Jul
29
AVOCATS : L’EXAMEN NATIONAL D’ENTREE DANS LA PROFESSION

 

Avant de quitter la chancellerie, dans quelques mois (ou quelques semaines, au rythme où vont les choses), le garde des sceaux annonce une première réforme de l’accès à la profession d’avocat.

Il commence petit.

On crée en effet un examen (vous avez bien lu, un examen) national d’entrée aux écoles d’avocat, mais en 2017 seulement.

On annonce aussi  que cette unification n’est que le premier volet d’une réforme d’ensemble de ce que souhaite la chancellerie.

On rappelle alors que la bâtonnière sortante du barreau de Paris avait sagement alerté sur l’urgence à repenser le mode de sélection à l’examen du C.R.F.P.A.,  à l’origine a-t-on dit et surtout écrit  « du nombre exponentiel d’avocats. »  Exponentiel veut dire ici croissance continue et un peu abusive.

Ces choses là sont ainsi exprimées  délicatement, et à la parisienne. En français vernaculaire, voilà qui signifie qu’on se dirige lentement,  mais surement vers,  non plus un examen national d’entrée, mais vers un concours national d’entrée. Ce qui signifie avec un nombre précis de postes à pourvoir. Le numerus clausus.

C’est une excellente chose. 

C’est vrai  aussi que mon point de vue est personnel voire dédaigneux.

Le concours national d’entrée, moi je l’ai réussi en 1969, très honorablement au surplus compte tenu des circonstances, sans préparation aucune,  et  à l’Ecole nationale de la magistrature, avant de bifurquer vers le barreau.

Quelquefois, et plus souvent qu’on croit, le je regrette, surtout en ayant fait carrière à Marseille. Ou à quelques exceptions brillantissimes (suivez mon regard ailleurs), la médiocrité ambiante  a été soigneusement cultivée.

Mais c’est une autre histoire suivant la formule habituelle, comme aurait dit KIPLING. Parait-il.

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