Apr
15
AVOCATS : RECULONS DONC EN ORDRES (sic) SOUS CEUX DE NOS CHEFS

SAINTE HYPOCRISIE, PRIEZ POUR NOUS

 

Il parait que le Conseil national des barreaux, sous la présidence actuelle,  rien moins que de l’ancienne bâtonnier du barreau de Paris, est allé tenir à Nîmes,  voici un peu plus d’une semaine,    une réunion décentralisée,  pour évoquer la réforme judiciaire. Quel culot !

Oui, parce que tout le monde voit bien que la réforme profitera d’abord et surtout au barreau de Paris, et peut être aussi  un peu à quelques grands barreaux, pour autant qu’ils ne soient pas submergés d’avocats désormais  inutiles par rapport à l’économie locale. Tandis que le critère de la facilité du déplacement par rapport à Paris, qui concentre et concentrera toujours plus,  au détriment de la province, sera un des éléments de la régulation possible.

Ce déplacement parisien en province, c’est donc  très exactement comme si les bourreaux venaient plaindre sur place leurs victimes.

A ce propos, la  ville de Nîmes a été admirablement choisie.

D’abord parce qu’elle est le siège d’une cour d’appel,  dont on sait bien que la survie est en cause depuis des dizaines d’années, et qui économiquement ne se justifie pas. Il n’y a rien de nouveau dans ce propos, et déjà sous le ministère DATI,  le sujet avait été remis d’actualité,  mais provisoirement rangé sur une étagère. Nîmes n’est pas la seule, oui, mais, il y a le T.G.V., tout à fait direct depuis Paris, on vient de terminer les raccords de ligne. C’est ainsi  la destination parfaite pour les Parisiens, en moins de trois heures. J’ai souvenir d’avoir pris le train à Marseille tôt le matin, plaidé à Nîmes (la cour d’appel est en face de la gare, 200 m à pied), repris le train en T.G.V.  pour Paris, plaidé à Paris, et rentré en T.G.V.  le soir à Marseille…

Et puis il y a la Camargue pour le week–end.

Alors, je lis aussi que le bâtonnier local,             notre désormais confrère DIVISIA, est allé sans doute se plaindre au C.N.B.. Il connait parfaitement les fermetures, il était avoué à Montpellier, quand on a supprimé sa profession. Il s’est reconverti en avocat à Nîmes, indemnisation préalablement sans doute reçue en quittant le ressort de la cour d’appel de Montpellier voisine de 30 km à peine. Il faut que ces choses là soient dites quant à l’utilisation des timbres à 225  €.

Son expertise serait quelque part intéressante si,  à l’occasion des grands mouvements prévus, il parvenait à aider à  faire indemniser les avocats qui seront les victimes des réformes. Compte tenu de l’état général des finances et des abus, pardon des exactions commises au profit des anciens avoués, il vaut mieux penser à autre chose.

Je n’ai pas revu mon ami Gilbert COLLARD, député du Gard, depuis quelque temps, et je ne sais pas pourquoi il n’a pas été invité alors que d’autres élus locaux l’ont été. Je suppose que c’est à la fois parce qu’il est élu pas bien pensant, parce qu’il a souvent protesté contre les projets de suppression de la cour d’appel de Nîmes, allez savoir (et oui, c’est au journal officiel et ailleurs), et peut être aussi plus simplement parce qu’il n’est député  que de la 2ème circonscription du département, Saint-Gilles.  A  20 km de Nîmes. On imagine donc facilement que les parisiens organisateurs ont seulement cherché  pour invitation l’élu de la 1ère circonscription, Nîmes, ville, là où est la gare du T.G.V. C’est tout dire.

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