angel.la-torre

Par angel.la-torre le 30/09/08
Dernier commentaire ajouté il y a 13 années 4 semaines

Fichez la paix aux libertés

Le Collectif « Non à EDVIGE », réuni le 25 septembre, se félicite de la mobilisation citoyenne massive qui a largement contribué à faire reculer le gouvernement sur un texte liberticide.

Il réaffirme son opposition au décret 2008-632 et en demande toujours l'abrogation. Le nouveau projet transmis à la CNIL ne précise pas s'il modifie, complète ou se substitue à celui de juillet. Il ne peut toutefois être qualifié de réel retour aux principes qui doivent régir le fonctionnement d'un Etat de droit.

En effet, après avoir poussé très loin les reculs en matière de respect des libertés publiques et d'atteintes aux droits démocratiques avec le décret 2008-632, le gouvernement s'estime dédouané quand il n'a pourtant reculé que très partiellement sur les aspects les plus controversés d'un texte inacceptable dans son intention comme dans sa forme. L'architecture du texte a changé et la disparition de la finalité du fichage des militants en tant que tels va apparemment plus loin que le texte même de 1991. Mais l'on retrouve toujours un mélange de finalités très différentes et les garanties se sont fortement dégradées par rapport au texte de 1991.

Certains reculs partiels, comme le retrait de la vie sexuelle ou de l'état de santé, sont prétexte à avancer dans des propositions qui restent très inquiétantes au regard du texte de 1991. C'est là une stratégie aussi classique que détestable, une tactique qui ne peut pas longtemps faire illusion.

Le « droit à l'oubli » pour les mineurs, par exemple, est certes une petite avancée par rapport au texte de juillet mais il ne peut faire oublier qu'il s'agit pour la première fois de ficher des mineurs et ce sur de simples soupçons, sans l'existence du moindre délit. La défenseure des enfants s'en est d'ailleurs émue : « dans la mesure où le casier judiciaire national recense l'ensemble des condamnations des mineurs selon des modalités garantissant un accès limité à ces données et des règles d'effacement pour préserver notamment leur avenir professionnel », elle « ne voit pas l'intérêt que ces informations soient reprises dans le fichier EDVIGE ».

Quant aux données elles-mêmes, si la vie sexuelle et l'état de santé ont fort heureusement été retirées, subsistent encore les origines « raciales » ou ethniques, les opinions philosophiques, politiques ou religieuses et l'appartenance syndicale bref, tout ce qui est censé avoir été retiré avec la disparition du fichage des personnes sollicitant un mandat et qui revient ainsi en catimini.

Si la traçabilité des demandes de recueil des données offre une garantie supplémentaire par rapport au décret créant EDVIGE, le droit à l'information et le droit d'opposition restent formellement exclus, ce qui n'était pas le cas dans le texte de 1991. N'oublions pas que depuis la loi de 2004, les pouvoirs et les moyens de la CNIL ont été fortement réduits. On ne peut donc que s'interroger sur la portée et la réalité du contrôle qu'elle pourra exercer.

La notion de trouble à l'ordre public, inquiétante au regard des droits démocratique, est devenue atteinte à la sécurité publique. On pourrait penser qu'il y a là un progrès. C'est oublier que dans le texte de 1991, la formulation évoquait l'atteinte à la sûreté de l'Etat ou à la sécurité publique « par le recours ou le soutien actif apporté à la violence ». Dans sa nouvelle formulation, la première finalité ouvre un boulevard à la criminalisation du mouvement social et de l'action revendicative, tant la notion d'atteinte à la sécurité publique est floue et peut recouvrir de situations différentes. Les risques qui pèsent sur les libertés citoyennes sont réels.

Pour toutes ces raisons, le Collectif « Non à EDVIGE » appelle les citoyennes et les citoyens de ce pays, épris de liberté et attachés au respect des droits, à continuer à manifester leur attachement aux valeurs démocratiques en signant la pétition « Pour obtenir l'abandon d'EDVIGE », en organisant partout en France des collectifs locaux en vue de la mobilisation du 16 octobre prochain qui réclamera le retrait du décret EDVIGE et le refus de tout texte qui viserait à le sauvegarder sous une forme déguisée.

Le Collectif « Non à EDVIGE » appelle à l'organisation ce 16 octobre, partout en France, de rassemblements citoyens devant les préfectures pour réclamer le respect des droits démocratiques fondamentaux.

26 septembre 2008

Par angel.la-torre le 28/09/08
Dernier commentaire ajouté il y a 13 années 1 mois

Un extraño parecido entre algunas frutas y algunos órganos del cuerpo humano...

Par angel.la-torre le 26/09/08
Dernier commentaire ajouté il y a 13 années 1 mois

La Cimade a été reçue par le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, le 22 puis le 24 septembre. Il s'agissait pour elle de vérifier si la volonté du Gouvernement était bien de remettre en cause radicalement la mission de défense des droits des étrangers placés en centre de rétention exercée par la Cimade depuis 24 ans.

Les responsables de la Cimade ont en premier lieu demandé au ministre de rectifier ses propos tenus sur les ondes de France Inter le 8 septembre : la Cimade assume pleinement la mission qui lui est dévolue comme en témoignent ses rapports réguliers et ses multiples interventions et interpellations auprès des services du ministère. C'est en revanche l'Administration, sous la pression des quotas d'expulsion et la grande tension que cette méthode génère en rétention, qui n'est plus en mesure d'éviter les incidents à répétition et les drames. L'incendie du centre de rétention de Vincennes, alors que la Cimade avait alerté le préfet de police à plusieurs reprises sans être entendue, en constitue la preuve.

La Cimade avait en début d'année clairement indiqué au ministre qu'elle était disposée à ce que la mission de défense des droits des étrangers en rétention soit assumée au plan national dans le cadre d'un regroupement de plusieurs associations non gouvernementales. Malheureusement, aucune de ses propositions n'a été retenue. Le décret et l'appel d'offres diffusés fin août, prévoyant des lots éclatés pour lesquels des prestataires de service s'arracheraient des parts de marché, relèvent d'une logique de « concurrence libérale » déplacée en matière de défense des droits de l'Homme.

Lors de ces deux entretiens, la Cimade a expliqué au ministre que le nouveau dispositif constitue la négation du rôle de la société civile et de sa fonction essentielle de témoignage. Elle a développé au ministre les raisons pour lesquelles elle lui demande de modifier le décret du 22 août et l'appel d'offres qui en est issu, afin que les étrangers puissent disposer d'une véritable aide juridique, dans le cadre d'une action nationale cohérente, assurée par des associations non gouvernementales organisées entre elles.

Le ministre a indiqué qu'il ne remettait pas en cause la liberté d'expression des organisations prestataires, a confirmé que ces organisations pourraient répondre, pour un même lot, dans le cadre d'un groupement, a proposé la mise en place de rencontres entre les prestataires et l'évaluation au bout de six mois de la pertinence du nombre de 8 lots.

Tout en prenant note de ces clarifications que le ministère précisera par écrit, la Cimade constate que le ministre n'a pas voulu remettre en cause le principe même de l'éclatement et de l'émiettement, et donc la transformation profonde de la mission de défense des droits des étrangers en rétention.

La Cimade décidera, au cours d'une assemblée générale extraordinaire le 4 octobre prochain, la façon dont elle poursuivra son action de soutien auprès des étrangers retenus et éloignés.

Pris du site web de la CIMADE

Par angel.la-torre le 25/09/08
Dernier commentaire ajouté il y a 13 années 1 mois

Amnesty International France (AIF) veut partager ses préoccupations et ses recommandations concernant la situation des étrangers maintenus en rétention administrative et le projet du ministre de l'Immigration de modifier les conditions de présence de la CIMADE, l'association chargée depuis des nombreuses années de les aider au quotidien à exercer leurs droits.

Par décret du 22 août 2008 (JO du 23 août), le ministère de l'Immigration a en effet modifié les conditions d'intervention dans les centres de rétention. Le nouveau décret ouvre cette mission aux « personnes morales ayant pour mission d'informer les étrangers et de les aider à exercer leurs droits » et l'appel d'offres de marché public découpe en huit lots géographiques distincts l'accès aux centres. Ce changement s'accompagne d'importantes modifications de la nature du travail par l'introduction de nouvelles clauses dans les cahiers des charges.

Avec quatre autres associations1, AIF a invité les « personnes morales ayant pour mission d'informer les étrangers et de les aider à exercer leurs droits » qui sont concernées par ce changement - notamment celles qui envisagent de répondre à l'appel d'offres - à une réunion interne d'information et de réflexion.

AIF cherche également à poursuivre le dialogue avec le ministre de l'Immigration et s'est adressée à lui le 17 septembre avec onze autres associations de la Coordination française pour le droit d'asile (CFDA)2. Les associations signataires ont mis particulièrement en garde contre:

- l'ouverture de cette mission à des personnes morales autres que les associations spécialisées ;

- l'exigence de neutralité et de confidentialité ;

- la volonté de mise en concurrence des postulants et l'émiettement de cette mission qui empêcheront un réel travail en collaboration et une observation d'ensemble sur la situation prévalant dans les centres de rétention.

Dans une note du 24 juin 2008 intitulée « Au sujet de la rétention et des récents évènements au centre de Vincennes », AIF avait précisé ses préoccupations concernant la situation des étrangers retenus dans les centres ou locaux de rétention administrative.

Amnesty International reconnaît aux Etats le droit de contrôler l'accès à leur territoire mais ce contrôle et les renvois d'étrangers en situation irrégulière qui peuvent en découler doivent s'exercer dans le respect des normes internationales concernant les droits humains. Les migrants, quelle que soit leur situation y compris irrégulière au regard du séjour, ont des droits.

AIF souhaite attirer l'attention sur diverses situations dans lesquelles des étrangers sont maintenus en rétention en raison des craintes qu'ils éprouvent pour leur vie, leur liberté ou leur sécurité en cas de renvoi dans leur pays : certains ont eu un refus de leur demande d'asile, d'autres n'ont pas encore eu l'occasion de déposer une telle demande ; d'autres encore sont connus de l'administration comme ne pouvant être renvoyés dans leur pays mais peuvent néanmoins être maintenus plusieurs jours en rétention. Les objectifs chiffrés du gouvernement pour les renvois d'étrangers en situation irrégulière et les pressions correspondantes accroissent les préoccupations et les risques.

1- ACAT Action des chrétiens pour l'abolition de la torture, ANAFE, Comede Comité médical pour les exilés, Ligue des droits de l'Homme.

2- ACAT Action des chrétiens pour l'abolition de la torture ; AIF Amnesty International France ; APSR Association d'accueil aux médecins et personnels de santé réfugiés en France ; CAAR Comité d'aide aux réfugiés ; CASP Centre d'action sociale protestant ; Comede Comité médical pour les exilés ; Dom'Asile ; ELENA France ; GAS Groupe accueil et solidarité ; GISTI Groupe d'information et de soutien des immigrés ; LDH Ligue des droits de l'homme ; MRAP Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples ; Association Primo Levi (soins et soutien aux victimes de la torture et des violences politiques) ; SSAE Soutien, Solidarité et Actions en faveur des Emigrants.

Source : NEWS Press

Par angel.la-torre le 22/09/08
Dernier commentaire ajouté il y a 13 années 1 mois

Le 10 septembre, le président de la Bolivie Evo Morales a déclaré l'ambassadeur des Etats-Unis persona non grata. Le 11 Septembre (35eme anniversaire de coup d'état militaire contre Salvador Allende au Chili) le président du Venezuela a demandé à l'ambassadeur US de quitter le pays. Le président Hugo Chavez croyait à la possibilité d'un coup d'état imminent dans lequel l'administration US était impliquée. Le président Morales pensait que son gouvernement était sous la menace d'une grave déstabilisation fomentée aussi par les Etats-Unis. Un troisième pays, le Paraguay, avait annoncé 10 jours auparavant qu'il avait repéré une conspiration impliquant des officiers et des politiciens de l'opposition.

L'Amérique latine fait actuellement face à une de ses plus graves crises depuis la restauration de la démocratie à la fin du 20eme siècle. Le complot contre la démocratie au Venezuela via une conspiration, révélée par des conversations téléphoniques entre officiers militaires de haut rang et diffusées à la télévision nationale, visait à faire assassiner le chef de l'état démocratiquement élu. En Bolivie, les préfets séparatistes de cinq provinces de l'est et du sud ont entamé une campagne de violence et de sabotage économique destinée à déstabiliser le régime démocratique.

Ces événements démontrent sans équivoque qui sont ceux qui défendent la démocratie et qui sont ceux qui la menacent aujourd'hui. Nous sommes scandalisés devant l'échec d'une bonne partie des médias internationaux à fournir une information précise et fiable sur ces événements. Tous les démocrates doivent se rassembler pour défendre la démocratie en Amérique latine.

Signé : Harold Pinter, John Pilger, Tony Benn, Ken Loach, Jean Lambert MEP, Ian Gibson MP, Kelvin Hopkins MP, Billy Hayes, General secretary, CWU, Bill Greenshields

Traduction VD pour le Grand Soir

Pris du journal The Guardian du 20 septembre 2008 :

Threat to democracy in Latin America

On September 10 President Evo Morales of Bolivia declared the US ambassador persona non grata. On September 11 (the 35th anniversary of the military overthrow of Salvador Allende in Chile) the president of Venezuela asked the US ambassador there to leave the country. President Hugo Chávez believed he was facing the possibility of an imminent coup d'etat in which he said the US administration were involved. President Morales believed that his government was facing serious destabilisation which was also being fomented by the US. A third country, Paraguay, announced 10 days previously that it had detected a conspiracy involving military officers and opposition politicians.

Latin America now faces its most serious crisis since the reintroduction of democracy at the end of the 20th century. The plot against democracy in Venezuela centred on a conspiracy, revealed in telephone conversations between senior military officers broadcast on national television, to assassinate the democratically elected head of state. In Bolivia, the separatist prefects of the five eastern and southern departments have begun a campaign of violence and economic sabotage designed to destabilise the democratic regime.

These events show unequivocally who defends democracy and who threatens it today. We are appalled by the failure of much of the international media to provide accurate and proportionate coverage of these events. All democrats throughout should rally to defend democracy in Latin America.

Harold Pinter, John Pilger, Tony Benn, Ken Loach, Jean Lambert MEP, Ian Gibson MP, Kelvin Hopkins MP, Billy Hayes, General secretary, CWU, Bill Greenshields, President, NUT, and 23 others

sep
21

El águila

Par angel.la-torre le 21/09/08
Dernier commentaire ajouté il y a 13 années 1 mois

Para reflexionar este domingo.

Par angel.la-torre le 15/09/08
Dernier commentaire ajouté il y a 13 années 3 semaines

Encuesta anónima.

Gracias por su participación.

Par angel.la-torre le 14/09/08
Dernier commentaire ajouté il y a 13 années 1 mois

Una reflexión dominical...

Par angel.la-torre le 12/09/08
Dernier commentaire ajouté il y a 13 années 1 mois

Extracto del discurso del presidente venezolano Hugo CHAVEZ el día de ayer, 11 de septiembre del 2008.

Tomado, tal y cual, de youtube.

Par angel.la-torre le 10/09/08
Dernier commentaire ajouté il y a 13 années 1 mois

Une conférence de presse a réuni le 9 septembre les 12 organisations signataires d'un recours commun en annulation devant le Conseil d'Etat du décret créant le fichier Edvige, ainsi que bon nombre d'organisations et individus signataires de l'Appel « Pour obtenir l'abandon d'Edvige ».

La mobilisation contre la mise en place de ce fichier est immense et témoigne de l'inquiétude légitime de la population face aux attaques qu'il porte contre les droits fondamentaux et les libertés publiques et individuelles. Cette mobilisation a enfin été entendue et le Président de la République a souhaité que les libertés publiques soient préservées. La ministre de l'intérieur sur TF1 hier s'est déclarée prête à recevoir les organisations qui le lui demanderaient mais pour ensuite décider d'exclure a priori les représentants des 800 organisations et des 135000 signataires individuels du Collectif « Non à Edvige ».

Cette mise à l'écart va manifestement à l'encontre de la démarche d'apaisement et de dialogue mise en avant par le Président de la République pour garantir les libertés.

Elle apparaîtra incompréhensible aux yeux de l'opinion publique et de nature à jeter un total discrédit sur l'action de la Ministre de l'Intérieur, comme sur la parole du Président de la République.

Pour le Collectif, le retrait du décret est un préalable à l'ouverture d'un débat parlementaire sur le respect des libertés publiques, débat dont l'annonce nous réjouit : il est plus que temps que les citoyens, par l'intermédiaire de leurs représentants, reprennent leur place dans une discussion qui n'aurait jamais dû leur échapper.

Dès aujourd'hui, les organisations demandent donc à rencontrer les groupes parlementaires des deux assemblées pour remettre les citoyens au coeur du débat.

Elles réaffirment leur volonté de voir ce décret annulé.

Si le décret n'était pas retiré d'ici là, elles appelleront les citoyens à fêter la sainte Edvige le 16 octobre en se rassemblant à Paris et en région pour faciliter le travail de la police et déposer leur propre fiche individuelle de renseignement auprès des services concernés, afin de démontrer que l'absurdité sécuritaire aboutit, peu ou prou, à ficher toute la population.

Dans l'attente du retrait du décret 2008-32, le Collectif « non à edvige » appellent l'ensemble des défenseurs des libertés de ce pays à amplifier la mobilisation en signant et en faisant signer l'appel « Pour obtenir l'abandon d'Edvige » (www.nonaedvige.ras.eu.org), pour qu'enfin le gouvernement se résolve définitivement à retirer ce décret liberticide.

Le 10 septembre 2008

SIGNER L'APPEL