Feb
28
DISCIPLINAIRE : NOTRE CONFRERE COLLARD EST UN CACHOTTIER DE GENIE

 

Il ne nous dit pas tout. Il ne nous explique pas tous ses démêlés avec le parquet et le ministre de l’intérieur de l’époque Bernard CAZENAVE, dont il a bien fait de demander la démission.

Et qui pourtant, devenu premier ministre, prétend encore donner,  cette fois-ci à Monsieur FILLON,  à propos de la guerre civile larvée en France,  des leçons de bonne conduite.

Mais faisons du droit, au demeurant dans celui direct  de ma communication d’il y a quarante huit heures,  sur le périmètre de l’immunité parlementaire en Turquie (comme en France), sauf que, les parlementaires français vont baver, sauf que jusqu’à ces derniers temps, leurs collègues turcs avaient non seulement l’immunité,  mais aussi l’irresponsabilité constitutionnelle.

Et revenons aux misères faites contre mon ami.

Parce qu’il avait publié  sur son compte Twitter une photo (une seule c’est important, pas plusieurs) montrant une des victimes de Daech, au visage ensanglanté, Gilbert COLLARD a fait l’objet d’une plainte du ministre de l’intérieur, le 16 décembre 2015, pour complicité de propagande avec Daech. Vous avez bien lu. Je n’ai pas bu.

Le confrère député ami,  convoqué par la police,  refusait très sagement de déférer, expliquant ça et là  que si un député ne pouvait pas librement s’exprimer et montrer à l’appui de ses explications, il valait mieux faire autre chose,  ce que très légitimement COLLARD n’avait  pas plus envie de faire que ses amis,  dont je suis fier d’être, qui l’avaient conseillé sur ce coup.

On en restait là pendant plus d’un an.

Jusque là, je savais.

Voici que j’ai appris  et mis en ligne,  il y a quelques jours que le bureau de l’Assemblée nationale avait rejeté le 22 février 2017 une demande de levée d’immunité de Gilbert COLLARD, député du Gard à propos de cette affaire. Apparemment, elle venait d’être demandée. Campagne électorale présidentielle en cours.

Ceux qui ne me croient pas peuvent toujours aller sur le site Internet de l’Assemblée nationale, rubrique presse, onglet des communiqués, et lire celui reproduit officiellement.

Dans la réponse du président de l’Assemblée,  on dit qu’il n’y a rien à à l’appui des mesures envisagées à l’encontre du député. Fin du premier acte. Art. 26. Rien de neuf. Rejet de la demande de mainlevée de l’immunité.

Passons au deuxième acte, Gilbert,  cachotier, va.

Je découvre  que le 20 février 2017,  quarante huit heures avant la décision relatée par l’A .F.P., Gilbert COLLARD avait déposé le plus sérieusement du monde sur le bureau de l’Assemblée,  une proposition de résolution tendant à la suspension,  en tant que de besoin,  des poursuites engagées par le parquet de Nanterre contre lui, pour diffusion d’images à caractère violent de nature à porter atteinte à la dignité humaine.

Ce coup là, chapeau, bravo, personne n’y avait pensé jamais.

L’article unique de la proposition de loi N° 4523,  sur le site Internet  de l’Assemblée nationale, renvoyée à sa commission spéciale faisait lui  demander à de requérir la suspension des poursuites pénales en question.

Gilbert, chapeau, tu es le plus fort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mots-clés: 

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA