Sep
09
ARMENORUM : CHRETIENS ET MUSULMANS

 

Note du département (lire quai d’Orsay)

Paris, 16 septembre 1915,

Il parait douteux  que l’on puisse installer en Algérie, en Tunisie ou au Maroc les quatre à cinq mille réfugiés arméniens venant d’Antioche.

En effet, il ne semble pas que le manque de main d’œuvre se soit fait sentir dans ces pays, en revanche, il y aurait danger à mettre en contact avec la population musulmane ces Arméniens, qui seraient un témoignage vivant des succès des armes turques contre des chrétiens.

(Page 71, n° 80, Archives du Ministère des affaires étrangères, Guerre 1914-1918, Turquie, tome 887, f.192, in Arthur BEYLERIAN, Les Grandes puissances, l’empire ottoman et les Arméniens dans les archives françaises (1914-1918), recueil de documents, publications de la Sorbonne, Paris 1983, préface de Jean-Baptiste DUROSELLE)

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Commentaires

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Pierre DOYEN

 

Il n'était pas douteux que l'établissement des Arméniens d'Antioche il y a un siècle en Afrique du Nord, eût déclenché un appel au djihad aux fins de rendre le dar al islam christenrein(1), et en pareille occurrence nos politiques fussent devenus d'authentiques criminels !

 

Heureusement pour les proscrits, ils eurent la vie sauve en vertu de la sagesse des politiques de l'époque, dont leurs épigones sont radicalement dépourvus aujourd'hui.

 

Nous dirons de nos gouvernants qu'ils manquent d'intelligence politique, si ce n'est d'intelligence tout court.

 

Notre ci-devant province ultramarine, l'Algérie, fit sécession il y a plus d'un demi-siècle au terme de huit années de djihad contre la République. Les sécessionnistes morts ne le furent pas pour la patrie ou la liberté, mais pour Dieu et l'islam. Ce sont des chouhada !

 

La colonisation n'avait pas pu faire des autochtones de la province ultramarine des citoyens français à part entière, parce qu'adopter le code civil, c'eût été pour eux devenir des apostats. Car être mahométan et avoir ses droits régis par le code Napoléon est parfaitement antinomique.

L'islam en quatorze siècles, comme il y a cinquante ans, est rigoureusement inchangé.

 

Toute l'humanité extérieure à sa chapelle lui est foncièrement détestable. La nôtre lui est tout aussi insupportable qu' à l'époque coloniale.

 

En France aux autochtones de l'ex-colonie et à leurs descendants, du moins pour ceux qui sont demeurés mahométans, pour leur religion nos lois civiles ne sont pas plus compatibles aujourd'hui qu'elles ne l'étaient hier.

 

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Alors nous courons le risque d'une réédition du scénario du 1er novembre 1954, la France renouant avec la société duale de l'ère coloniale.

Nous aurons deux ordres de citoyens, ceux du premier ordre : les mahométans régis par la charia, ceux du second ordre : les dhimmis régis par le code civil et débiteurs de la jizya, capitation recognitive de leur infériorité essentielle. Joyeuse perspective !

 

Face à une idéologie mortifère, aussi ennemie de l'humanité que de sa civilisation, nos politiques s'escriment à vouloir mettre en place un islam de France, pensant que de nourrir gentiment le crocodile à la main peut nous éviter d'être par le saurien dévorés.

 

En guise d'épilogue une pensée pour Georges BRASSENS : '' Quand on est con, on est con. Le temps ne fait rien à l'affaire''.

 

 

 

 

  1. En contemplation du vocable allemand judenrein, signifiant pur de juifs, par lequel les nazis qualifiaient un territoire dépourvu intégralement de présence juive. Christenrein signifie pur de chrétiens. On pourrait aussi utiliser le synonyme christenfrei, signifiant libre de chrétiens. Les nazis utilisaient aussi bien le terme judenrein que judenfrei. Qu'il faille devoir rappeler la copie, pour que l'auditoire comprenne le sens de l'original , est une injure faite au tractatus logico-déductif, ou bien se voir doté d'un encéphale de salmonidé nageant à remonter le sens du courant ! Plus de deux cents millions d'années nous séparent de l'ancêtre commun, mais la transmission de l'ADN aux deux lignées est assez bien répartie : aux saumons la remontée du courant du fleuve , à nous la remontée du courant de l' Histoire.

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