Oct
07
AVOCATS : A.J. ET MIROIR AUX ALOUETTES

 

Je me relis, et je trouve que je suis incomplet. Il y  a plus grave encore : l’image que donne la profession  collectivement.

C’est celle de la gloire, du superbe, ce qui est vrai pour quelques uns,  mais surtout  par pour tous. Les conseils des ordres organisent  en effet des réceptions et invitent les magistrats.  

Ils ont  alors oublié l’histoire du surintendant FOUQUET et de LOUIS XIV.

Ils votent librement, les juges sont d’accord,  des subventions pour organiser des congrès, des voyages, des régates en mer.

Et ils s’en vantent.

Alors tout le monde, ministre en tète se dit que ces gens sont bien riches.  

Tellement riches que leurs caisses d’avocats sont pleines non seulement de l’argent des clients, mais aussi des bénéfices quelles ont faits en conservant les intérêts.

Or, il  parait que les caisses servent le bien commun.  

Alors on nous dit que la profession s’auto paie puisqu’elle est si riche. Et qu’elle assure le bien commun.

La ministre est un  très grand malin. Elle joue sur cette corde démagogique. Remarquez bien qu’elle joue  son role  puisque nous ne sommes pas capables de jouer le notre.

Alors me direz vous, et les autres. Mais les autres qui sont nettement plus riches que nous, les notaires, les huissiers se font payer parce que leur clientèle est riche par définition. Ils l’ont sélectionnée. Au surplus, personne ne peut s plaindre dans ces professions de la (relative) misère par manque de clients et de trop peu d’A.J.,  si mal payée.

Pourquoi donc ? Tout simplement parce que les autres pratiquent avec bonheur le numerus clausus, que même les comptables  appliquent  dans la réalité, lorsqu’ils subordonnent en fait l’accès à la profession au stage difficile. Et que par principe et définition, ils ont eux choisi la clientèle la plus riche, celle qui ne coute pas à la collectivité, mais qui au contraire lu rapporte de l’argent. Voilà comment on est vus : on aime les notaires, collecteurs d’impôts, pas les avocats qui défendent les tricheurs ou les fauchés ou tous les deux..

A force de penser avec son cœur, et non avec sa tete, notre profession s’est suicidée.

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