Jun
18
AVOCATS : AVEC TOUTE MON AMITIE SANS FAILLE A GILBERT COLLARD ET A ANNE MARIE SON EPOUSE

Je ne m’étais pas exprimé jusqu’ici.  Bien sur, j’avais eu contact avec lui, et bien sur il sait que je le soutiens. Il sait aussi  que cette affaire d’accusation de viol est aussi ignoble,  que finalement dérisoire. Sauf qu’il est des choses avec lesquelles on ne doit pas jouer.

Je lui exprime  ici et j’exprime ici aussi à Anne-Marie,  son épouse,  toute mon amitié.

Si j’écris ce billet ce soir, c’est qu’on a maintenant le commentaire d’Alain JACUBOWICZ,  président de la LICRA.

Gilbert COLLARD et moi n’avions rien de commun avec ce confrère.

C’est différent ce soir, car finalement, il arrive un moment où l’odieux est insupportable, et où il faut se révolter. Alors, l’avocat ressort.

Voici in extenso ce qu’écrit JACUBOWICZ.

Début de citation.

« « Je n'ai aucune sympathie pour les orientations que mon confrère Gilbert Collard a donné à ses engagements, que je comprends d'autant moins que nous avons jadis partagé les mêmes combats.

« « Cela ne m'empêche pas de dire mon indignation après la "saloperie" (pardon je ne vois pas d'autre mot), dont il vient d'être victime de la part d'une chaîne de télévision en continu.

« « Une plainte pour viol a été déposée contre lui par une ancienne cliente.

« « Elle est peut être fondée. Peut être pas. Il ne suffisait pas en tout cas de tendre un micro à la plaignante anonyme pour en faire une information. Ne pouvait on pas, ne devait on pas attendre que la plainte soit instruite, l'intéressé entendu, les protagonistes confrontés, avant de jeter un homme en pâture à l'opinion publique?

« « Etait ce trop demandé à ces Lucky Luke du scoop, que de penser que même Gilbert Collard a une épouse, des enfants et peut être des petits enfants ou encore de vieux parents?

« « Qui pensent aux dégâts occasionnés, sur la seule base d'une simple plainte? On l'a invité à s'expliquer,  objecte la télé réalité. La belle affaire! Que voulez vous qu'il dise, quels que soient son talent et sa gouaille? L'humour? La dérision? Le mépris? Tu parles...

« « La rumeur emporte tout. Quelle était l'utilité de pareille précipitation en terme journalistique? Attendre d'y voir plus clair ne comportait aucun risque, si ce n'est celui de se faire chiper le "scoop".

« « Publier comportait celui de condamner médiatiquement un innocent. Car ce n'est pas en rappelant hypocritement la présomption d'innocence qu'on la respecte. Que ferons nos chevaliers blancs de la presse s’il devait advenir que tout cela était faux? Même à supposer qu'ils le disent, quel poids cela aura, comparativement à l'annonce initiale? Ces délires ont tué Dominique Baudis.

« « Faudra-t-il un nouveau drame pour qu'on réalise le danger que représentent ces pratiques qui sont au journalisme ce que le Canada Dry est à l'alcool?

« « La profession a-t-elle abdiqué de son éthique et de sa déontologie face aux chaînes de télévision en continu qui doivent fabriquer de l'information 24 heures sur 24, 365 jours par an et qui sont devenues le maître des horloges, les nouvelles agences de presse.

« « Allez dans n'importe quelle rédaction, vous les verrez sur tous les écrans. Certains journalistes s'en indignent sous cape. Qui l'a écrit? Qui l'a dénoncé? Qu'on me signale l'article ou le reportage que j'aurais raté.

« « Mesdames et Messieurs les journalistes, on est en train de tuer votre métier et avec lui les fondements de l'Etat de droit. Réagissez! » »

Fin de citation.

Le silence étourdissant du barreau de Marseille sur le sujet ne m’étonne pas, alors surtout que je sais qui est  son futur bâtonnier.

Je m’arrête là.

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