Par andre.icard le 26/04/18

Il s’agit d’un groupe d'entraide d'avocats pratiquant à titre principal ou accessoire le droit public, imaginé par Maître André ICARD sur Facebook, destiné à permettre aux seuls membres avocats inscrits dans un barreau français, de partager leur expérience professionnelle dans leurs domaines respectifs de pratique , au moyen d’échange de modèles de recours, de lettres, d' actes, de requêtes, de mémoires, de formulation de moyens, des jurisprudences ou d'avis juridiques sur une tactique procédurale.

Le groupe est également destiné à permettre des substitutions de confrères à des audiences éloignées devant les différentes juridictions administratives de France métropolitaine et de l'Outre-mer.

Il est particulièrement utile aux jeunes confrères récemment installés, exerçant seuls souhaitant conforter leur analyse d’un dossier.

Enfin, des formations thématiques en ligne pourront être réalisées par Maître ICARD en fonction de l’actualité du moment, des besoins révélés et de la réussite du projet.

Cette adhésion entraîne pour les confrères un accès complet à toutes les rubriques du site www.jurisconsulte.net

POUR ADHERER : ICI (merci d’indiquer votre n° de toque palais)

Par andre.icard le 15/01/17

 

Nous sommes le 16 janvier 2037, Olivia (35 ans), Léo (30 ans) et Tristan (24 ans) ont repris et développé le petit cabinet d’avocat de leur grand-père à Villejuif devenu « ICARD & ICARD LLD ».

Il est 4 heures 15 par ce petit matin frisquet du mois de janvier 2037 et dehors l’atmosphère est tellement polluée et la circulation tellement dense qu’il n’est pratiquement plus possible de se déplacer en banlieue parisienne.

Après avoir avalé à la hâte leur petit déjeuner de synthèse et pris leur traitement antipollution, ils se connectent sur la « plateforme de matching » du cabinet (plateforme de mise en relation).

Léo dit à ses cousins « On a bien fait de se lever tôt », on nous propose une offre de mission venue de Singapour.

Décidemment, notre défunt grand père André, mort en 2020 faute de greffe, avait raison : « L’avenir appartient à ce qui se lèvent tôt » rétorque Tristan.

Olivia, fidèle à elle-même ne dit rien. Elle a toujours eu du mal à émerger avant 10 heures du matin.

Double clic d’Olivia, mission acceptée.

Léo contacte immédiatement le réseau de petits indépendants pluriactifs extérieurs du cabinet pour constituer en urgence une équipe de travail.

La réactivité et la disponibilité sont devenues des qualités indispensables à la réussite professionnelle.

Il y a bien longtemps qu’il n’y a plus de salariés et de code du travail.

Il est vrai que nous sommes en 2037 et que 50% de la population active du monde est constituée de travailleurs indépendants.

Le chômage, les 35 heures et les revendications syndicales ont tué le salariat.

Vers 10 heures l’équipe est enfin constituée et Tristan, le plus jeune des associés prépare une visio-conférence entre Villejuif, Singapour et les startups extérieures expertes du domaine situées à Toulon, Pointe à Pître, Tunis et Ain Bénian.

Désormais, en 2037, c’est le principe du travail à la demande avec des équipes d’experts constituées à la carte en fonction des besoins.

Tout le monde est payé en « Bitcoin » au fur et à mesure de l’avancement du projet. (L’Euro est mort en 2018 après l’élection de Marine Le Pen Présidente de la République).

13 heures, les cousins se rendent à l’ « espace de cowworking » ultramoderne de Villejuif, construit sur le site des anciens hôpitaux de Paris, fermés en 2019 pour raison économique du fait du développement de la télémédecine et de l’hospitalisation à domicile, pour rencontrer de jeunes indépendants pluriactifs comme eux, avec lesquels ils comptent développer d’autres projets.

Villejuif est devenue une place forte du conseil aux entreprises dans le monde grâce aux très nombreuses startups qui s'y sont développées.

Il y retrouvent Charles-André, Alan, Isaac, Tomy et Chérine, tous adeptes de la pluriactivité.

Ils passent devant l’ancien tribunal d’instance en ruine, tous les tribunaux ont été fermés victimes de la dématérialisation des procédures.

L’ancien métro de la ligne 7 a été neutralisé depuis bientôt 5 ans fautes de suffisamment de voyageurs, victime du télétravail et des disfonctionnements fréquents.

L'ancienne mairie devenue inutile a été fermée depuis l'intégration de la ville de Villejuif dans l'agglomération du Grand Paris.

Les rares audiences judiciaires qui subsistent se déroulent désormais en visioconférences et les magistrats et les avocats font tous du télétravail à domicile.

Les greffiers ont totalement disparu victimes des logiciels de reconnaissance vocale.

Pour la majorité des dossiers, les plaidoiries ont été supprimées car les procédures sont écrites, instruites et jugées automatiquement par des algorithmes informatiques.

Il est bientôt 14 heures.

La journée est maintenant terminée pour les trois cousins.

La « plateforme de matching » du cabinet (plateforme de mise en relation) leur enverra le cas échéant une alerte sur leur « Smartphone » si une mission cadrant avec leurs profils se présentait quelque part dans le monde.

Les associés peuvent enfin se détendre et vaquer à leurs occupations.

Et demain sera un autre jour.

Ils rentrent chez eux et se connectent immédiatement sur leur tablette pour jouer ….

Léo se conecte à son simulateur de vol et décolle en Airbus 680 de 2000 places pour Sydney.

Olivia termine sa dixième bande déssinée qu'elle doit publier sur le Net en juin 2037.

Quant-à Tristan, il démarre une course de voiture sur son simulateur, bien calé dans son siège baquet les mains posés sur le volant et les yeux rivés sur la grand écran du salon.

Leurs hologrammes ont pris le relais et s’occupent des tâches ménagères.

Les loisirs sont devenus primordiaux en 2037

Par andre.icard le 15/01/17

 

Nous sommes le 16 janvier 2037, Olivia (35 ans), Léo (30 ans) et Tristan (24 ans) ont repris et développé le petit cabinet d’avocat de leur grand-père à Villejuif devenu « ICARD & ICARD LLD ».

Il est 4 heures 15 par ce petit matin frisquet du mois de janvier 2037 et dehors l’atmosphère est tellement polluée et la circulation tellement dense qu’il n’est pratiquement plus possible de se déplacer en banlieue parisienne.

Après avoir avalé à la hâte leur petit déjeuner de synthèse et pris leur traitement antipollution, ils se connectent sur la « plateforme de matching » du cabinet (plateforme de mise en relation).

Léo dit à ses cousins « On a bien fait de se lever tôt », on nous propose une offre de mission venue de Singapour.

Décidemment, notre défunt grand père André, mort en 2020 faute de greffe, avait raison : « L’avenir appartient à ce qui se lèvent tôt » rétorque Tristan.

Olivia, fidèle à elle-même ne dit rien. Elle a toujours eu du mal à émerger avant 10 heures du matin.

Double clic d’Olivia, mission acceptée.

Léo contacte immédiatement le réseau de petits indépendants pluriactifs extérieurs du cabinet pour constituer en urgence une équipe de travail.

La réactivité et la disponibilité sont devenues des qualités indispensables à la réussite professionnelle.

Il y a bien longtemps qu’il n’y a plus de salariés et de code du travail.

Il est vrai que nous sommes en 2037 et que 50% de la population active du monde est constituée de travailleurs indépendants.

Le chômage, les 35 heures et les revendications syndicales ont tué le salariat.

Vers 10 heures l’équipe est enfin constituée et Tristan, le plus jeune des associés prépare une visio-conférence entre Villejuif, Singapour et les startups extérieures expertes du domaine situées à Toulon, Pointe à Pître, Tunis et Ain Bénian.

Désormais, en 2037, c’est le principe du travail à la demande avec des équipes d’experts constituées à la carte en fonction des besoins.

Tout le monde est payé en « Bitcoin » au fur et à mesure de l’avancement du projet. (L’Euro est mort en 2018 après l’élection de Marine Le Pen Présidente de la République).

13 heures, les cousins se rendent à l’ « espace de cowworking » ultramoderne de Villejuif, construit sur le site des anciens hôpitaux de Paris, fermés en 2019 pour raison économique du fait du développement de la télémédecine et de l’hospitalisation à domicile, pour rencontrer de jeunes indépendants pluriactifs comme eux, avec lesquels ils comptent développer d’autres projets.

Villejuif est devenue une place forte du conseil aux entreprises dans le monde grâce aux très nombreuses startups qui s'y sont développées.

Il y retrouvent Charles-André, Alan, Isaac, Tomy et Chérine, tous adeptes de la pluriactivité.

Ils passent devant l’ancien tribunal d’instance en ruine, tous les tribunaux ont été fermés victimes de la dématérialisation des procédures.

L’ancien métro de la ligne 7 a été neutralisé depuis bientôt 5 ans fautes de suffisamment de voyageurs, victime du télétravail et des disfonctionnements fréquents.

L'ancienne mairie devenue inutile a été fermée depuis l'intégration de la ville de Villejuif dans l'agglomération du Grand Paris.

Les rares audiences judiciaires qui subsistent se déroulent désormais en visioconférences et les magistrats et les avocats font tous du télétravail à domicile.

Les greffiers ont totalement disparu victimes des logiciels de reconnaissance vocale.

Pour la majorité des dossiers, les plaidoiries ont été supprimées car les procédures sont écrites, instruites et jugées automatiquement par des algorithmes informatiques.

Il est bientôt 14 heures.

La journée est maintenant terminée pour les trois cousins.

La « plateforme de matching » du cabinet (plateforme de mise en relation) leur enverra le cas échéant une alerte sur leur « Smartphone » si une mission cadrant avec leurs profils se présentait quelque part dans le monde.

Les associés peuvent enfin se détendre et vaquer à leurs occupations.

Et demain sera un autre jour.

Ils rentrent chez eux et se connectent immédiatement sur leur tablette pour jouer ….

Léo se conecte à son simulateur de vol et décolle en Airbus 680 de 2000 places pour Sydney.

Olivia termine sa dixième bande déssinée qu'elle doit publier sur le Net en juin 2037.

Quant-à Tristan, il démarre une course de voiture sur son simulateur, bien calé dans son siège baquet les mains posés sur le volant et les yeux rivés sur la grand écran du salon.

Leurs hologrammes ont pris le relais et s’occupent des tâches ménagères.

Les loisirs sont devenus primordiaux en 2037

Par andre.icard le 27/09/15

Il y a un petit moment que je n'étais plus venu sur la "nouvelle" blogosphère avocats.

En voyant le nombre très peu élevé de consultations de nos chroniques, je m'interroge sur les raisons qui aujourd'hui poussent les internautes à ne plus fréquenter aussi assidument qu'avant cet espace  juridique de partage de qualité

Je constate que seulement une petite poignée de consoeurs et de confrères y participe encore de manière assidue aujourd'hui.

N'y aurait-il pas un problème de référencement sur les moteurs de recherche ?

Je me souviens que sur l'ancienne blogosphère avocats, j'arrivais en droit public à plus de 350 000 visiteurs par an.

Or aujourd'hui, seulement quelques dizaine de visiteurs consultent mes chroniques alors que ces mêmes chroniques "cartonnent" sur d'autres sites Internet concurrents.

Quelles peuvent bien être les raisons de cette désaffection subite et inquiétante des internautes pour notre blogosphère ?

Sommes-nous réellement toujours aussi visibles sur la toile ?

Nos chroniques, qui suscitent désormais peu d'intérêt, correspondent-elles toujours aux besoins des justiciables ?

Ne nous écartons nous pas trop de la ligne éditoriale de notre blogosphère en publiant certains articles d'attaques personnelles ou d'inspiration politiques, ou trop polémiques ou trop corporatistes, que l'on pourrait publier toute proportion gardée dans le "Canard enchainé", dans "Closer" ou dans une revue professionnelles interne à la profession ?

Est-ce que nos états d'âme professionnels et nos querelles internes intéressent les justiciables ?

Nos articles juridiques ne sont-ils pas trop souvent que des copiés/collés de décisions de justice puisées sur Légifrance sans une véritable analyse personnelle?

Tout cela mérite réflexion ne pensez-vous pas ?

Alors, spécialistes du référencement, "community manager", "webmaster", spécialistes de communication sur Internet ou autres, avez-vous une idée sur la question ?

Que se passe-t-il ?

Cordialement

ICARD

Avocat

Par andre.icard le 27/09/15

Il y a un petit moment que je n'étais plus venu sur la "nouvelle" blogosphère avocats.

En voyant le nombre très peu élevé de consultations de nos chroniques, je m'interroge sur les raisons qui aujourd'hui poussent les internautes à ne plus fréquenter aussi assidument qu'avant cet espace  juridique de partage de qualité

Je constate que seulement une petite poignée de consoeurs et de confrères y participe encore de manière assidue aujourd'hui.

N'y aurait-il pas un problème de référencement sur les moteurs de recherche ?

Je me souviens que sur l'ancienne blogosphère avocats, j'arrivais en droit public à plus de 350 000 visiteurs par an.

Or aujourd'hui, seulement quelques dizaine de visiteurs consultent mes chroniques alors que ces mêmes chroniques "cartonnent" sur d'autres sites Internet concurrents.

Quelles peuvent bien être les raisons de cette désaffection subite et inquiétante des internautes pour notre blogosphère ?

Sommes-nous réellement toujours aussi visibles sur la toile ?

Nos chroniques, qui suscitent désormais peu d'intérêt, correspondent-elles toujours aux besoins des justiciables ?

Ne nous écartons nous pas trop de la ligne éditoriale de notre blogosphère en publiant certains articles d'attaques personnelles ou d'inspiration politiques, ou trop polémiques ou trop corporatistes, que l'on pourrait publier toute proportion gardée dans le "Canard enchainé", dans "Closer" ou dans une revue professionnelles interne à la profession ?

Est-ce que nos états d'âme professionnels et nos querelles internes intéressent les justiciables ?

Nos articles juridiques ne sont-ils pas trop souvent que des copiés/collés de décisions de justice puisées sur Légifrance sans une véritable analyse personnelle?

Tout cela mérite réflexion ne pensez-vous pas ?

Alors, spécialistes du référencement, "community manager", "webmaster", spécialistes de communication sur Internet ou autres, avez-vous une idée sur la question ?

Que se passe-t-il ?

Cordialement

ICARD

Avocat

Par andre.icard le 18/07/15

Dans mes précédents billets, je vous avais fait part de ma situation délicate du moment et de mon immense gratitude pour tous les confères parisiens, de banlieue et de province qui m’ont soutenu dans l’épreuve que je vis aujourd’hui. Pour exprimer ma reconnaissance, peut-être de façon maladroite, j’avais réservé aux confrères qui le souhaitaient la gratuité totale d’accès à mon site Internet. Certains, parmi tous les confrères qui me soutiennent m’ont fait part de leurs points de vue sur cette gratuité, me faisant justement remarquer que tout ce qui est gratuit est insignifiant et sans valeur. Elle(s) et (ils) ont également regretté que je me dévalorise à ce point en « bradant » ainsi mes compétences. Comme vous le savez, je produis beaucoup de commentaires actualisés sur des problématiques de droit public sur Internet et je propose également des astuces procédurales et des modèles types commentés de requêtes et de mémoires. Malgré une audience très importante de mon site Internet, force est de constater que la « monétisation » de ce site juridique est pour moi le « fiasco » de ma vie, et que les retours clients solvables représentent environ 10 clients sur un million de visiteurs par an.

Aussi, me suis-je posé la question suivante : « Est-ce que ton site Internet est très fréquenté parce qu’il contient des informations intéressantes ou simplement parce que ces informations sont en grande partie accessibles gratuitement ? ». Cette interrogation lancinante est aussi liée au fait, que même si le montant de l’abonnement annuel pour accéder à l’intégralité du contenu du site n’est que de 12 euros par an (1 euro par mois), force est de constater que malgré la modicité de cette somme, pratiquement aucun visiteur internaute ne s’abonne, (et pourtant çà m’aurait bien aidé), préférant contourner l’obstacle « pécuniaire » en téléphonant à mon cabinet pour tenter de m’extorquer quelques informations gratuites ou tout simplement en m’envoyant des courriels parfois larmoyants, sur ma messagerie professionnelle, auxquels très ému, j’ai souvent la faiblesse de répondre. Vous voyez bien maintenant vers quel abîme cette spirale du tout gratuit m’a plongé.

Il faut remarquer que jusqu’à présent, à part quelques rares exceptions très ponctuelles, je n’avais aucun retour sur la qualité de mon travail, à part bien sûr les mécontents déçus qui me demandaient sèchement de retirer leur nom de la liste des membres du site, trouvant anormal d’être obligés de s’inscrire pour accéder à certains contenus gratuits mais protégés, et craignant je ne sais quelle turpitude de ma part. Il y avait aussi les commentaires désobligeants de certains procéduriers compulsifs, commençant par attaquer leur employeur et finissant par leur avocat, allant même jusqu’à me traiter d’ « escroc » et de « braconnier du droit » parce que j’avais l’audace de  leur demander le paiement de 14 euros pour une requête rare non disponible ailleurs que sur mon site Internet.

Alors, j’en concluais, peut-être de façon trop hâtive, qu’il y avait certainement beaucoup de « pillards » du net, où de gens peu recommandables, qui téléchargeaient pour leur plaisir obsessionnel, sans vergogne, des quantités de documents dont ils n’avaient d’ailleurs pas l’utilité.

Mais je me disais aussi que de toute façon, toutes ces visites se convertiraient un jour peut-être en clients solvables et je continuais contre vents et marées, obsédé par cette passion débordante du métier d’avocat et du droit public.

11 ans après, force est de constater que je me suis lourdement trompé.

Je me suis fourvoyé, mais ce qui évolue, c’est que ma situation inquiète aujourd’hui aussi les administrations territoriales, hospitalières et d’Etat, qui utilisent gratuitement, en « off » et à mon insu, par le biais de ses agents, mon site Internet, et qui craignent de voir se tarir une source d’informations juridiques de droit public importante et gratuite, matérialisée par presque 5000 questions réponses correspondant à leur problématiques du moment.

C’est tout de même paradoxal que ces administrations, qui parfois me poursuivent ou dont je suis souvent l’adversaire par clients interposés, qui me refusent de m’accorder des délais de paiements, qui m’assignent en liquidation judiciaire, qui consultent régulièrement mes chroniques et qui parfois appliquent à mon encontre des règles que je leur ait méthodiquement expliquées, n’aient pas la délicatesse ou la déontologie de me demander mon accord pour une utilisation professionnelle de mes données personnelles. Mais peut-être ne veulent-ils pas que cela se sache, préférant se mettre personnellement en avant pour séduire leur hiérarchie et en retirer toute la considération et l’estime indispensable à une promotion méritée.

Mais maintenant que je suis professionnellement agonisant, se refusant peut-être à assister à la tuerie de la « poule aux œufs d’or », ne souhaitant pas voir se tarir une source gratuite d’informations juridiques de droit public fiable, qui de plus labellisée « avocat », inquiets de la disparition d’une base d’informations de 5000 références, certaines petites langues administratives se délient.

Je vous communique le message de soutien de l’un de ces cinq millions de fonctionnaires, qui composent cette administration française que le monde entier nous envie, intitulé « Remerciements ».

 « Je suis très peiné d'apprendre vos difficultés actuelles. Vous avez fait beaucoup pour améliorer les droits des fonctionnaires en relayant les jurisprudences les concernant. C'est vrai que beaucoup de fonctionnaires et de RH consultent votre site gratuitement et se servent de vos informations mais cela permet de les sensibiliser sur les questions juridiques. Puis, les chefs vous connaissent aussi et ne sont pas dupes sur les sources des informations. Vous êtes devenu une bible. Je pense au contraire que cela sert les avocats. Beaucoup d'avocats ne sont pas spécialisés et appellent le CNFPT, les centres de gestion, l'AMF, l'ADF etc. pour obtenir des réponses. Vos publications démontrent que certains avocats, dont vous, avez une analyse fine et une spécialité en matière de fonction publique. Puis, vous donnez des pistes mais pas des consultations. Aussi, les personnes qui lisent vos publications et qui ne sont pas juristes auront envie de faire appel à un avocat. Un grand bravo et j'espère sincèrement que vos problèmes se régleront. Vous êtes devenu très connu et même une star dans le milieu. »

Aux dires de ce fonctionnaire, que je remercie pour sa gentillesse mais qui « exagère » un peu en bon méridional qu’il est, je serai devenu « une star dans le milieu », je serais également « devenu une bible » et « je donne envie de faire appel à un avocat ».

N’en jetez plus, la cour est pleine, et face à ces qualificatifs laudatifs qu’il m’attribue et que je ne mérite absolument pas, il y a l’envers du décor.

Une star du droit public, assignée en liquidation judiciaire par l’URSSAF pour retard de paiement de charges, poursuivie à coup d’avis à tiers détenteur par la DGFIP pourtant consultant gratuit de son site Internet, traquée par nos amis huissiers de justice du Val de Marne, interdit bancaire par le LCL de Villejuif, sans plus aucune autorisation de découvert bancaire, relancé par l’APHP de Paris pour des factures d’hospitalisation pourtant indues, humilié par sa situation, obligé de dévoiler précisément sa maladie lorsqu’il a l’audace de demander un renvoi d’audience à un tribunal administratif, exigeant les preuves des fois qu’il mentirait (attestations de dialyses par exemple), parce que trop fatigué par sa dialyse du matin et avec en prime une insuffisance rénale terminale nécessitant trois séances d’hémodialyse de 4 heures par semaine.

Je vous avoue que j’éprouve beaucoup de lassitude, de tristesse et de rancœur lorsqu’un fonctionnaire de catégorie B ou C, greffier d’un tribunal administratif francilien, voulant certainement bien faire son métier, me demande des justificatifs couverts par le secret médical pour étayer une simple demande de renvoi d’audience.

J’ai parfois envie de dire : « ça suffit ! » Je n’ai pas forcément envie qu’on dévoile ma maladie, un petit avocat de banlieue a aussi le droit au respect de sa vie privée et au secret médical, même quand il a l’audace de demander un renvoi d’audience à un tribunal administratif parce qu'il est trop fatigué.

J’avoue humblement que ce n’est vraiment pas l’idée de la starisation que je me faisais et j’en conclus avec un peu d’humour que les « stars » du barreau n’ont pas les mêmes moyens financiers et ne font pas l’objet de la même attention que les stars de cinéma, de la chanson, du football, du golf, du rugby, du cyclisme …

En plus, je découvre que malgré ma situation déplorable je suis autoproclamé « d'utilité publique » par quelques particuliers internautes reconnaissants.

En effet, je vous livre quelques commentaires déposés dans le « livre d ‘or » de mon site www.jurisconsulte.net

« Votre site est vraiment « d'utilité publique ». Merci pour toutes vos informations accessibles a tous. »

« Maître votre site est véritablement d'utilité publique. »

« Ce site est à la hauteur de votre rôle sociétal. »

« Bonsoir Maître, C'est avec plaisir que je découvre votre site et y dépose ce premier message. C'est aussi un honneur. Je trouve les rubriques riches, claires, bien mises en évidence. Il devrait devenir un site incontournable pour les praticiens et va faire belle concurrence à la société qui m'emploie, mais chut... Je vous souhaite un plein succès dans cette entreprise et enregistre dès à présent votre site dans mes favoris afin de pouvoir le consulter ou le recommander. Bien respectueusement. »

C’est tout de même réconfortant de penser qu’on est en train de «  crever de faim » , qu’on est dans une « merde noire », malade, qu’on n’a même plus assez d’argent pour acheter les médicaments nécessaires pour se soigner car on n’a plus de mutuelle devenue trop chère,  que nos organismes professionnels s’en moquent, mais qu’on reste cependant très utile à ses concitoyens.

N’est-ce pas là la magie de l’Internet  ou son paradoxe ?

Mais peut-être que, comme un artiste peintre du XIX ème siècle, ce petit avocat de banlieue parisienne très pauvre de son vivant deviendra célèbre après sa mort et ses chroniques se vendront très cher chez Drouot … (plaisanterie de très mauvais goût due en partie à mon état du moment)

Jusqu’à présent, et malgré mon grand âge,  je pensais benoitement que la réussite professionnelle d’un petit avocat indépendant libéral comme moi, arrivé presque au terme de son exercice,  était synonyme de ressources financières suffisantes  pour au moins assurer le fonctionnement normal de son cabinet et accessoirement se verser un petit SMIC.

Et bien non, pour moi André ICARD, avocat indépendant à Villejuif, ce n’est pas possible car cette excellente « e-réputation » de façade a été le prisme déformant de ma réalité économique et de ma vraie notoriété d’avocat.

En effet, le site Internet de l’avocat peut se révéler comme le fossoyeur de ses ambitions professionnelles, le miroir déformant de sa véritable notoriété et comme un amplificateur de compétences.

Sur Internet, tout est beau et les locaux grisâtres d’un cabinet de banlieue disparaissent, effacés par des images enchanteresses et des analyses très pointues qui font rêver et penser à une réussite florissante de l’avocat.

Mais ce n’est pas le cas.

A  ce propos, je pense à l’époux d’une cliente qui un jour, sans doute agacé par son infidélité supposée, a dit à sa femme lors d’un rendez-vous  à mon cabinet : « Je t’avais dit qu’il ne fallait pas choisir un avocat sur Internet, car  les bons avocats ne sont jamais sur Internet »(sic)

De plus, l’avocat internaute en quête de clients se posera  toujours la même question: « Pourquoi sur un million de visiteurs par an sur mon site Internet et tous les éloges virtuels reçus, seulement  10 sont devenu mes clients  et parmi eux aucun institutionnel ?»

J’ai une réponse à la première partie de la question « pourquoi un million de visiteurs ? » : « parce que c’était gratuit »

J’ose une réponse à la deuxième partie de la question « seulement  10 sont devenu mes clients  et parmi eux aucun institutionnel » : « parce que les particuliers aiment le luxe, ce qui brille, les beaux immeubles, les beaux locaux, les belles gueules et les belles voitures  et les administrations considèrent que même si tous les candidats avocats sont égaux devant les appels d’offres, certains sont plus égaux que d’autres… »

Pour ce qui me concerne, mon excellente « e-réputation » est en train de me tuer et ma mort est annoncée pour le 12 octobre 2015 vers 14 heures au Tribunal de grande instance de CRETEIL.

J'espère que vous serez physiquement présent(s) à mes funérailles professionnelles ce jour là.

Finir comme cela en liquidation judiciaire : quelle tristesse !

De toute façon, j’ai fait mon temps et puis je n’ai qu’à partir à la retraite comme disent certains !

Par andre.icard le 14/07/15

Aujourd’hui, alors que certains avocats n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois, malades, écrasés par des charges exorbitantes, poursuivis par les institutions sociales et fiscales, étranglés par leur banquier, certains  de leurs confrères sont aujourd’hui  placés sous les feux de la rampe, honorés  par la République française pour leur grand dévouement, consacré par l’attribution de la « Légion d’honneur ». Ces avocats bardés de décorations, pour la plupart anciens bâtonniers, arborent parfois fièrement sur leurs robe, plus de prestigieuses médailles que ne pourront jamais en porter nos valeureux militaires en opérations extérieures.

Mais qu’ont-ils donc fait de particulier au cours de leur brillante et remarquée carrière d’avocats pour mériter plus de décorations que n’en porteront jamais tous ces héros anonymes morts, dans l’indifférence générale, au champ d’honneur au cours de la grande guerre de 1914-1918.

Mais comment ont-ils pu obtenir cette prestigieuse décoration ces avocats ?

Le site de la légion d’honneur apporte une réponse à cette lancinante question en affirmant : « La Légion d’honneur ne se demande pas. Ce sont les ministres qui ont la responsabilité d’identifier les futurs décorés et s’appuient pour cela sur le  corps social (parlementaires, maires, employeurs, responsables syndicaux ou associatifs, présidents de fédérations professionnelles ou sportives…) »

Pourtant, le métier d’avocat requiert beaucoup d’indépendance, c’est d’ailleurs pour cela que je m’y sens très bien. D’ailleurs, pour exercer sa profession, tout avocat doit prêter ce serment devant la Cour d'appel de son Barreau : « Je jure, comme avocat, d'exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité ».

Peut-on rester vraiment rester indépendant et totalement disponible pour défendre toutes les causes, quand on reste chaque jour dans l’attente angoissée de cette reconnaissance suprême, comme un adolescent attentant les résultats du baccalauréat ?

Sur quels critères  le pouvoir politique reconnait-il les mérites d’un avocat censé être indépendant de lui ?

D’ailleurs cette interrogation vaut également pour les magistrats du siège et pour les juges administratifs.

Peut-on être vraiment indépendant quand on reste suspendu à une reconnaissance officielle prestigieuse provenant du pouvoir en place alors qu’on est censé être indépendant de lui ?

Certains (plutôt des hommes) en rêve de cette prestigieuse décoration, d’ailleurs ces notables aux pieds d'argile, qui auraient voulu être des héros, ne rêvent plus que de cela et organisent leur vie autour de cela.

Et puis, c’est tellement valorisant, au cours d’un cocktail dinatoire, devant un parterre de personnalités locales,  d’arborer fièrement au revers de son veston, une coupe de champagne à la main, une décoration de héros, reconnaissance suprême, surtout quant on n’en est pas un et qu’on n’en sera probablement jamais un.

Peut-êtes que moi-même en ai-je  aussi rêvé dans ma jeunesse de cette décoration, lorsque ma maîtresse d’école nous amenait, chaque  11 novembre, chanter la Marseillaise devant le monument aux morts de la commune.

Peut-être en ai-je aussi rêvé pour ce grand oncle, unique garçon d’une fratrie de 10, fauché au crépuscule le jour de ses 19 ans, par une rafale de mitrailleuse allemande, dans la froideur glaciale d'un champ de bataille de la Meuse.

Peut-être en ai-je aussi rêvé pour tous ces anonymes lâchement assassinés dans ces ignobles camps de la mort et pour toutes et tous ces héros de la résistance qui n’ont jamais pu connaître le bonheur simple de la vie.

Peut-être en ai-je aussi rêvé pour mon père, "petit ouvrier ajusteur", prisonnier de guerre à 20 ans en Allemagne, aujourd’hui malheureusement décédé et qui n’a jamais reçu de son vivant la reconnaissance officielle qu’il méritait.

Peut-être que j’en rêve encore pour ma mère aujourd’hui âgée de 96 ans, qui, alors qu'elle était une belle jeune fille de 23 ans, continuait à travailler sous les chapelets de bombes qui s’abattaient sur l’arsenal de Toulon.

Mais je n’ai jamais rêvé de voir un avocat ou un magistrat, confortablement installés dans une vie bourgeoise sans risque, n’ayant d’autre mérite que de faire convenablement ce pour quoi ils sont bien payés, arborer fièrement sur leur poitrine cette superbe décoration créée par le Premier consul, Napoléon Bonaparte pour les soldats de l'Empire, les héros et les savants.

Pour ce qui me concerne, la reconnaissance de mes confrères et de mes clients me suffit.

PS : mon grand père me disait souvent quand j'étais enfant, tu sais André, « 5 minutes de bon piston valent mieux que 40 ans de bons et loyaux services »

Et le pire, c'est qu'il avait raison mon grand père.

Décrets de nomination :

Décret du 13 juillet 2015 portant élévation aux dignités de grand'croix et de grand officier
Décret du 13 juillet 2015 portant promotion
Décret du 13 juillet 2015 portant nomination
Décret du 13 juillet 2015 portant nomination
Décret du 13 juillet 2015 portant promotion et nomination
Décret du 13 juillet 2015 portant promotion et nomination
Par andre.icard le 09/07/15

Je suis un peu surpris que la blogosphère avocats soit aujourd’hui majoritairement composée de confrères insensibles aux problèmes de leurs condisciples malades et en grande difficulté financière liée à leur grave maladie, hormis bien sûr les plus talentueux blogueurs en l’espèce le Bâtonnier Patrice GIROUD  de Grenoble également membre de HUB AVOCAT, notre confrère Gérard GUILLOT de Paris et notre confrère l’impertinent et indispensable poil à gratter de la profession, l’excellent Bernard KUCHUKIAN de Marseille. On peut peut-être ne pas être totalement d’accord avec toutes leurs prises de position, mais accordons leur ce crédit, ils se préoccupent des autres en difficulté et ils ne les laissent pas tomber (eux) quand les épreuves de la vie les secouent. Pourtant, sur l’excellent  site HUB AVOCAT que je recommande très vivement, beaucoup de jeunes consœurs et confrères de la France entière se sont mobilisés pour me soutenir dans ces moments pénibles, et dans cette société de plus en plus individualiste, et pourtant, je n’épargne pas les générations X et Y de mes critiques. Mais ce jeune Barreau me donne de l’espoir pour le futur, car ce sont de brillants et talentueux avocats et en plus ils ne sont pas insensibles aux malheurs de leurs confrères au bout du rouleau. Ils ont un cœur, contrairement à certains de leurs anciens, sexagénaires de ma génération, donneurs de leçons de déontologie, engoncés dans un confort artificiel et ostentatoire d’immortel  et étouffé par l’opulence et l'embonpoint d’un notable de sous préfecture. Ainsi, sur HUB AVOCAT  plus de 5480 avocats ont consulté ce même article qui a obtenu  péniblement 126 visiteurs sur la blogosphère avocats assorti de 5 commentaires émanant des 3 confrères précités et de Sylvie que je profite d’embrasser. Mais peut-être que cette « ex nouvelle » blogosphère mise en place par le CNB l’année dernière en lieu et place de l’ancienne, n’a-t-elle plus la notoriété et l’audience de son ainée. Bien sûr je ne vise personne, d’autant pus que beaucoup vont dire « je ne savais pas » ou « je suis absolument dé-bor-dé » ou « j’étais en vacances aux Seychelles ou aux Bahamas » ou « j’étais invité par le préfet ce jour là » ou « je devais garder ma fille » et  je ne peux certainement pas  leur en vouloir. Quoi que personnellement, je ne suis jamais totalement heureux d’avoir du travail et de savoir que certains confrères jeunes et moins jeunes en manquent  cruellement au point d’être obligés de demander leur omission car ils ne peuvent même plus payer leurs charges sociale (courage Stéphane et accroche toi). Peut-être que moi-même, pris par mon quotidien d’audiences et de dossiers  ai-je aussi été insensible au malheur des autres confrères. Alors pardonnez-moi mon impertinence de circonstance d’insuffisant rénal en phase terminale…  Mais qu’est-ce ça fait du bien d’avoir quelques consœurs et confrères comme  Patrice, Bernard, Gérard, Sylvie qui n'est pas avocate, Joëlle,  Nathalie, Emmanuel, Ludovic, Christophe, Carole, Javotte, Frédérique, Marina, Karine, Stéphane, Audrey , Benjamin , Patrice, Lisa, Ophélie , Marie Josèphe, Alain, Stéphane (2), Aurélien, Véronique,  Christelle,  Nadia, Maryline et Loïc... (Excusez –moi si j’en ai oublié)

Mais quel dommage de ne pas trouver dans cette liste de Mélanie, Myriam, Farida, Alexandra, Christophe … J’arrête là car il y a en aurait beaucoup, me limitant seulement à citer les derniers collaborateurs qui m’ont vu partir avec le SMUR et qui m’ont quitté sans aucun préavis dés ma sortie de l’hôpital, ne prenant même pas de mes nouvelles, pour aller gagner quelques euros de plus à Paris. A chacun sa conscience.  Ce n’est certes  pas glorieux mais au moins c’est économiquement rentable et en plus, si j’étais mort, ils n’auraient plus eu de travail. La qualité première de l’avocat n’est-elle pas d’anticiper ?

Mais pour ceux-là  au moins je n’ai pas été surpris …

Enfin quel dommage de ne pas trouver aussi quelques uns des 5000 internautes particuliers ou agents publics des administrations françaises, qui chaque jour pour ces derniers, se goinfrent gratuitement de ma veille juridique de droit public sur www.jurisconsulte.net afin de se paraître plus compétents aux yeux de leur hiérarchie.

Pour ceux-là, je suis un peu plus surpris car je croyais quand même à la reconnaissance du ventre ...

Vous voyez, mais vous le saviez déjà, je suis un grand sentimental dans ce monde de brutes (plaisanterie)

Pour finir mes chères consœurs et confrères,  je vous embrasse toutes et tous, je vous remercie infiniment et je suis très admiratif et très fiers de vous.

Je remercie également le site HUB AVOCAT de m’avoir permis d’extérioriser  ma grande souffrance.

Je vous assure que cette chronique larmoyante sera la dernière que je vous infligerez.

C'est promis.

André

Par andre.icard le 07/07/15

Trois heures du matin en banlieue parisienne. Le petit avocat de banlieue seul dans son cabinet revisite sa vie dans le silence du petit matin blême. Il se rappelle ce temps pas très éloigné où il était très courtisé par ses pairs et par un aréopage de jeunes collaborateurs et de stagiaires des générations X et Y, plus préoccupés par leurs intérêts personnels et par leur qualité de vie, que par leur activité professionnelle. Lui le « baby-boomer » des années 50, toujours à l’écoute de ses clients, est aujourd’hui victime de leur ingratitude, face à l’indifférence générale de l’administration, des institutionnels, de ses confrères et de certains de ses clients.

Certes il savait que les clients pensaient toujours que lorsque leur affaire était gagnée, c’était  normal car ils avaient raison « à 200 % », et lorsqu’elle était perdue, c’était bien sûr de sa faute, qu’il était très mauvais et qu’ils préféraient payer pour prendre un « grand avocat parisien ».

Il savait aussi qu’on venait le voir en banlieue parisienne parce que le justiciable  n’avait pas les moyens de prendre un « bon avocat parisien ». Il le savait tout çà lui l’avocat de banlieue parisienne, une jeune élève avocate de l’EFB,  recherchant une collaboration à laquelle il avait eu l’outrecuidance de faire une offre, lui avait un jour rétorqué sèchement  « Monsieur, je cherche exclusivement sur Paris ! – Je ne veux être qu’au Barreau de Paris »  

Il  savait également dans la solitude de son cabinet de banlieue, qu’il ne fallait pas compter sur la solidarité de certains de ses confrères, plus préoccupés par leur « égo » surdimensionné et leur train de vie pharaonique que par l’aide apportée à un confrère momentanément en difficulté. Il s’en était d’ailleurs déjà aperçu quand trop fatigué pour aller à une audience, aucun confrère ni ancienne collaboratrice n’était curieusement disponible ce jour là pour le substituer contre rétrocession d’honoraires bien sûr.

Il n’avait plus beaucoup d’illusion le sexagénaire et d’ailleurs certains pensant si fort qu’il entendait, qu’il n’avait qu’à partir à la retraite. Mais que faisait-il encore ce « has been » au milieu des actifs à l’activité débordante et au compte en banque bien rempli ?

Pourtant, tous les matins, dés trois heures, il transmettait toujours sa passion pour le droit sur son site Internet et sur son blog. Ce site Internet, fidèle parmi les fidèles, ne l’a jamais abandonné lui, même sur son lit d’hôpital dans ses plus mauvais moments. La fidélité virtuelle se substitue parfois à la fidélité des hommes.

Pourtant tous les jours, jusqu’à 22 heures le petit avocat de banlieue traite ses dossiers avec l’estime  et l’attention qu’il continue de porter à ses clients.

Pourtant l’avocat de banlieue assigné en liquidation judiciaire par l’URSSAF car il ne peut plus payer ses charges sociales, poursuivi par les impôts à coup d’avis à tiers détenteur, par cette administration fiscale qu’il a eu l’audace de poursuive pour défendre ses clients,  continue d’avancer et d’espérer en des lendemains meilleurs.

Pourtant l’avocat de banlieue continue à donner des conseils gratuits à ses confrères et à ses clients car il est comme çà et il ne changera jamais, il aime rendre service.

En effet, il en a rendu des services gratuits à tous ces confrères qui le sollicitaient pour un petit conseil gratuit, qu’ils revendaient parfois fort cher à leur client.

Il en a donné des conseils gratuits à des clients désargentés ou en grande difficulté car il pensait qu’il était là pour çà, lui le petit avocat de banlieue et que le « pro-bono » faisait partie de son exercice.

Vous voyez, il n’est pas du tout aigri le petit avocat de banlieue, il est tout simplement très triste et je ne vous le cache certain l’on parfois entendu pleurer certaines nuit d’insomnie seul avec sa peine au fond de son petit cabinet de banlieue.

En effet, ça pleure aussi un petit avocat de banlieue parisienne surtout quand il pense n’avoir plus grand-chose à espérer de la vie.

Aujourd’hui, il est bien seul dans son petit cabinet le petit avocat de banlieue parisienne face à ses doutes, à ses inquiétudes et à sa souffrance.

Et pourtant, il continue à avancer, animé par cette force intérieure qu’on appelle la passion pour cette superbe profession d’avocat qu’il ne peut se résoudre à quitter définitivement.

C’est sa vie, sa passion et pense-t-il la fierté de ses parents et de sa femme, de ses fils et de ses petits enfants, de sa famille et ses amis et il ne veut surtout pas les décevoir.

Il ne peut pas finir comme çà lui le petit avocat de banlieue, il ne veut pas abandonner, non pas comme çà, il ne se voit pas seul au milieu de son vieux cabinet grisâtre désert et des cartons.

C’est son métier d’avocat de banlieue parisienne qui le tient en vie et pourtant il en a connu des « galères » lorsqu’il était jeune collaborateur en province où il a fait de très mauvaises rencontres professionnelles.

Mais ce n’est pas grave, il a tout oublié de son passé, mais ce qu’il ne pourra jamais oublier c’est cette indifférence de tous qui le blesse profondément aujourd’hui qu’il est malade et en difficulté.

Alors il pense aujourd’hui que si la maladie ne le tue pas l’indifférence le fera  et il n’y a rien de pire que de finir dans l’indifférence générale quant on n’a pas dans ses relations d’Eugène de Rastignac.

Et quand il pense trop à çà le petit avocat de banlieue parisienne, il devient triste et il n’a pas envie de se lever.

Par andre.icard le 04/07/15

Aujourd’hui, contrairement aux sujets d’actualités juridiques traités habituellement sur ce blog, je vais vous raconter un conte imaginaire. C’est l’histoire un peu triste d’un modeste avocat de banlieue parisienne qui est tombé brutalement très malade, et qui a subi les foudres de sa banque le LCL, de l’URSSAF, des impôts, du CNBF, de la RAM , de quelques créanciers dits chirographaires et qui a perdu une bonne partie de ses relations. Cet avocat, qui n’était certes plus tout jeune, était toujours passionné par son métier au point qu’il publiait comme moi de nombreux  articles sur son blog et sur son site internet, mettant ainsi gratuitement à la disposition du public de nombreuses informations juridiques. Il était toujours très heureux de rendre service à ses jeunes et moins jeunes confrères, de façon toujours désintéressée et ceux-ci le lui rendaient bien par leur sollicitude. Il passait beaucoup de temps à former ses jeunes collaboratrices, juristes et stagiaires élèves avocats et il collaborait aussi modestement à la formation initiale de ses futurs confrères de l’EFB PARIS. La vie s’écoulait paisiblement dans son modeste cabinet de banlieue parisienne et tout d’un coup, le 4 mars 2015 à 10 heures, il s’est écroulé dans son cabinet et après avoir tenté en vain de se relever, il est resté là inerte, jusqu'à ce que le SAMU ne vienne le chercher et le conduise aux urgences de l’hôpital local.  Ses collaboratrices traumatisées pleuraient ainsi que son petit fils de 8 ans qui avait assisté à cette scène tragique. Après quelques temps en réanimation et une longue hospitalisation, notre homme au demeurant robuste s’est peu à peu rétabli, mais le diagnostic reste implacable : « le patient est atteint d’une insuffisance rénale terminale nécessitant trois dialyses de 4 heures par semaine et reste dans l'attente de la greffe d'un rein ». Cet avocat de banlieue parisienne qui était très courtisé du temps où il était en pleine santé, n’a reçu, outre la visite de sa famille proche et de son ancienne première collaboratrice, devenue au fil du temps une amie proche, aucune visite ni coup de fil, hormis peut-être celle d’une ancienne stagiaire, qu’il avait d’ailleurs embauché par la suite, mais qui était venu le voir sur son lit d’hôpital plus par intérêt ou par curiosité, que par véritable compassion. D’ailleurs, celle-ci toujours plus préoccupée par ses intérêts personnels que par l’état de santé de son ancien mentor, n’a plus donné signe de vie depuis. Notre homme, très expérimenté, déjà fixé sur la valeur de l’espèce humaine, pensait qu’il avait passé le plus gros de son épreuve au plan médical. Mais celui-ci n’était pas au bout de ses surprises sur les comportements de ses concitoyens. Il savait déjà que la maladie faisait fuir les « amis », il ne savait pourtant pas pourquoi, du fait qu’il n’était pas contagieux ses anciens amis l’avaient quittés. Mais le pire était pourtant à venir car outre la désertion de ses soit disant amis, de ses ex collaboratrices et stagiaires, figurez-vous que ses clients, qui eux au moins lui sont restés fidèles, ont arrêté de lui payer les honoraires dus pourtant prévus dans la convention d’honoraires qu’ils avaient signées. Notre sexagénaire se mit à faire de multiples relances, en lettre simple, en recommandé avec accusé de réception, par courriel, par appels téléphoniques, rien n’y fit. Etrange corrélation que la maladie et l’insolvabilité soudaine des clients, mais peut-être ceux-ci pensaient-ils que notre lascar allait mourir et que sa succession ne leur réclamerait jamais les sommes dues.

Alors l’avocat convalescent tentât de faire taxer tous ces mauvais payeurs, mais pas plus de succès et en plus certains pour échapper à l’injonction ordinale, soit n’allait pas récupérer les courriers du bâtonnier, pourtant envoyés en lettre recommandé avec accusé de réception, soit oubliant les courriels de remerciements et de félicitations adressée à notre homme lorsqu’il était au « fait de sa gloire », contestaient maintenant la qualité du travail fourni alors qu’il leur avait fait gagner leur procès.

Notre vieil avocat, qui pourtant en avait vu d’autres, était paradoxalement plus affecté par cette ingratitude d’une partie de sa clientèle, que par sa grave maladie.

Il était bien triste dans son pavillon de banlieue en pierres meulières, lui ce modeste avocat parti de rien, exerçant désormais tout seul abandonné sans préavis par ses deux dernières collaboratrices, et il parait que certains soir, certains anges l’ont vu pleurer.

Certes, il est désormais toujours triste depuis qu’il a perdu son père ce maudit 10 avril 2012, ce père qu’il aimait temps, alors qu’il n’a pas eu l’occasion de le lui dire.

Il se rappellera toujours de ses derniers mots « Je me fais du souci pour ta mère » et puis il est parti dans les étoiles et repose aujourd’hui en paix dans le sud de la France, près de Toulon.

Alors, tous les soirs avant de s’endormir il dit la phrase suivante : « Je t’aime Papa et tu me manques beaucoup » et puis il s’endort espérant rêver encore de lui.

Et puis, les seules choses importantes sont la vie et la santé, ne t’inquiète pas ce n’est que de l’argent lui disaient  ses proches pour le rassurer, le voyant se détruire et se consumer de jour en jour.

Vous voyez, notre avocat est un être sensible, à fleur de peau, et sa sensibilité va le conduire à rechercher la corde sensible de ses clients en rédigeant un courriel « erga-omnes » destiné à ses nombreux clients qui ne l’ont pas encore payé et à sa banquière qui lui a supprimé son découvert autorisé et qui l’a mis en interdiction bancaire.

Il faut que vous sachiez, si vous ne le savait pas déjà, que le modeste avocat de banlieue parisienne malade, limité dans son exercice est très vulnérable, et que tous les créanciers institutionnels URSSAF, impôts, banques, etc. se jettent sur lui pour le saigner à blanc et pour l’achever définitivement.

Alors, face à ce déchaînement sauvage et aveugle qu’il ne peut arrêter, il a adressé une lettre à ses mauvais payeurs et à son banquier dont vous lirez ci-dessous la teneur.

« Mesdames, Messieurs, chers clients,

N'ayant toujours pas reçu de règlement d'honoraires à ce jour de votre part, je me permets de revenir vers vous car ma situation financière est aujourd'hui critique.

En effet, des impayés de charges URSSAF pendant ma longue  hospitalisation (je suis atteint d'une insuffisance rénale terminale nécessitant trois dialyses de 4 heures par semaine et dans l'attente d'une greffe d'un rein) et une défiance de ma banque LCL (suppression du découvert autorisé et rejet d’un chèque de 180 euros) qui m'a conduit à une interdiction bancaire (alors que je suis clients depuis de nombreuses années et que je me suis toujours acquitté d'un emprunt immobilier souscrit sur 15 ans, (à cette époque - juin 1999, Mme X m'avait mis en place sans difficulté le découvert nécessaire au remboursement de mon prêt LCL de 1500 euros par mois, charité bien ordonnée commence par soi-même), ont donné une bonne occasion à l'URSSAF de ..........à m'assigner en liquidation judiciaire devant le TGI de ………. le …………….(excellent pour mon image de marque) pour non paiement de charges sociales patronales, charges qui je le rappelle représentent environ 60 % du salaire brut d’une collaboratrice juriste qui gagne 2800 brut par mois.

Heureusement, le soutien sans faille de mon Bâtonnier Me Y et de la future vice Bâtonnière, mon excellente amie et ancienne collaboratrice, Me B , m'ont permis d'obtenir un report d'audience au lundi 12 octobre 2015.

Malheureusement, aujourd'hui je constate que les clients et les collectivités publiques clientes ne paient plus du tout les honoraires dus (ou avec des délais exorbitants) bien que le travail ait été réalisé et parfois bien que le procès gagné leur ait rapporté beaucoup d'argent (jusqu'à 335 000 euros par exemple).

Mais il est vrai que j’appartiens à une catégorie socioprofessionnelle intermédiaire qui gagne trop pour obtenir des aides et pas assez pour équilibrer les comptes de son cabinet, sachant que j'ai globalement environ 70 % de charges au sens comptable du terme.

L'administration fiscale m'a un jour reproché de ne pas faire taxer les honoraires impayés par le Bâtonnier comme le permet la loi. Je n'ai pas mis en place ces procédures d'exécution forcée car je ne veux pas accabler plus mes clients qu'ils ne le sont déjà par leur adversaire, étant là uniquement pour les défendre et non pour leur poser de nouveaux problèmes ou pour les assigner.

J'ai ainsi du me séparer de toutes mes collaboratrices et stagiaires en novembre 2014 et avril 2015 et je travaille désormais tout seul au rythme de mes 12 heures de dialyse hebdomadaire au ……………………. dont je profite pour saluer ici le dévouement désintéressé de tous les médecins, infirmiers et aides soignants du service néphrologie – hémodialyse.

Ils me soignent et pendant ce temps là mes clients mauvais payeurs et le LCL me détruisent.

L'assurance maladie RAM ne m'ayant toujours pas pris en charge à 100 % ALD, je dois payer les factures que le comptable de l'hôpital ne cesse pas de m'envoyer au mépris des dispositions du code de la sécurité sociale qu’il n’a certainement jamais lues.

L’assurance de prévoyance avocat, que j'ai saisi le 13 mars 2015 par l'intermédiaire de Monsieur le Bâtonnier du Barreau Z  a « perdu » ou égaré mon dossier et ne me donne aucune nouvelle suite à une nouvelle saisine en juin 2015 après quatre mois.

Je suis donc aujourd'hui sans ressources dans une situation très précaire et je ne peux même plus acheter les médicaments nécessaires à ma survie.

Aujourd'hui, je suis gravement malade, le LCL me lâche, choisissant ce moment douloureux de ma vie pour me supprimer toute facilité de caisse, après avoir eu l'audace de me demander le 20 mai 2015, ma déclaration fiscale 2035, me plongeant ainsi en grande difficulté, au point que je ne vais pas pouvoir renouveler mon traitement dans quelques jours, le LCL m'ayant interdit de chéquier.

Il est vrai que je n'attends rien des banques en général et du LCL en particuliers, elles ne sont jamais là quand leurs intérêts ne les y conduisent pas et n'ont pas une vocation humanitaire.

Mais par contre, je trouve anormal et cruel, que des clients que j'ai accompagnés, y mettant tout mon cœur, toutes mes connaissances et toute mon énergie, qui ont signé une convention d'honoraires approuvant ainsi le montant des honoraires dus, se comportent de la sorte. 

Votre attitude n'est vraiment pas très glorieuse, ne pensez-vous pas ?

Avez-vous au moins des remords par rapport à un avocat de banlieue parisienne qui n'aurait jamais du commencer à travailler avant d'être payé et qui vous pourtant l’a  fait sous vos suppliques, vous accordant ainsi toute sa confiance ?

Aussi, j'apprécierais vraiment un règlement rapide des sommes qui me restent dues.

J’espère que je ne serai pas obligé de transmettre ce courriel à M. le Président de la République ainsi qu’aux plus hautes autorités française.

Avec mes plus vifs remerciements, je vous souhaitent tout de même d’excellentes vacances reposantes et réconfortantes.

Bien cordialement

Signé : l’avocat de banlieue D»

L’avocat de banlieue m’a dit confidentiellement qu’il n’avait pas rédigé cette supplique pour faire pleurer dans les chaumières, mais pour pouvoir manger et se soigner tout simplement.

Oui car il sait bien le banlieusard qu’on ne pleure jamais sur la modeste condition d’un avocat de banlieue parisienne, et encore moins sur celle d’un avocat qui n’aurait pas dû tomber malade.

Surtout ne le répétez pas !

PS : le récit de ce conte pourrait choquer les enfants de moins de 18 ans encore pleins d'illusions sur la nature humaine.

Signé : un autre avocat de banlieue parisienne