Nov
27
DISCIPLINE AVOCATS : LE CONSEIL DE DISCIPLINE DES MEDECINS EST ENCORE PLUS FOU QUE LES NOTRES

 

 

Je ne vais pas parler de la discipline des avocats, mais,  pour que les choses soient encore plus parlantes,  de celle des médecins.

J’évoque ici le cas de trois importants personnages, d’un âge  commun proche du mien, infiniment plus importants que moi. Les professeurs Philippe EVEN, Bernard DEBRé et  Henri JOYEUX.

Ils sont tous à la retraite. C’est d’ailleurs à ce moment précis qu’on a décidé de les sanctionner. Ce qui ressemble, c’est que,  moi aussi,  on a décidé de me sanctionner, mais le conseil de discipline des avocats n’a pas pu dans un premier cas, ni voulu dans un deuxième. Et en plus je ne suis pas encore à la retraite. Mais fondamentalement, l’affaire est la même. Le délit d’opinion.

Voici qu’il y a deux ans, en 2014, le Conseil de discipline des médecins a suspendu les deux premiers en raison  de la publication d’un ouvrage commun au demeurant remarquable, je l’ai lu, sur le business des médicaments. Je cite Bernard DEBRé : « C’est invraisemblable. Dans le code de déontologie, on n’a pas le droit de dire du mal de confrères des médecins. Mais comment voulez-vous que dans un état de droit on ne puisse être lanceur d’alerte? On n’a pas cité les médecins. On a cité les médicaments. Et DEBR é d’ajouter. Nous avons dit notre vérité étayée par des rapports, des études. Ce n’est pas sorti de notre petite tête comme ça ». Finalement, Bernard DEBRé s’en fout, encore heureux qu’on ne l’ait pas poursuivi en correctionnelle,  et en plus il est élu du peuple souverain.

Voici que le même conseil de discipline,  des mêmes médecins,  est passé à la vitesse supérieure en radiant tout simplement le professeur Henri JOYEUX, célèbre cancérologue,  lui aussi en retraite depuis peu, en raison de ses écrits sur les vaccins qu’il conteste.

Personne alors chez les censeurs ne se met jamais en cause,  ne s’interroge, et n’a jamais entendu parlé du doute, ni de GALILEE.

La vérité unique quoi. N’ont-ils pas honte ?

J’écris cela à la veille d’une intervention sous le contrôle d’un autre professeur, en qui j’ai toute confiance, je vous rassure.

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