Nov
30
AVOCATS : QUI PAIE LES VIOLONS CHOISIT LA MUSIQUE

 

Mon ami Gilbert COLLARD       a décidemment toujours la formule juste.

Et celle-ci doit faire mouche.

Tout le monde sait bien en effet  que les gouvernants au pouvoir aident avant tous leurs amis et soutiens. Vive cette liberté-là.

C’est absolu dans la presse, à coup de subventions.

Il existe ainsi et par exemple  de nombreux journaux exprimant des opinions,  comment dire bienpensantes, qui reçoivent chaque année des subventions d’Etat considérables.

Et pas seulement la presse en difficulté, du moins pourquoi qu’elle soit communiste comme L’Humanité ou La Marseillaise.

Non, les autres aussi, y compris L’Express, Le Figaro, bref presque tous les autres. Et des très grands.  

Sauf ceux parce qu’ils ne sont pas bienpensants qui ne sont pas élus jusqu’ici. Tiens Minute, par exemple, qui en aurait bien besoin.

On ne parle pas ici des radios locales, dont les fréquences sont  distribuées par le C.S.A. aux  seuls amis.

Voyez à Paris,  et à Chartres, une seule fréquence d’opposition de droite, Radio Courtoisie. Et encore dans ces deux villes seulement.

Ailleurs, on préfère même des fréquences émettant en arabe, avec le risque évident et désormais couru de ne pas savoir  ce qui se dit à l’antenne et peut appeler tranquillement au crime collectif.

Ce phénomène existe aussi au niveau de la presse régionale : on est tellement dans l’odieux méprisant et malhonnête qu’on trouve normal de critiquer publiquement en faisant campagne contre celle qui n’apprécie pas que le combat politique soit en plus subventionné par ses électeurs. C’est bien l’affaire de La Voix du Nord.

Mais la  formule de Gilbert a une portée plus générale, au barreau spécialement.

Bas les masques, on sait bien l’ostracisme dont sont victimes les confrères, y compris lorsqu’ils sont de qualité, au moins équivalente à celle des autres, et même supérieure, à qui les institutionnels  ou assimilés refusent de confier leurs affaires.

Telle institution, telle banque, telle compagnie d’assurance vous dit : non cher maitre, compte tenu de vos idées politiques, on ne peut pas vous confier la défense de nos intérêts. Ou alors ne les exprimez plus. Mais que diraient alors les juges ? Ah bon, parce que les juges aussi se détermineraient en fonction des dossiers et de la justice, mais en fonction des idées politiques des avocats ? Sans compter que les heureux élus ne cachent pas leurs idées politiques.

Il y aurait ainsi les amis, et les amis des amis des amis, et puis les autres.

Qu’on ne me dise pas que je délire. Je suis prêt ici à Marseille à lister publiquement les rapports directs entre telles administrations et tels confrères aux bonnes idées. Ou à la famille : je suis même personnellement partie civile dans un dossier  qu’on fait trainer à l’instruction contre la distribution des affaires à l’épouse d’Untel, député ou conseiller.

Moi, je suis tranquille, j’espère pour l’instant seulement. Car compte tenu de mes idées connues, aucune banque, aucune compagnie d’assurance, aucun organe institutionnel ne me confie ses affaires.

Et quand par accident, dans le passé, il a pu le faire, je n’ignore pas les ballets des confères concurrents pour récupérer ces clients-là : « Kuchukian, avec ses idées politiques, vous n’y pensez pas ! » Le pire est que ça  a marché.

Voilà aussi pourquoi, pour faire cesser cet ostracisme combinard, digne du sud de l’Italie à la grande époque, je ne suis pas le seul à attendre la Marine.

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