Nov
29
ARMENORUM : PERMANENCE DE LA POLITIQUE RUSSE

 

J’ai bien écrit, russe. Pas soviétique.  

Rien ne change, ou plus exactement tout se remet en place.

L’erreur française,   tout d’abord,  de son intervention en Crimée sous NAPOLEON III, contre les Russes, pour les Ottomans, en fait pour les Anglais,  qui avaient besoin deux pour l’extension de leur influence au Proche Orient et en Orient. Ah, l’empire des Indes…

Les Russes ne l’ont jamais digérée. Car  la Crimée a été toujours dans  l’optique russe : leur accès à la mer.

Car ce territoire a été ottoman pendant longtemps, trop longtemps.  

Déjà en 1778, pour affaiblir aussi  le pouvoir turc  établi en Crimée, CATHERINE II avait protégé le déplacement des Arméniens du pays, qui en faisaient la richesse,  en les installant,   avec privilèges fiscaux pour favoriser  l'essor économique rapide de la colonie, dans la région de ROSTOV SUR LE DON, à l’actuelle frontière de l’UKRAINE officielle, pardon de celle désormais sécessionniste.

En mémoire de leur  couvent  Sourbe Khatch  (Sainte-Croix) abandonné en Crimée, les Arméniens y ont bâti un couvent portant le même.

Et un grand musée d’amitié avec la Russie. Eternelle.

Plus tard, à la fin du XIXème siècle, après en avoir chassé les Ottomans, les Russes repeuplèrent la Crimée, avec les leurs,  en y ramenant aussi  une partie des minorités chrétiennes dont c’était la terre traditionnelle, et qu’on avait dû protéger en Russie même.

J’écris cela,  car on doit savoir que les frontières de l’actuelle République d’Arménie sont gardées, à la demande de ce petit pays,  pourtant indépendant, par l’armée russe.

Tandis qu’un tout récent accord, dont personne ne parle, comme c’est inquiétant, nous apprend que la Russie est désormais autorisée à installer des bases de fusées intercontinentales en Arménie.

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