May
31
Les automobilistes parisiens seraient-il harcelés ?

Monsieur le Sénateur Gérard LONGUET s'est ému dernièrement de « la multiplication des opérations de contrôle non motivés effectués à Paris par la police nationale les samedis et dimanches matins par des équipes pouvant atteindre quatre policiers, chargés d'arrêter de manière aléatoire, partiale et partielle des automobilistes n'ayant commis aucune infraction. » Madame la Ministre de l'intérieur interrogée par le Sénateur, lui a répondu le 28 mai 2005 que « Les contrôles routiers préventifs conduits à Paris s'inscrivent dans le cadre de la politique de sécurité routière du Gouvernement, dont l'un des objectifs est de réduire à moins de 3 000 le nombre de personnes tuées sur les routes en 2012. Ces contrôles ont notamment pour but de lutter contre la conduite d'automobiles ou de deux roues sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants, à l'origine de nombreux accidents graves ou mortels. Il convient à cet égard de rappeler que 13 victimes d'accidents mortels sont déjà à déplorer dans la capitale en 2009, dont six étaient sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants. C'est dans ce même but que les services de police sont chargés de la répression, notamment le week-end, des conducteurs qui, au sortir d'établissements de nuit, utilisent leur véhicule alors qu'ils ne sont plus en état de conduire. »

Que les mauvais coucheurs qui y voyaient une manière de renflouer les caisses de l'Etat et de la ville de Paris soient définitivement rassurés, ces "contrôle routiers préventifs conduits à Paris" visent uniquement à neutraliser ces centaines de milliers d'automobilistes parisiens dépravés, qui vont en boîte de nuit et qui en sortent complètement bourrés et défoncés vers « 14 à 15 heures du mat » comme disent les « Inconnus » dans leur sketch. Alors chers amis automobilistes parisiens « sur contrôlés », si malgré cette protection policière rassurante, vous aviez tout de même le sentiment « d'être une vache à lait », vendez votre voiture, utilisez la RATP et ayez toujours sur vous votre titre de transport, (pas le vélib car vous risquez des « 90 euros »), où allez "pedibus jambus" dans la pollution, où restez carrément chez vous, car là au moins, vous ne risquez pas, pour l'instant, d'être contrôlés de « manière aléatoire, partiale et partielle ».

Réponse du Ministère de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales à la question écrite n° 07909 de M. Gérard Longuet (Meuse - UMP) publiée dans le JO Sénat du 28/05/2009 - page 1339.

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