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DISCIPLINE : QUAND LES MEDECINS DISCIPLINAIRES SONT PLUS RIDICULES QUE LES AVOCATS

 

Voici ce qu’on lit dans « Le Figaro » ces jours-ci.

À Reims, le conseil régional de l’ordre des médecins, statuant en chambre de première instance,  a donné  (une certaine) suite à la plainte du syndicat national des  médecins homéopathes français (S.N.M.H.F.)

En mars 2018, 124 médecins et professionnels de santé signaient une tribune musclée dans « Le Figaro » contre les médecines alternatives. Une initiative qui a notamment relancé le débat sur le remboursement  par l’assurance maladie de l’homéopathie. Pour cette prise de position, deux des signataires, des femmes médecins, ont été sanctionnées  ces jours-ci, à Reims, lors d’un jugement de la chambre disciplinaire de première instance de l’ordre des médecins de Champagne-Ardenne. Les sanctions ont été  un avertissement pour non-respect du principe de confraternité entre médecins, la sanction la plus basse possible, qui les rend inéligibles au Conseil de l’ordre pendant trois ans.

Or toutes les plaintes risquent de ne pas connaître la même issue, celles jugées ci-dessus étant d’une soixante environ, les autres  jugées à des échelons régionaux, par des instances différentes.

À Limoges, un médecin signataire de la tribune a ainsi été notifié qu’il n’allait pas être inquiété, après la même plainte.

« Je me réjouis que le jugement nous donne raison sur le fond, en retenant que, contrairement à ce qu’affirment les plaignants, l’homéopathie n’a toujours pas fait la preuve de son efficacité»

A écrit le  docteur Jérémy DESCOUX, cardiologue signataire de la tribune des 124.

Le jugement rendu à Reims ne semble pas plaire à tous les représentants de l’ordre des médecins,  structure très pyramidale, avec des élus départementaux, des instances disciplinaires au niveau régional et un Conseil national à sa tête.

C’est ainsi, que samedi, sur Twitter, le Conseil national de l’ordre des médecins a annoncé que son président, le docteur  Patrick BOUET, allait faire appel de la décision prise à Reims.

«Je trouve injuste l’avertissement donné à mes deux consœurs à Reims, et je le regrette sincèrement, a commenté le docteur  Jérémy DESCOUX, cardiologue signataire de la tribune des 124 et responsable de l’association FakeMédecine, créée pour coordonner la défense des signataires. En revanche, je me réjouis que le jugement nous donne raison sur le fond, en retenant que, contrairement à ce qu’affirment les plaignants, l’homéopathie n’a toujours pas fait la preuve de son efficacité.»

Ce premier jugement de deux médecins signataires de la tribune du 18 mars se tient alors que la Haute Autorité de santé (HAS) a été chargée par le ministère de la Santé d’évaluer le bien-fondé du remboursement de l’homéopathie. Un avis est attendu au printemps 2019.

Fin de citation.

Il faut etre de tout cœur avec les contestataires de l’homéopathie, alors surtout que le mouvement est désormais européen, au Royaume uni et en Espagne par exemple. On est en matière de santé publique, qui au surplus a un grand cout. Dans ces conditions, on est en droit d’exiger du sérieux et de l’efficacité. Et à tout  le moins, de la liberté d’expression en médecine et ailleurs.

 

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