Oct
20
AVOCATS : MELENCHON, L’AVOCAT ET LE DEPUTE

Les 45 minutes de présentation de Jean-Luc MELENCHON à sa conférence de presse (avortée) d’hier sont un régal.

Qui s’est terminé en apothéose,  lorsque les journalistes ont pris la fuite, écrasés par un tel tribun.

Je crois bien que c’est Jean-Marie LE PEN lui-même,  voici quelques mois, et Dieu pour les croyants, et tout le monde pour les autres, savent  qu’il est lui-même un expert exceptionnel en la matière,  qui avait dit que MELENCHON était le meilleur tribun de la présidentielle.

Alors que finalement, tout ce qu’on lui reproche est d’avoir une petite amie, on  préfère et de très loin à un petit ami, qu’il ne me tienne surtout pas rigueur de ce qui va suivre : on déplore l’insuffisance technique de sa formation, MELENCHON est capessien avec un diplôme de lettres modernes. Attention, mon propos n’a absolument rien de méprisant.  Je dis simplement que son discours n’a pas été revu et surtout complété par un juriste, et même un constitutionnaliste.

Qui l’aurait invité  à ajouter ceci, à sa déclaration de principe,  qui a fait sourire les crétins et eux seulement. Il n’en manque pas chez les journalistes. Oui, il  est député 24 heures sur 24, partout  et en quelque circonstance qu’il se trouve, oui, il est bien un morceau du peuple français souverain qui peut et doit d’exprimer. Oui, il est alors le tribun du peuple. Comme sous les Romains d’antan.  Toutes choses qui veulent dire qu’il doit etre quasiment intouchable. Ou alors avec des pincettes.

Je lui reproche alors ici,   sans condescendance, ni mépris, tout au contraire, en l’invitant à compléter sa formation s’il en manque et son propos en tout cas incomplet, de n’avoir pas évoqué  tout simplement le bloc de constitutionnalité  de la République, avec la double reconnaissance dans la déclaration des droits de 1789 et dans la constitution elle meme,  des partis politiques et aussi de leur fonction suprême de rempart contre le totalitarisme.

Avec mon fidèle ami Philippe KRIKORIAN, qui a pris la tète de ce mouvement,  nous essayons, à notre niveau,  dans une indifférence quasi-totale d’une profession amorphe,  moqueuse, imbécile qu’elle est en entend demeurer, de défendre le  statut constitutionnel de l’avocat, qui place ce dernier,  au coté du parlementaire, au niveau du tribun du peuple des Romains d’antan. Certes,  de temps à autre, un éclair apparait comme l’affaire MORICE, avec la reconnaissance de notre liberté de parole au delà du cadre strict de l’art. 41 de la loi de 1881.

Ce serait bien qu’on laisse un peu s’exprimer les constitutionnalistes. Tout le monde, quelle que soit sa couleur politique, en a un rude besoin par les temps qui courent.

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