Dec
08
ARMENORUM : A PROPOS DES ARMENIENS DE JERUSALEM

 

L’actualité allume le projecteur sur JERUSALEM : pour tout  juriste,  cultivé de surcroit, c’est un sujet inépuisable de complexités en tout genre et en difficulté de tout premier ordre. Cette ville au charme insensé est un bloc d’histoire au singulier et au pluriel.

Voici que   le président américain veut y installer l’ambassade des Etats unis.

Le concept historique américain est toujours aussi court. Pour les Américains, le monde n’a commencé qu’à la déclaration de leur indépendance à la fin du XVIIIème siècle. 

Alors, on ne compte que ce qui s’est passé depuis lors : ici, cette année 2017, le centenaire de la déclaration BALFOUR,  qui a permis   aux Juifs d’acheter,  le plus légalement du monde,  à un sultan de CONSTANTINOPLE souverain,  qui n’en n’avait  plus rien  à faire,  des terrains vides de toute activité et population en Palestine. La suite on la connait.

Cependant, la décision américaine tombe mal actuellement,  en des temps déjà   suffisamment compliqués comme cela.

Sans compter qu’il existe en réalité trois villes dans JERUSALEM. Celle à l’ouest, la plus grande, la plus moderne, l’israélienne, où ira sans doute  s’installer un jour ou l’autre  l’ambassade américaine, la petite vieille ville ensuite, et enfin, à l’est, la ville arabe, nettement moins importante  que celle de l’ouest.

Alors surtout que la protection des lieux saints, traditionnellement et de date immémoriale ou presque est dévolue à la France, dont le consulat général est en contrebas du célèbre Hôtel King David, tout prêt de la porte de JAFFA,  l’une des deux par laquelle on accède au quartier arménien (l’autre étant celle de Sion), cette question ne se pose pas ou plus. Sauf erreur, c’est même l’Etat d’Israël qui assure l’entretien en gros œuvre de tous les édifices religieux de la ville, quels qu’ils soient.

C’est que  tout le monde a droit à JERUSALEM, historiquement dans la toute petite vieille ville,  y compris les Arméniens, dont le quartier, l’un des quatre de la ville, les trois autres étant le juif,  l’arabe et le chrétien,  le plus petit avec à peine 2.200 habitants,  est l’un des plus anciens. On compte en siècles.  Avec une superbe cathédrale de Saint-Jacques, que je recommande.  

Mais au juste, pourquoi un quartier appelé arménien, alors qu’il existe tout  à coté un quartier chrétien. C’est que les Arméniens sont chrétiens et quels chrétiens… : par leur conversion, les tout premiers de l’histoire de la chrétienté.

La réponse est toute simple. C’est que les chrétiens du quartier qui porte ce nom dans la vieille ville de JERUSALEM, sont des Arabes. Et que les Arméniens… ne sont pas des Arabes. 

 

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Commentaires

Nom: 
Bâtonnier GIROUD

que vous décrivez si bien échappe manifestement au Président des Etats Unis !

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