Feb
07
CORRUPTION : L'APPEL DE PENELOPE A GEORGES BRASSENS

 

Je m’étonne de constater que personne n’ait encore fait appel à Georges BRASSENS comme consultant sur Pénélope.

La culture fout le camp. C’est déplorable. Voici  en tout cas ce qu’il chantait jadis.

 

Toi l'épouse modèle
Le grillon du foyer
Toi qui n'a point d'accrocs
Dans ta robe de mariée
Toi l'intraitable Pénélope
En suivant ton petit
Bonhomme de bonheur
Ne berces-tu jamais
En tout bien tout honneur
De jolies pensées interlopes
De jolies pensées interlopes...

Derrière tes rideaux
Dans ton juste milieu
En attendant l'retour
D'un Ulysse de banlieue
Penchée sur tes travaux de toile
Les soirs de vague à  l'âme
Et de mélancolie
N'as tu jamais en rêve

Au ciel d'un autre lit
Compté de nouvelles étoiles
Compté de nouvelles étoiles...

N'as-tu jamais encore
Appelé de tes vœux
L'amourette qui passe
Qui vous prend aux cheveux
Qui vous conte des bagatelles
Qui met la marguerite
Au jardin potager
La pomme défendue
Aux branches du verger
Et le désordre à  vos dentelles
Et le désordre à  vos dentelles...

N'as-tu jamais souhaité
De revoir en chemin
Cet ange, ce démon
Qui son arc à  la main
Décoche des flèches malignes
Qui rend leur chair de femme
Aux plus froides statues
Les bascule de leur socle
Bouscule leur vertu
Arrache leur feuille de vigne
Arrache leur feuille de vigne...

N'aie crainte que le ciel
Ne t'en tienne rigueur
Il n'y a vraiment pas là 
De quoi fouetter un cœur
Qui bat la campagne et galope
C'est la faute commune
Et le péché véniel
C'est la face cachée
De la lune de miel
Et la rançon de Pénélope
Et la rançon de Pénélope...

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Commentaires

Nom: 
Pierre DOYEN

Monsieur François FILLON, sollicite nos suffrages pour son élection à la magistrature suprême. Chantre de la vertu , il en appelait au Général de GAULLE : « Qui imagine un seul instant le général de GAULLE mis en examen », ainsi à la cantonade en bon chrétien glapit le Saint homme contre un concurrent qu'il foudroya en ne le nommant point !

Dame Pénélope son épouse, déclara en 2007 à une journaliste britannique qu'elle ne travaillait point, fée du logis, des confitures elle faisait pour leur goût nature et de la politique la moue, sans artifice de l'aventure elle fuyait la malice.

Et Ulysse, notre politique reprit son bâton de pèlerin pour aller à Canossa clamant :"En travaillant avec ma femme et mes enfants, j'ai privilégié cette collaboration de confiance qui aujourd'hui suscite la défiance.

"C'était une erreur. Je le regrette profondément : je présente mes excuses aux Français"

"J'ai toujours fait de la transparence une exigence ». 

 

Diantre ! Que voudrait des électeurs ce bon Samaritain ? Que nous demeurassions cocus mais contents. Tous debout bandant. Et pour la brigue, holà que la vox populi vox Dei lui donnât pouvoir et avantage idoine, à sa famille l'avoine.

Joachim du BELLAY poète du XVIème siècle, dit de notre nation : «  France, mère des arts, des armes et des lois », oubliant pays de la culture des cocus !

 

Ci-après la chanson de Georges BRASSENS : LE COCU

 

« Comme elle n'aime pas beaucoup la solitude
Cependant que je pêche et que je m'ennoblis
Ma femme sacrifie à sa vieille habitude
De faire, à tout venant, les honneurs de mon lit

Eh ! oui, je suis cocu, j'ai du cerf sur la tête
On fait force de trous dans ma lune de miel
Ma bien-aimée ne m'invite plus à la fête
Quand ell' va faire un tour jusqu'au septième ciel

Au péril de mon cœur, la malheureuse écorne
Le pacte conjugal et me le déprécie
Que je ne sache plus où donner de la corne
Semble bien être le cadet de ses soucis

Les galants de tout poil viennent boire en mon verre
Je suis la providence des écornifleurs
On cueille dans mon dos la tendre primevère
Qui tenait le dessus de mon panier de fleurs

En revenant fourbu de la pêche à la ligne
Je les surprends tout nus dans leurs débordements
Conseillez-leur le port de la feuille de vigne
Ils s'y refuseront avec entêtement

Souiller mon lit nuptial, est-c' que ça les empêche
De garder les dehors de la civilité ?
Qu'on me demande au moins si j'ai fait bonne pêche
Qu'on daigne s'enquérir enfin de ma santé

De grâce, un minimum d'attentions délicates
Pour ce pauvre mari qu'on couvre de safran
Le cocu, d'ordinaire, on le choie, on le gâte
On est en fin de compte un peu de ses parents

A l'heure du repas, mes rivaux détestables
Ont encor ce toupet de lorgner ma portion
Ça leur ferait pas peur de s'asseoir à ma table
Cocu, tant qu'on voudra, mais pas amphitryon

Partager sa moitié, est-c' que cela comporte
Que l'on partage aussi la chère et la boisson ?
Je suis presque obligé de les mettre à la porte
Et bien content s'ils n'emportent pas mes poissons

Bien content qu'en partant ces mufles ne s'égarent
Pas à mettre le comble à leur ignominie
En sifflotant " Il est cocu, le chef de gare... "
Parc' que, le chef de gar', c'est mon meilleur ami »

 

 

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