Jan
08
AVOCATS : DE FRANCE ET D'OUTRE-MER EN SES PORTEURS DE BATON

Je laisse parler l'ami Pierre DOYEN qui nous présente ses meilleurs voeux pour 2019, que nous lui renvoyons bien sur.

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La France n'est plus coloniale depuis plus d'un demi-siècle.  Alors, pourquoi cette appellation surannée de conférence des bâtonniers de France  et  d'Outre-Mer ?

 

La République est une et indivisible. Son territoire est  pour une partie continentale et pour une autre insulaire.

 

Il s'ensuit que la qualification: Conférence des bâtonniers de France, eût été amplement suffisante, sans qu'il fallût sous-distinguer l'origine géographique de ses membres.

 

Il y a deux catégories  de membres  d'une part, des actifs en la personne des barreaux et   anciens bâtonniers et d'autre part des honoraires  appartenant à la profession d'avocat, lesquels peuvent être personnes morales ou physiques,  agréées par le président sur proposition du bureau.

 

Ainsi   la nomenklatura se constitue-t-elle et vient-il à l'existence une réminiscence du droit soviétique !

 

Cette pépinière d'apparatchiks est une association de 1901, dont les ressources selon prescription de la loi, sont les cotisations personnelles de ses membres.

 

Pourquoi cette sibylline association ne s'appelle-t-elle pas stylistiquement Conférence des barreaux de France et de Navarre ?

 

Parce que tout bonnement   bâtonniers et  ci-devant bâtonniers ne représentent qu'eux -mêmes.

 

La mention les barreaux représentés par leur bâtonnier n'est point une clause de style,  mais a pour effet de rendre débiteur du montant de la cotisation le barreau, sociétaire apparent, aux lieu et place du bâtonnier : le sociétaire réel !

 

Quid des ci-devant bâtonniers qui, nonobstant cette qualification moyenâgeuse, ne représentent que leur humble personne ?

 

Ne représentant pas le barreau dont ils sont membres, ils sont personnellement débiteurs  de la cotisation due du chef de leur qualité de sociétaire.  A défaut de verser le montant de la cotisation, ils ne sont que des membres d'honneur, fratres idiotae(1)comme eussent dit nos clercs médiévaux.

 

Le Conseil national des Barreaux représente la profession d'avocat auprès des pouvoirs publics. La Conférence des bâtonniers de France et d'Outre- Mer excelle  en la culture  juris baculi(2) .

 

A la  conférence des porteurs de bâton, l'on échange ses expériences sur l'art de jure baculi, C'est à dire de la bonne administration du bâton  que la  langue vernaculaire du ludi gladiatorii(3)   baptise du joli nom de déontologie.

 

La liberté de la profession passe par une abolition des barreaux et par la garantie en la constitution  des  prérogatives  de l'avocat,  ès qualités à la romaine de jurisconsulte et de tribun.

 

  1. Littéralement frères profanes, selon la distinction  dans un monastère entre clercs contemplatifs et clercs convers. Ces derniers sont chargés de la logistique matérielle de la communauté pour permettre à ses intellectuels l'accomplissement de leur mission divine.

 

  1. Le droit du bâton ; au nominatif jus baculi.

 

  1. Au nominatif  ludus gladiatorius signifiant école de gladiature. Pourquoi cette triste terminologie ? Parce qu'à l'instar du gladiateur l'avocat est formaté à apprendre à combattre pour autrui, non pour sa personne.  Le gladiateur combat non pour sa liberté, mais pour la satisfaction de ceux assis dans les gradins qui le regardent éventuellement mourir. L'avocat combat en ayant moins de droits et libertés  que ses clients. Depuis exactement deux cent huit ans, l’Etat veille jalousement qu'il en soit ainsi, confiant cette mission de strangulation de la profession, à certains de ses membres que nous appelons la nomenklatura du barreau,  qui de facto est une  police politique.
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