Jan
26
BATONNIERS : DU BIEN SALE TEMPS POUR LES BATONNIERS

Et on ne parle pas des bâtonnières.

Je vais diviser ma rubrique avocats, par déjà la création d’une spécifique : «  bâtonniers ».

On sait que je ne les aime pas, et qu’ils ne  m’aiment pas non plus.

Même leur nom me débecte.

Bâtonnier, bâton, donner du bâton.  C’est contre eux qu’il faudrait donner du bâton, comme le font quelques courageux parquetiers. A moins qu’il ne faille aussi donner du bâton contre ceux qui les ont angéliquement  élus.

D’ailleurs, au risque de se fâcher avec un neveu avant que celui-ci  soit devenu bâtonnier,  Gilbert COLLARD  avait  bien préparé une proposition de loi, évidemment aux oubliettes,   pour les appeler non plus bâtonniers, mais banalement présidents, comme n’importe quel président. Tiens par exemple celui de la République.

J’en connais un  de bâtonnier qui s’est fracassé dans une poursuite disciplinaire contre moi, et un autre qui   m’a poursuivi en correctionnelle pour avoir  écrit ici qu’il était raciste à la cause arménienne. Sur ce deuxième point, je n’écris rien de plus pour l’instant. La suite fera du bruit, je vous assure. Un peu de patience.

En tout cas, le susdit dernier m’a menacé de mort à une suspension d’audience et allait me frapper si je ne m’étais pas esquivé. Les témoins étant d’autres bâtonniers corses – décidemment-  on imagine que le parquet,  qui voulait tout d’abord, sur ma plainte,  prononcer un rappel à la loi, a finalement classé : j’ai le dossier écrit en mains.

Revenons au sujet en général.

En peu de temps, un mois à peine, on a  en effet deux scandales secs, un qui  amené en prison un ancien bâtonnier de BEZIERS pour avoir tapé dans la caisse des règlements locale des avocats,  c’est du moins l’accusation, et un autre d’AJACCIO, mis en examen hier ou avant-hier pour modification  de scène ce crime.

Si ce n’était que cela.

Dans le passé il y en a eu des tas d’autres entre celui qui a tapé dans une caisse commune à NICE et un autre à BASTIA (ça a  même couté une fortune à l’Union des caisses d’avocats, donc à toute la profession réunis, merci les Parisiens), sans compter quelques combines électorales savoureuses dans le sud-ouest, et tout ce qu’ on ne sait pas, que je ne sais pas.

Car on tait ce genre de choses. On ne les révèle que  quand on ne peut plus faire autrement.

Et alors, les juges ne veulent surtout pas  reconnaitre leurs erreurs lorsqu’ils regardent d’un mauvais œil  ceux,   dans la profession,  qui osent critiquer les bâtonniers. Dès fois qu’ils ne les  inviteraient pas à la réception annuelle de la profession.  

Hou la la, ce n’est pas bien. Et non pourtant, le bâtonnier n’est pas un chef hiérarchique et l’avancement ne dépend pas de lui.

Ce ne devrait pas de plus en plus souvent  etre un bandit amoureux de luxueuse heure exacte.

 

P.S. La vignette qui illustre  est une batonnière de légumes ...

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