Jul
13
AVOCATS : LE VOYEURISME DU CONSEIL DE L’ORDRE

 

Je lis   avec intérêt que notre ami Gilles HUVELIN est bien le seul à avoir posté  un seul commentaire sur la vision idyllique et bienfaisante du conseil de l’ordre, peut etre celui de Paris.

On ignore donc toujours s’il était sérieux à ce moment là, ce qui nous obligerait alors  à etre inquiet pour lui, ou s’il était plutôt  fin moqueur. Nous préférons tous cette deuxième hypothèse.

Car, le conseil de l’ordre est  par essence  voyeur.

C’est vrai quoi, ces confrères,  par définition, des  concurrents,  qui sont élus en principe  pour  aider les autres, mais  qui ne manquent pas d’en profiter pour etre indiscrets, voire pour profiter d’avantages sur la bête.

Par exemple pour récupérer leurs  clients (« moi c’est mieux, je suis membre du conseil de l’ordre » - Bouffi, tu parles…

Je pourrais, et  n’importe quel avocat de mon âge, pourrait en donner des exemples nombreux et variés.

Qu’on ne me chatouille surtout pas, ce serait alors  le grand déballage.

Là où c’est encore plus odieux, et l’exemple vient de m’etre donné dans  le détail, c’est quand le conseil de l’ordre,  qui n’a plus de pouvoir disciplinaire direct (sauf à Paris, anomalie odieuse à revoir et que le Conseil constitutionnel a laissé passer à tort) essaie de le récupérer, par l’application de l’art. 24        de la loi de 1971. 

 Je rappelle que cette  dernière disposition n’a jamais encore été soumise à ces messieurs et dames de la rue Montpensier.  C’est regrettable.

Mais, il y a pire encore, c’est quand le bâtonnier fait convoquer,  en grandes pompes, pardon en grandes robes,  un confrère que la profession a dans le nez.

Je vous rassure,  ou je vous déçois, c’est à vous de voir, ce n’est pas de moi  dont je parle ici.

Alors, on va chercher en robe tous les membres du conseil de l’ordre pour lui poser des questions indiscrètes.

Agacé, le confrère poursuivi (quel autre terme employer ?) demande s’il est là au titre de l’art. 24.

Gênés, on lui répond que non.

Evidemment,  quoi lui dire d’autre, car l’art. 24 c’est déjà un eu de droit. Disciplinaire, si j’ose accoler ces deux mots incompatibles.  Avec un recours possible.

Alors, les voyeurs enrobés du conseil de l’ordre  s’arrêtent là.  Ils regrettent sans doute  le temps jadis où il n’existait pas le petit progrès constitué par les C.R.D.

Et dire que le barreau de Paris appelle maintenant au statut constitutionnel de l’avocat.

Il faudrait cependant qu’on fasse déjà  le ménage et avec de grands balais dans les conseils des ordres, je vous assure.

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