Jul
15
DISCIPLINE DES AVOCATS : ATTENTION AU RETOUR DE MANIVELLE CONTRE LES DELATEURS

La blogosphère,  et même Dalloz actualités,  ont relaté ces temps-ci le commentaire aigre doux du confrère amuseur public du barreau de Marseille, moqueur de grand talent et animateur de la revue. C’était à propos de telle consœur  qu’un groupe promoteur immobilier,  pas content des procès qu’elle avait menés  pour d’autres promoteurs, dont il jugeait les recours abusifs contre ses permis de construire,  avait réussi à faire poursuivre en correctionnelle.

Le promoteur délateur ce n’est pas rien, ce sont cinq sociétés du groupe KAUFMAN ET BROAD.

La consœur avait  cependant obtenu sa relaxe.

Le billet précité se situe au moment  exact où elle a légitimement poursuivi son délateur en correctionnelle pour dénonciation calomnieuse.

La sous polémique ouverte comme ci-dessus mérite qu’on connaisse la fin du moins actuelle de l’affaire.

Car, la consœur vient d’obtenir du Tribunal correctionnel de Marseille un jugement du 11 juillet 2017, qui retient l‘infraction et condamne les cinq délatrices à payer à l’avocat injustement poursuivie dans l’exercice de sa profession, une bagatelle de 100.000 € de dommages intérêts dans compter des frais de justice pour 15.000 €. Le promoteur n’en mourra pas.

Et je dis aux confrères qui s’amusent à poursuivre les leurs au disciplinaires pour un oui ou un non, surtout quand ils perdent, car ils perdent, de bien retenir cette leçon.

J’ai personnellement ainsi deux contre procédures en cours de cette nature : je vais évidemment utiliser cette sage jurisprudence.

Dans ce que relate la presse locale du  jugement, on lit cependant une expression savoureuse : « au final, les nombreuses accusations proférées à l’encontre de l’avocat ont fait florès ».

Or, faire florès c’est obtenir des succès, réussir d'une manière éclatante. On imagine que le Tribunal s’est ici trompé sur le sens de l’expression, dommage.

Il aurait mieux valu employer l’expression bien de chez moi (Bab el Oued) : fait tchoufa.

Finalement, je complimente la consœur. Et je mets en garde les autres.

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