Jun
22
AVOCATS : LA POLICE, LA PRESSE, LE PARQUET ET L’AFFAIRE COLLARD

Non je ne suis pas en charge de cette affaire, que les choses soient claires. C’est mieux en réalité, car j’observe les choses par le haut.

La première observation est que l’affaire nait si on a bien compris d’une information discrètement transmise par des policiers de Fréjus ou Saint-Raphaël, je ne sais plus, à un organe de presse, un seul. B.F.M. Aucun non de plaignante, des circonstances à déterminer.

La deuxième observation est l’évidence : aucun autre organe de presse n’a relayé et surtout développé l’information. Au demeurant, à l’heure actuelle, on n’en parle plus.

La troisième observation est l’embarras exprimé par l’avocat de Toulon qui déclare avoir été contacté par la plaignante, bien après le dépôt de sa plainte qui aux dernières nouvelles, n’en serait pas une mais un embryon. C’est quoi un embryon de plainte au juste ? On porte plainte ou on ne porte pas plainte.

La quatrième observation est dans le temps des accusations nettement plus de dix ans et leur caractère extravagant. On va au bureau du violeur pour se faire violer et quand on a été violée une première fois,  on y retourne une deuxième fois. Pour se faire encore violer. Je passe sur les circonstances de lieux  (moi je les connais, puisque je connais le bureau de mon confrère) rendant l’accusation matériellement impossible. Passons.

La cinquième observation est qu’on envoie ensuite le dossier au procureur régional, qui parait-il suit personnellement l’affaire, sauf que l’accusé dont on connait le nom et l’adresse ne sait toujours rien de l’affaire, sauf ce qu’il a lu comme tout le monde non pas dabs les journaux, mais dans un seulement.

Sixième observation. Et si cette affaire était un coup monté par une plaignante en mal de publicité avec le concours d’un policier ou d’une policière complaisante.  Oui, mais alors, pourquoi ces fonctionnaires de police auraient ils donné l’information. C’est que normalement, ce type d’information est à la charge du parquet. Et qu’ici le parquet n’a pris aucune initiative.

Et alors septième et dernière observation, la plus intéressante. Et si B.F.M. souhaitant le scoop avait payé quelques centaines d’euros le policier ou la policière qui lui donnait l’information. La question peut d’autant plus se poser qu’aucun autre organe de presse (R.T.L., R.M.C., FRANCE INTER, etc.) n’ont repris l’affaire, pas plus que les grands magazines ou journaux.

Ainsi donc, des organes de presse, plus ou moins couverts par la règle du secret des informateurs, pourraient acheter de fausses nouvelles en toute impunité, et en toute tranquillité.

Question, quel est le tarif ? On me dit que c’est pas cher : 600 €. Pour un policier mal payé, c’est sympa en fin de mois.

A suivre ?.

 

 

 

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