angel.la-torre

Par angel.la-torre le 13/08/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 11 mois

La France a fait du thème des migrations l'une des priorités de la présidence française de l'Union européenne du second semestre 2008.

Les 13 et 14 octobre, le conseil des ministres de l'Union européenne se réunit à Paris pour adopter un « pacte européen sur l'immigration et l'asile ». Par ailleurs, après une première réunion à Rabat en 2006, la deuxième conférence interministérielle euro-africaine en matière de migration et développement se déroulera à Paris les 20 et 21 octobre 2008.

La France entend proposer à ses homologues européens l'adoption d'accords de « gestion concertée des flux migratoires et de co-développement » comme modèle de négociation par lesquels d'une part, elle fait la promotion d'une immigration choisie, d'autre part, elle demande aux pays du Sud de réadmettre leurs ressortissants et ceux des pays tiers ayant transité sur leur territoire.

Préoccupés par le caractère essentiellement sécuritaire du traitement des flux migratoires, entraînant des milliers de morts, et par les choix économiques mis en oeuvre qui maintiennent le continent africain en marge du développement, les organisations signataires font appel à la mobilisation pour faire entendre la voix des sociétés civiles européennes et africaines.

Il est grand temps que la question des migrations et du développement soit réellement pensée sous l'angle des intérêts mutuels : ceux des pays d'origine, des pays de transit, des pays d'accueil et surtout, ceux des migrants eux-mêmes.

Nous voulons une autre Europe que celle qui se transforme en forteresse et met en oeuvre des moyens démesurés pour empêcher l'accès à son territoire et expulser les sans-papiers. Nous refusons la systématisation des centres de détention et de l'éloignement forcé.

Dans la continuité de la première conférence non gouvernementale euro-africaine « migration, liberté de circulation et droits fondamentaux »,

Les 17 et 18 octobre nous appelons à une mobilisation de grande ampleur à Paris, pour une autre conception de l'immigration et un autre rapport entre l'Union européenne, l'Afrique et le reste du monde. Nous tiendrons la deuxième conférence non gouvernementale euro-africaine, une grande manifestation pour une autre politique européenne et un concert géant.

Pour signer l'Appel, cliquez ici.

Par angel.la-torre le 11/08/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 11 mois

Sans-papiers, ils construisaient... un nouveau centre de rétention.

Pour le compte de l'Etat, trois clandestins employés sur un chantier qui dépend du ministère de la Défense travaillaient à l'extension du centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) quand ils ont été interpellés lundi dernier. Ils se sont ensuite retrouvés à quelques mètres de là... de l'autre côté de la barrière. «Ils ont tous été conduits au centre de rétention», confirme un policier à Libération. Il parle également d'un quatrième homme, arrêté jeudi. Hier, le ministère de l'Immigration n'en comptabilisait que trois. Deux d'entre eux, de nationalité turque, ont été placés en rétention au Mesnil-Amelot, situé au pied des pistes de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. L'un a été libéré par le juge des libertés mercredi. L'autre se trouve encore en rétention : ltikat Tuma, un Turc de 35 ans employé par Intérim Alpha, une agence d'intérim du Loiret. Il confirme depuis le Mesnil-Amelot : «Je suis en France depuis deux ans et demi. J'ai été embauché par cette agence d'intérim pour venir travailler sur l'extension du centre de rétention.»

Le troisième, de nationalité indéterminée, a été laissé en liberté avec un arrêté de reconduite à la frontière.

Incitation à la révolte. Les services de Brice Hortefeux n'ont pas voulu ajouter de commentaires. Hier soir, Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS à l'égalité, appelait le ministre à «s'expliquer immédiatement sur l'emploi de ces étrangers en situation irrégulière sur un chantier public, dans des conditions illégales ».

Quand, lundi matin, sur information d'une entreprise de gardiennage, les trois travailleurs sans papiers ont été arrêtés par les policiers du commissariat voisin de Mitry-Mory, les militants de l'association SOS soutien aux sans-papiers n'ont pas été surpris. «Cette extension du centre de rétention pilotée par le ministère de la Défense constitue un marché public au plus bas prix, dénonce Rodolphe Nettier, son président. On veillait naturellement à ce que des sans-papiers ne construisent pas leur propre prison.» L'association appelle à manifester depuis plusieurs semaines devant les grilles du Mesnil-Amelot.

Samedi 2 août, alors qu'une quarantaine de militants étaient présents à l'extérieur du centre, des heurts se sont produits entre retenus et policiers. Deux débuts d'incendie - vite maîtrisés - ont été provoqués par des occupants. Dans la foulée, le ministre de l'Immigration a accusé l'association d'incitation à la révolte (Libération du 7 août) et interdit toute manifestation à proximité du centre. Confrontés aux positions musclées du ministre sarkozyste, les militants ont fait le choix de ne pas se rassembler samedi 9 août, afin d'éviter «une très probable interpellation aussi inutile qu'improductive».

Renverser la vapeur. Après les arrestations des sans-papiers travaillant au Mesnil-Amelot, Nettier et ses amis tentent de renverser la vapeur : «Les gens qui nous accusent de provoquer la venue de sans-papiers sont ceux-là même qui les emploient illégalement. Ce sont eux qui provoquent ce fameux appel d'air tant décrié. Nos accusateurs sont ceux qui asservissent les sans-papiers. Nous n'avons aucune leçon à recevoir de ces gens-là.»

Les nouveaux bâtiments du Mesnil-Amelot pourront contenir 240 personnes. La Cimade, association d'aide au droit des étrangers, la seule habilitée à être présente dans les centres de rétention, avait demandé «l'abandon» de ce projet.

Pris de Libération de ce jour.

Par angel.la-torre le 11/08/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 11 mois

El presidente boliviano Evo Morales obtuvo ayer, domingo 10 de agosto, una victoria neta que lo confirma en su función, así como sus principales opositores liberales, en el referéndum revocatorio destinado a reforzar su presencia política para sacar a Bolivia, según él, del callejón sin salida en el que se encuentra.

El presidente socialista Evo Morales, de origen indio, ha sido confirmado con su vicepresidente por más de 63 % de "sí", anunció la televisión ATB. La cadena privada le pronostica también más de 63 % de votos favorables.

Sin embargo, el principal adversario del presidente, el gobernador de Santa Cruz, Ruben Costas (liberal) ha sido confirmado también ampliamente en su función con 69 %, indica la cadena ATB.

Del balcón del palacio presidencial, Evo Morales declaró a la muchedumbre que celebraba la victoria, que permanecia en su puesto " para avanzar en la recuperación de los recursos naturales y consolidar la nacionalización ". También presentó sus " respetos a los gobernadores " confirmados, entre los cuales, cinco son sus opositores.

" La autonomía ganó "

Por su parte, el gobernador de Santa Cruz Ruben Costas, principal opositor liberal, pidió al gobierno de " no promover su proyecto de Constitución, si no estará en un callejón sin salida ". Ruben Costas juzgó que " la autonomía había ganado " aullando a algunos millares de partidarios que blanden la bandera blanca y verde de Santa Cruz: " el león rugió: democracia y Libertad ".

" Es un buen resultado (para Evo Morales), pero es un resultado problemático " explica el politólogo Hervé Do Viola. " Hay un bloqueo general porque los equilibrios son mantenidos " añade al investigador en ciencias políticas.

E n lo que toca a la posibilidad de un diálogo, el especialista es categórico: " aunque el gobierno está en posición de fuerza, debe negociar, no hay otra salida ".

Hervé Do Viola afirma que " existe un voto muy marcado a favor de la regionalización ", haciendo referencia a la elección de los gobernadores liberales de Pando (norte), Beni (norte), Tarija (sur) que han sido confirmados en sus puestos con un porcentaje superior a las cifras obtenidas en sus propias elecciones.

Algunos incidentes aislados

Dos adversarios políticos del gobierno socialista perdieron: Jose-Luis Paredes (socialdemócrata) en La Paz y su colega de Cochabamba (centro) Manfred Reyes, un antiguo oficial que no quiere reconocer el referéndum y declaró quedarse en su puesto, a pesar de su derrota.

El gobernador de Oruro (sur), partidario de Evo Morales no ha sido confirmado, especialmente a causa de su gestión local.

En las capitales de las regiones que habían ratificado a sus gobernadores respectivos, los habitantes salieron a las calles y comenzaron a celebrar sus victorias en las plazas principales, agitando banderas, cantando y formando rondas.

El ministro del Interior, Alfredo Rada, afirmó que la votación se había celebrado en la calma, evocando " incidentes aislados " como la desaparición de boletines de votos en Yucumo en la región del Beni (norte).

Aparición sorprendente con sus dos hijos

Evo Morales votó en Chapare (este de La Paz), una zona de plantación de coca que constituye su bastión electoral, rodeado de dos de sus hijos Alvaro y Evaliz, de una docena de años de edad.

La aparición del presidente boliviano con dos hijos sorprendió a los periodistas locales. En efecto, el presidente es oficialmente soltero y es poco propenso a evocar su vida privada.

La votación se celebró con calma en La Paz, la capital, así como en El Alto, el suburbio popular muy favorable al presidente.

Para sacar Bolivia del callejón sin salida político y de la división, Evo Morales, el primer presidente indígena de este país andino pobre, poblado de 10 millones de habitantes, había organizado, 32 meses después de su llegada al poder, este referéndum revocatorio para volver a lanzar su política, enredada por la falta de diálogo de la oposición.

Traducción libre de un artículo del NouvelObs de hoy.