Apr
11
AVOCATS : ON SAIT MAINTENANT A QUOI SERVENT GREVES ET BATONNIERS

"NE PAS BAISSER LA GARDE"

On le sait en effet  à travers une impayable lettre du président de la conférence des bâtonniers datée d’hier 10 avril et aussitôt diffusée, il faut bien faire un peu de publicité, qui explique l’utilité de ses voyages à Paris, auprès des plus hautes autorités de l’Etat.

Non pas pour nous communiquer le texte exact du projet de réforme de la justice parle gouvernement.

Non, il faudra faire comme d’habitude attente le passage au Conseil d’Etat,  puis sur le bureau de l’Assemblée nationale (tiens, on a oublié le Sénat, ils vont l’avoir mauvaise au palais du Luxembourg).

Vous avez bien compris que ce contre quoi  les grévistes en tout genre (ils voyagent à Paris à nos frais aujourd’hui,  où il doit faire beau, alors qu’il pleut à Marseille, pourvu que le temps  change) peuvent bien protester, le gouvernement fait ce qu’il veut. Il a bien raison.

Il parait qu’on va profiter de « ce laps de temps » pour mettre en place un « cycle de rencontres » et « un calendrier ». Histoire de justifier d’autres voyages à Paris et des réunions en commissions, et sous commissions aussi diverses, variées qu’inutiles.

Il parait aussi, c’est finalement révélateur que nous ne « devons pas baisser la garde dans cette nouvelles phase ».

Surtout pas la baisser.

Attention au correcteur automatique  des billets qui met en ligne mes billets. J’ai bien écrit baisser, avec deux S (1).

Quant au surplus final, c’est l’apothéose. Mais oui. On va premièrement faire de  la communication et on a même choisi une agence HAVAS LEGAL AND LIGITATION  -en anglais, c’est mieux et sans doute plus cher - pour médiatiser nos revendications.

Et évidemment, il faut du fric pour payer l’agence. Alors, un appel a été lancé aux barreaux pour qu’ils financent par nos cotisations cette nouvelle connerie là.

Qu’ers-ce qu’on est bons  n’est-il pas vrai, dans la profession.

 

P.S. Sur le S, j’ai à l’instant le souvenir de cette histoire de l’humoriste du temps,  Alphonse ALLAIS. Qui s’en était pris à un député de Salon de Provence, et qui priait la composition à l’imprimerie,  de bien marquer le S majuscule, pour éviter des problèmes avec le parlementaire. Lequel  aurait peut être considéré que député de salon, en minuscule,  c’était diffamatoire…

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