbé au 25 mai 2009.

Mme DATI a donc bien raison de se satisfaire de son si excellent bilan et de dépenser en inutile communication un argent qui serait bien mieux utilisé en faveur des justiciables dans les juridictions !

Le bureau de l'USM