Apr
12
ARMENORUM LA CLAQUE DONNEE PAR LE PAPE FRANCOIS

 

 

Il aura donc fallu un peu moins d’un siècle pour qu’à l’occasion du triste centenaire à venir,  le 24 avril,  le  266ème pape de ROME s’exprime enfin en termes précis et vrais, en reconnaissant formellement le génocide  arménien.

C’est fait depuis ce midi, à l’occasion d’un office concélébré avec la communauté arménienne catholique, minoritaire.

Je suis catholique. Mais peu importe à l’égard de nos frères apostoliques ou protestations. La cause est  à la fois sacrée et commune à toute la chrétienté.

L’évènement est d’autant plus considérable que ce qui s’est passé ce matin l’a été  dans une manifestation tout ce qu’il y a de plus officiel, en présence effective du président de la République d’Arménie.

On est désormais très au-delà du 258ème pape, BENOIT XV, qui dès 1915 condamnait les souffrances du peuple arménien dans une déclaration officielle.

Le pape FRANCOIS a dit ceci, ce matin :

« « Au siècle dernier, notre famille humaine a traversé trois tragédies massives et sans précédent.

« « La première, qui est largement considérée comme 'le premier génocide du XXe siècle' a frappé votre peuple arménien" »,

Il  citait un document de  2001  signé par JEAN PAUL II et le patriarche arménien.

 

 

Ce matin, le pape s'exprimait à l'ouverture d'une messe pour les fidèles de rite catholique arménien, concélébrée avec le patriarche arménien NERSES BEDROS XIX à l'occasion du centenaire des massacres de 1915-1917, et en présence du président arménien SARGSYAN.  Mais l'essentiel reste: le mot génocide a résonné de la bouche du pape dans le cadre solennel de la basilique Saint-Pierre de ROME.

 « Des évêques, des prêtres, des religieux, des femmes, des hommes, des personnes âgées et même des enfants et des malades sans défense ont été tués lors d'une "effroyable et folle extermination", a-t-il insisté.

« »Se souvenir d'eux est nécessaire, plus encore c'est un devoir, parce que là où il n'y a plus de mémoire, cela signifie que le mal tient encore la blessure ouverte. Cacher ou nier le mal, c'est comme laisser une blessure continuer à saigner sans la panser !" », a-t-il lancé.

Au cours de la célébration, le pape François a aussi proclamé "docteur de l'Eglise" Saint Grégoire de NAREK, moine mystique arménien du Xe siècle, tout en rappelant le statut de "première nation chrétienne" de l'Arménie, la première à adopter le christianisme comme religion d'Etat en l'an 301.

Comme il l'a fait à de nombreuses reprises et avec force ces dernières semaines, le pontife argentin a aussi évoqué les violences qui frappent les chrétiens à travers le monde, en particulier au Moyen-Orient.

« "Malheureusement, encore aujourd'hui, nous entendons le cri étouffé et négligé de beaucoup de nos frères et sœurs sans défense, qui, à cause de leur foi dans le Christ ou de leur appartenance ethnique, sont publiquement et atrocement tués - décapités, crucifiés, brûlés vifs -, ou bien contraints d'abandonner leur terre", a-t-il lancé.

« "Il semble que l'humanité ne réussisse pas à cesser de verser le sang innocent" », a-t-il déploré.

« « Aujourd'hui encore, nous sommes en train de vivre une sorte de génocide causé par l'indifférence générale et collective » », a insisté le pape.

Très saint père, je constate  avec plaisir et satisfaction  que les critiques qui vous ont été adressées à l’occasion de vos silences d’ISTANBUL ont portés. Soyez en remercié.

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Commentaires

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NON ON PARLE BIEN DE GENOCIDE

Et surtout pas d’ethnocide

Car, l'ethnocide c'est seulement   - su j'ose écrire - la destruction de l’identité culturelle d’un groupe, sans détruire physiquement ce groupe (génocide) et sans forcément user de violence physique contre lui (persécution, déportation, enlèvement des enfants).

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