Par angel.la-torre le 25/01/10

Action collective

Les organisations soussignées dénoncent l'arrestation et les mesures d'expulsion (reconduite à la frontière) prises à l'encontre de la centaine d'exilés débarqués le 22 janvier à Bonifacio (Corse).

Dès leur prise en charge dans un gymnase de la ville réquisitionné, ils ont été détenus, sans pouvoir recevoir de visite, hormis les personnes introduites par la police pour une assistance humanitaire, jusqu'à leur transfert – certains d'entre eux menottes aux mains - par autocar le lendemain, 23 janvier, vers des avions qui les ont conduits dans des centres de rétention administrative (CRA) – éparpillés sur le continent, où ils étaient toujours privés de liberté. Les demandeurs d'asile ont droit au séjour provisoire le temps qu'il soit répondu à leur demande. La France est signataire de la Convention de Genève sur les réfugiés, qui la lie, et interdit les mesures de renvoi dans leur pays d'origine qui ont pourtant été immédiatement prononcées.

Non seulement les intéressés ont été abusivement détenus sous le régime de la rétention administrative, mais les conditions de cette rétention, comme les conditions et la durée des transferts vers le continent, les ont mis dans l'incapacité d'exercer correctement les droits qui leurs sont en théorie concédés dans cette situation : notification des décisions dans une langue comprise, possibilité de rencontrer un avocat ou une association, d'exercer des recours...

Il apparaît dans cette affaire, et une fois de plus, que la précipitation de l'administration à décider d'éloigner des demandeurs d'asile avant d'enregistrer leur requête visait à les condamner à une procédure inéquitable, dite « prioritaire », ce qui constitue un véritable détournement de la loi. Comment, en effet, expliquer en toute clarté, avec toutes preuves utiles, les risques encourus dans son pays d'origine et les raisons de le fuir, en situation d'internement, dans un délai obligatoire de cinq jours, sans l'assistance d'interprètes... Cela relève de la science-fiction.

Ces illégalités sont d'autant plus graves qu'elles concernent aussi des enfants, pareillement détenus, et auxquels une protection et une attention spécifiques sont dues en application de la loi et des engagements internationaux de la France.

Le droit d'asile est un droit fondamental ; la France a choisi de le bafouer.

Les organisations signataires demandent par conséquent la mise en liberté immédiate des demandeurs d'asile transférés de Corse, et leur prise en charge dans le cadre de la procédure normale applicable, impliquant normalement leur hébergement et accompagnement dans des centres d'accueil pour demandeurs d'asile.

C'est d'ailleurs ce que viennent de décider les juges de Nîmes et de Rennes, en refusant de prolonger leur rétention, sanctionnant ainsi qu'il fallait s'y attendre l'action illégale de l'administration.

Le 25 janvier 2010

Signataires :

* L'ADDE (Avocats pour la Défense des Droits des Etrangers)

* Amnesty International France

* L'ANAFÉ (Association Nationale d'Assistance aux Frontières pour les Étrangers)

* ELENA (European Legal Network for Asylum)

* Le GISTI (Groupe d'Information et de Soutien des Immigrés)

* La LDH (Ligue des Droits de l'Homme)

* Le SAF (Syndicat des Avocats de France)

* Le SM (Syndicat de la Magistrature)

Par angel.la-torre le 19/01/10

El Ministro Eric BESSON ha dado a conocer ayer el balance de su acción del año pasado.

Aquí algunas cifras:

- 6 000 extranjeros « sin papeles » han sido regularizados.

- 29 288 extranjeros en situacion irregular han sido reconducidos a la frontera (el objetivo asignado era de 27 000).

Asimismo ha informado que a fines de febrero o a comienzos de marzo presentará ante el Consejo de Ministros un « enésimo » proyecto de ley sobre la inmigración en este país.

El balance detallado aquí.

Par angel.la-torre le 25/09/07

El deceso de la mujer china de 51 anos, ocurrida cerca de la medianoche del viernes último pasado en el hospital europeo Georges Pompidou, no ha sido hecho –extrañamente– público por la policía que ayer lunes 24 de septiembre.

Chulan Zhang Liu, nombre avanzado por la asociación RESF (Red Educación Sin Fronteras), se lanzó por la ventana del segundo piso de un edificio ubicado en el 41 del boulevard de la Villette en París 10, donde vivía.

La señora Chulan Zhang reaccionó de esta manera a la llegada de la policía que venia interpelar a la persona que compartía el apartamento con ella, también en situación irregular.

Con el precedente de Iván - niño ruso que salió del coma luego de una situación parecida sucedida en Amiens en el verano que acaba de terminar – el mismo escenario se repite y nos demuestra que la política de las reconducciones a la frontera cifrada a 25 000 para el 2007 es una realidad muy inquietante.

En efecto, hay que tomar en cuenta que ahora la policía procede sistemáticamente a intervenir en la vivienda de los "sin papeles" a fin de efectuar las contestables interpelaciones domiciliarias.

Par angel.la-torre le 12/09/07

El Ministro de la Inmigración, la Integración y la identidad nacional ha convocado para esta mañana, en la calle de Grenelle, 19 Prefectos, dentro de los cuales se encuentran 4 de la región parisina (incluidos el de París y el de los Hauts-de-Seine) que no han alcanzado la cuota de reconducciones a la frontera, que se les había fijado a principios de año. El Ministro vuelve a establecer una práctica inaugurada por Nicolas Sarkozy cuando estaba él mismo en el Ministerio del Interior.

Esta cita se fijó después de que Brice Hortefeux dio cuentas al Presidente de la República el 20 de agosto pasado. Ahora bien, con aproximadamente 11.000 alejamientos del territorio de extranjeros sin papeles a sus países de origen o a otro Estado europeo realizados hasta finales del mes de julio pasado, el Ministro había admitido que sería difícil alcanzar la cifra de 25.000 fijada por Nicolas Sarkozy. Esta mañana, Brice Hortefeux deberá pues presionar a los Prefectos convocados para que procedan inclusive a más interpelaciones domiciliarias.

El objetivo no permanecerá sin embargo muy complicado a realizar y esto a pesar de que los Rumanos y los Búlgaros que representaban entre 20% y 30% de las reconducciones a la frontera de los años anteriores, han desde entonces entrado a formar parte de la Unión europea. Este año, no son pues ya reconductibles a la frontera o sólo en circunstancias muy particulares.

Actualidad tomada y traducida del Fígaro de ayer y de RTL de esta mañana.