Aug
31
DISCIPLINE : MERDE AUX DEONTOLOGUES, ET PAR PITIE, QUE LES MEDECINS SOIENT MOINS STUPIDES QUE LES AVOCATS

 

On apprend dans « Le Monde » d’hier soir, daté de ce matin, le conflit interne à l’ordre des médecins (car l’ordre des médecins existe, créé par la loi, l’ordre des avocats, non, je le rappelle).

Elle  révèle  une bataille professionnelle  contre les médecines alternatives. Traduisez  contre l’homéopathie.

On découvre,   au passage,  que quelques grands pays voisins, dont une partie du Royaume-Uni refusent la prise en charge de cette médecine là,  dans leur sécurité sociale. Au motif qu’elle n’est pas sérieuse, et que c’est finalement un placebo.

D’ailleurs, sous le professeur Jean-François MATTEI (un très grand Marseillais, victime d’une cabale), on avait réduit  en France le champ de prise en charge correspondante.

On tire  donc maintenant  sur une jeune  praticienne du sud-ouest,   auteur de cette admirable formule :

" L'obscurantisme monte en médecine comme dans beaucoup d'autres secteurs. Les gens ne croient plus les sources fiables, et mélangent tout.  Il y a des troubles que l'on soigne mal en médecine, l'anxiété chronique, le sommeil, la ménopause. Mais, lorsqu'un patient va voir un médecin, il a le droit de savoir si ce qu'on lui prescrit est de l'ordre de la science ou de la croyance. "

La jeune médecin fait partie des 3 337 praticiens  jugeant les médecines alternatives comme l'homéopathie,  inefficaces, dangereuses, et coûteuses pour la " Sécu ", qui demandent aux pouvoirs publics et à l'ordre des médecins de " ne plus autoriser à faire état de leur titre les médecins ou professionnels de santé qui continuent à les promouvoir ".

Appelant aussi à ce que l'homéopathie ne soit plus remboursée, ils évoquent " des charlatans en tout genre qui recherchent la caution morale du titre de médecin pour faire la promotion de fausses thérapies à l'efficacité illusoire ".

Une tonalité jugée agressive et peu courtoise.

La tribune a fait grand bruit et la ministre de la santé a depuis demandé une évaluation à la Haute Autorité de santé.

" Insultant et anticonfraternel " nous dit-on.

A la veille de sa convocation disciplinaire, celle par qui le scandale arrive est anxieuse.

On lui dit que ! " Le ton est très déplacé. Ils nous demandent de laisser tomber notre titre d'homéopathe ".

On se croirait entre avocats…

" La question n'est pas de savoir si cette tribune a pu froisser certains, mais plutôt de savoir si le public est suffisamment informé sur à quoi sert l'homéopathie.  C'est le refus de discuter sur le fond qui nous a étonnés "

Les déontologues, oui les médecins ont ça aussi, quel malheur ici pour la santé publique,  disent en gros ceci :

" Nous nous assurons que les médecins respectent le code de déontologie. Nous ne sommes pas une instance scientifique. L'essentiel est de garder la confraternité indispensable à notre profession. Nous tâcherons de nous assurer que les signataires ont bien respecté nos collègues homéopathes ",

Pourtant la vraie question de fond reste posée :

" PEUT-ON, QUAND ON EST MEDECIN, AVOIR UNE POSITION SCIENTIFIQUE SANS FROISSER LA SUSCEPTIBILITE DES UNS ET DES AUTRES ? "

La réponse est OUI, parfaitement OUI, et heureusement OUI.

Les patients que nous sommes le disent bien clairement et se foutent complètement d’une déontologie à la con.

L’essentiel est en effet non pas d’entretenir l’ego surdimensionné de quelques uns, mais de sauver des malades, et pour cela de pouvoir exprimer tous les avis sur les médecines  proposées.

Une fois encore, merde aux déontologues.

A la fin de ce billet, on a tous compris que chez nous avocats, les homéopathes sont les confrères adeptes du règlement systématique et amiable des conflits, qui est qu’on le veuille ou non, une foutaise de tout premier ordre aussi.

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