Dec
09
AVOCATS : OUI AU DES-ORDRE, POUR UN NOUVEAU ET GRAND BARREAU DE FRANCE

 

Nous sommes au moment où on nous annonce une énième réforme de la justice, et où certains, dans notre profession, se croient toujours à  devoir manifester,  en simples potaches dans les cours des collèges aux  amphithéâtres qu'ils et surtout elles sont restés.

Nous autres avocats n’avons pas à défendre la justice,  mais seulement nos clients, ce qui est totalement différent, notamment dans le rapport que nous devons avoir aux autorités, dont les juges,   de quelque nature qu’elles soient.

Mais avant de défendre nos clients, nous devons  déjà nous défendre nous-mêmes, ce qui signifie que,  devant la dégradation constante de la profession depuis 50 ans, en raison de la multiplication délirante du nombre des avocats,  désormais  socialement impossible à traiter, par rapport à la raréfaction  systématique de la matière à disposition, les efforts, qui ne sont surtout pas ceux en cours de la représentation illégitime en place,  ne peuvent etre que ceux du développement  considérable du périmètre de nos activités. Il faut que cesse l’inexorable  dégradation de notre statut social, et notre régression à tous  en vue d’une faillite générale.

Pour défendre, l’avocat doit d’abord  etre fort lui-même.

Ceci signifie  qu’il nous faut aussi  trouver de nouveaux terrains d’activité. Par exemple, au moment où le gouvernement vient de nommer près de 750 notaires nouveaux, toutes choses révélant que la matière existe, pour d’autres, nantis, l’effort doit se porter sur la découverte de nouvelles zones d’activité. Par exemple, l’acte d’avocat doit avoir accès au fichier immobilier directement, comme les actes des notaires. Idem, le recours aux notaires en matière de divorce doit cesser. Il y va de notre sérieux. Ce ne sont que deux exemples.

Quant au reste, nous en sommes à peine désolés, le sort des tribunaux d’instance éloignés ne nous intéresse pas.

Seule la revalorisation sociale de la profession compte pour nous. Avant tout.

Or, nous constatons  que depuis 50 ans, absolument tous les élus, bâtonniers en tête,  avant tout passionnés d’exercice du pouvoir pour la satisfaction personnelle, et la gloriole décorative de médailles de couleurs, ont été incapables d’éviter la dégradation constante du statut social des avocats.  Ils nous ont, ils vous ont,  tous trahis. Tous. Au contraire, ils ont mis  en avant le  bling- bling sur papier glacé.

Il faut  la suppression légale de ces institutions,  au demeurant illégales,  appelées ordres des avocats, de ses conseils inutiles, des bâtonniers,  aussi couteux qu’inutiles. Il ne doit subsister qu’un mécanisme librel d’inscription sur une liste nationale, avec liberté d’exercice, suppression de la guignolade des conseils régionaux de discipline, mais aussi  au contraire actions de défense  de combat des avocats, et non, des idées politiques et syndicales de certains élus.

Non,  les  avocats ne doivent pas etre des  assistantes sociales. Ou des manutentionnaires du droit.

Cessez   donc de rejoindre ces manifestations  aussi débiles que finalement inutiles.

Ou changez vos idées et comportements

 

 

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