Par andre.icard le 24/09/13

OUI : il a été jugé qu'en procédant de sa propre initiative, dans le cadre des fonctions de programmation du contrôle fiscal pour lesquelles il avait reçu l'habilitation, à la consultation de dossiers fiscaux de particuliers (élu, cadres et collègues de la direction des impôts...) dans son ressort géographique afin de vérifier la pertinence d'informations dont il avait pu avoir connaissance par l'intermédiaire d' « aviseurs » anonymes, un inspecteur des impôts ne peut être regardé comme ayant commis un abus de fonction. Le fait qu'il n'en a pas informé sa hiérarchie, ne suffisent pas à établir, alors qu'aucun fait de divulgation de données à caractère confidentiel ne lui est reproché, qu'il aurait agi à des fins purement personnelles sans lien avec l'intérêt du service et aurait ainsi manqué à son obligation de neutralité.

M.B, inspecteur des impôts, affecté depuis le 1er septembre 2006 au bureau d'études et de programmation de la direction du contrôle fiscal du sud-ouest en résidence à Agen, a fait l'objet, de la part de sa direction, en mai 2007, d'un contrôle de traçabilité de ses consultations de l'application informatique « Adonis » mise à sa disposition dans le cadre de ses fonctions et donnant accès aux comptes fiscaux des particuliers.

A la suite de ce contrôle, l'administration a mis en oeuvre une procédure disciplinaire, et par un arrêté du 17 décembre 2008, le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique a prononcé à son encontre un avertissement, au motif qu'il avait utilisé l'application informatique « Adonis » pour consulter à de nombreuses reprises et à des fins personnelles, entre décembre 2006 et avril 2007, les dossiers de plusieurs cadres de la direction générale des impôts ainsi que celui d'un élu politique, et qu'il avait ainsi, par ces agissements constitutifs d'un abus de fonction, manqué à l'obligation de neutralité à laquelle il était tenu.

M. B fait appel du jugement du 14 février 2012 du tribunal administratif de Bordeaux qui a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.

M.B, dont les fonctions consistaient à participer à la programmation du contrôle fiscal destinée à déterminer les dossiers fiscaux justifiant une vérification, disposait d'une habilitation générale lui permettant d'utiliser dans le cadre de sa mission, et dans les limites géographiques de l'inter-région sud-ouest, l'application informatique « Adonis » mise à sa disposition.

S'il est reproché à l'intéressé d'avoir enfreint l'obligation de restreindre l'utilisation de cette application à des fins strictement professionnelles en relation avec la mission spécifique qui lui était confiée, il ressort des pièces du dossier que M.B, qui venait d'être affecté sur ce poste à la suite de l'annulation contentieuse de sa précédente affectation, n'avait été chargé d'aucune mission spécifique, sa direction ne lui ayant défini aucun axe de recherches auquel il aurait dû se tenir.

Dans son arrêt en date du 30 mai 2013, la Cour administrative d'appel de Bordeaux a jugé que, dans ces conditions, en procédant de sa propre initiative, dans le cadre des fonctions de programmation du contrôle fiscal pour lesquelles il avait reçu l'habilitation, à la consultation de dossiers fiscaux de particuliers dans son ressort géographique afin de vérifier la pertinence d'informations dont il avait pu avoir connaissance par l'intermédiaire d' « aviseurs » anonymes, M. B ne peut être regardé comme ayant commis un abus de fonction.

Ainsi, s'il est constant que des consultations de l'application ont porté sur un élu du département de Lot-et-Garonne et sur certains cadres de la direction générale des impôts avec lesquels M. B était ou avait été en relations professionnelles, ni cette circonstance, ni le fait qu'il n'en a pas informé sa hiérarchie, ne suffisent à établir, alors qu'aucun fait de divulgation de données à caractère confidentiel ne lui est reproché, qu'il aurait agi à des fins purement personnelles sans lien avec l'intérêt du service et aurait ainsi manqué à son obligation de neutralité.

Dans ces conditions, les agissements de M. B ne présentent pas un caractère fautif de nature à justifier une sanction disciplinaire.

SOURCE : Cour administrative d'appel de Bordeaux, 6ème chambre (formation à 3), 30/05/2013, 12BX00987, Inédit au recueil Lebon

Par andre.icard le 02/05/13

EN BREF : à compter du 12 septembre 2012, seuls les commentaires publiés au Bulletin officiel des finances publiques-impôts sont opposables à l'administration en application du deuxième alinéa de l'article L.80 A du livre des procédures fiscales.

En vertu du décret n° 2008-1281 du 8 décembre 2008 relatif aux conditions de publication des instructions et circulaires, dans sa rédaction issue du décret du 6 septembre 2012, un arrêté du Premier ministre peut prévoir que, pour les circulaires et instructions intervenant dans certains domaines marqués par un besoin régulier de mise à jour portant sur un nombre important de données, leur mise à disposition sur un site internet autre que le site du Premier ministre, mentionné à l'article 1er du décret du 8 décembre 2008 (www.circulaires.legifrance.gouv.fr), produira les mêmes effets que la mise à disposition sur ce site.

Par un arrêté du 7 septembre 2012 du ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, et du ministre de l'économie et des finances, a été créé le « Bulletin officiel des finances publiques » (BOFIP), qui comporte notamment une section relative aux impôts et qui peut être consulté sur le portail « www. impots.gouv.fr » .

En vertu de l'arrêté du Premier ministre du 10 septembre 2012, la mise à disposition des circulaires et instructions sur le site internet « BOFIP-Impôts » produit, à compter du 12 septembre 2012, les mêmes effets qu'une mise à disposition sur le site du Premier ministre.

Par instruction 13 A-2-12 du 7 septembre 2012, publiée au bulletin officiel des impôts du même jour, les mêmes ministres ont indiqué que la section « impôts » du bulletin officiel des finances publiques se substituait notamment au « Bulletin officiel des impôts », à la documentation administrative de base et à la rubrique « rescrits » du portail « www.impots.gouv.fr » et qu'à compter du 12 septembre 2012, seuls les commentaires publiés au Bulletin officiel des finances publiques-impôts seraient opposables à l'administration en application du deuxième alinéa de l'article L.80 A du livre des procédures fiscales.

La même instruction indique que, par voie de conséquence, à compter de cette même date, sont rapportés « tous autres commentaires publiés antérieurement sous forme de documentation administrative de base, d'instructions, de réponses ministérielles, de rescrits de portée générale et de réponses apportées dans le cadre du comité fiscal de la mission d'organisation administrative (...) ».

SOURCE : Conseil d'État, 8ème et 3ème sous-sections réunies, 27/02/2013, 357537, Inédit au recueil Lebon.

Par andre.icard le 14/04/13

EN BREF : le parent au domicile duquel le juge aux affaires familiales (JAF) a fixé à titre principal, la résidence des enfants mineurs, les déclare fiscalement à sa charge. L'autre parent peut déduire la pension alimentaire qu'il verse pour l'entretien de ses enfants mineurs à l'autre parent au domicile duquel est fixée la résidence principale des enfants. Sont donc déductibles, uniquement les pensions alimentaires attribuées dans le cadre des mesures provisoires fixées par l'ordonnance de non conciliation (ONC), ainsi que celles fixées par le jugement de divorce ou d'homologation de la convention dans le cas d'un divorce par consentement mutuel.

Par contre, ne sont pas déductibles les sommes versée par le débiteur de la pension alimentaire, spontanément au-delà du montant fixé par le juge aux affaires familiales, et ce pour quel que motif que ce soit.

Voir en ce sens : Conseil d'Etat, du 6 mars 1991, 75387, inédit au recueil Lebon

Réponse à la question n° 83953 d'un député du 11 avril 2006

Réponse à la question n° 14541 d'un député du 19 mai 2003

Réponse à la question n° 64858 d'un député du 31 janvier 2006

Cependant, le parent chez qui les enfants mineurs n'ont pas leur résidence principale, et qui s'acquitte d'une pension alimentaire, peut demander le rattachement de ses enfants, s'il prouve qu'il supporte dans les faits, la charge principale de leur entretien.

Voir en ce sens : Cour administrative d'appel de Paris, 2e chambre, du 23 mai 1995, 89PA02569, inédit au recueil Lebon

SOURCE: Le Particulier - Impôts 2013 - HS n° 81 -Guide de la déclaration de revenus - Janvier 2013 - page 251 - 6,50 euros