Nov
01
AVOCATS : LES LANGUES SE DELIENT

 

 

Mais à peine, sur les dérives du système disciplinaire avec ces bâtonniers caïds. Maintenant que l’irréparable a été accompli.

Je lis quelque part ceci, qui résume dramatiquement la situation:

Tellement grand est le conformisme général que si l’impertinent n’est pas là pour se défendre avec un dossier solide, il est condamné d’avance

 

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Commentaires

Nom: 
Pierre DOYEN

Un dossier disciplinaire en lequel l'impertinent est traduit devant la Section spéciale pour défaut de délicatesse, n'a guère plus de consistance matérielle et intellectuelle que le vide!

Que fait tout avocat, défenseur d'un prévenu contre lequel  le ministère public est incapable de citer  la moindre loi définissant  le fait reproché?

Eh bien il plaide la relaxe de son client des fins de la poursuite!

Voilà une corporation, en laquelle ses membres  sont incapables de faire pour eux-mêmes, ce qu'ils savent faire  pour autrui.

Sachez que c'est l'esclave qui crée le maître, non l'inverse.

Vous êtes traduit devant la Section spéciale alias le Conseil régional de discipline. Alors impertinent vous êtes, soyez  intelligemment pertinent en excipant in limine litis la nullité de l'acte de saisine de la juridiction, motif  pris qu'il n'existe aucune loi définissant le fait reproché, ni ne prévoyant sa sanction.

La Section spéciale peut réagir de deux manières, : a) elle rejette vos conclusions de nullité ou joint l'incident au fond, b) elle fait droit à votre demande.

Dans cette dernière hypothèse la question est résolue conformément au droit. Il n'y a évidemment pas lieu à critique.

Dans le premier cas, la riposte doit être la même. Qu'il s'agisse d'un rejet de vos conclusions ou de la jonction de l'incident au fond, Il vous faut récuser l'ensemble de la juridiction.

Vous   pouvez raisonnablement  douter  de l'impartialité d'un juge, qui se montre disposer à statuer  sans texte définissant l'infraction qu'il entend retenir contre vous.

Voilà un combat pertinent pour le droit et la dignité.

En vertu de quoi  les avocats devraient-ils  sans mot dire persévérer à vivre en le statut infra canin, en lequel  le Despote éclairé les a  confinés par son décret du 14 décembre 1810?

 

 

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