Jul
18
AVOCATS : LA QUESTION DES CABINETS D’AVOCATS EN REZ DE CHAUSSEE

Je reçois à l’instant le communiqué du jour de l’Autorité de la concurrence,  relatif aux cabinets d’avocats, qui apprend le rejet de la demande de mesures conservatoires,  présentée par la société AGN avocats, visant des pratiques du barreau de Toulouse, tandis que l’instruction du dossier se poursuit au fond.

Parmi les thèmes en discussion, il  est,  si je comprends bien,  celui de l’installation d’agences,  autrement dit de cabinets d’avocat,  en rez de chaussée, avec vitrine, et pictogramme annonçant les domaines de compétence.

Je suis étonné qu’on s’étonne de cette question, car je suis convaincu depuis bien longtemps que le mieux est en effet un cabinet en rez de chaussée.

Je ne suis jamais parvenu à cette solution pour moi et je  le regrette.

Aussi, si des offres peuvent m’etre faites, je suis preneur.

Le cocasse est ici, et si quelqu’un me lit rue de l’Echelle (c’est l’adresse de l’Autorité de la concurrence),  je vais lui apprendre ce que j’ai appris par le plus grand des hasards,  lors d’un voyage dans deux ou trois des Etats devenus indépendants,  ensuite de l’éclatement de la Yougoslavie.

J’avais constaté en effet, notamment en Serbie, je ne me souviens pas en Croatie, que la plupart du temps,  les cabinets d’avocat locaux,  tels qu’affichés,  étaient situés en rez de chaussée.

Je l’avais ensuite  aussi remarqué en Bosnie Herzégovine, spécialement à Sarajevo.

Aussi, en sortant  du bazar local (un des seuls sites intéressants de cette ville,  pourtant hautement historique) je suis entré dans le cabinet de rez de chaussée d’un confrère, dont je n’ai pas noté le nom.

Et je lui ai dit en anglais (il y a bien longtemps que plus personne ne parle le français dans les Balkans,  sauf une très vieille dame rencontrée un jour  à Belgrade, et un très vieux monsieur à Cetinje –c’est la capitale historique du Monténégro-) mon étonnement de cette pratique du rez de chaussée.

Il m’a répondu que c’était l’usage,  du moins à ce qu’il en savait,  du temps de la Yougoslavie.

Et il a ajouté, c’était il y a 5 ou 6 ans, que cet usage déplaisait à la commission européenne de Bruxelles, pour des raisons qu’il ignorait, au point qu’il était question,  à l’époque,  d’obliger les avocats bosniaques de passer du rez de chaussée au moins au 1er étage.

Et moi,  qui aimerais bien passer du 1er étage au rez de chaussée.

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