Oct
13
DOSIER SOCIETE (ET TOUS LES AUTRES) LA FIN DES INTERMEDIAIRES EN EUROPE

Au moment où l'Assemblée nationale passe à la deuxième lecture du projet de loi de fusion des avocats et des avoués, il n'est pas interdit d'essayer d'élever le débat. Au risque, une fois encore, de recevoir les injures de certains et de leurs personnels.

Il existe un mouvement, au moins européen en cours, profond,, fondamental, censé et raisonnable. C'est celui de la suppression des intermédiaires sans valeur ajoutée économique.

Voyons, en ayant voici quelques années, décidé le paiement de la T.V.A. « à l'arrivée » sur les marchandises importées des pays membres de l'Union, l'Europe a tué l'activité financière correspondante aux frontières internes. Ces agents financiers et douaniers-là ont disparu. Ainsi, les grossistes ont disparu ou disparaissent peu à peu : le monde de la fringue connait bien la question. L'idée est que l'acheteur se sert directement auprès du producteur. L'e-commerce correspond au demeurant au même raisonnement intellectuel : plus besoin du revendeur local, on se sert chez le fabricant ou un hyper grossiste. Le phénomène est identique dans le domaine du transport : l'activité de billetterie « sèche » disparait peu à peu, les acheteurs achetant en ligne. A l'extrême du raisonnement sont des gens comme RYANAIR ou EASY JET qui ne vendent leurs produits qu'en ligne. Un seul bémol dans ce mouvement économique, DELL qui ne vendait qu'en ligne, mais qui se met à vendre un peu de sa production en magasins. Pourquoi ? La crise ? Un revirement économique en vue ? Ou une simple erreur de parcours ?

Pour les avoués, c'est la même chose, à lire et relire la directive « services ». L'Europe n'en veut plus parce qu'il s'agit d'intermédiaires qui ne rapportent pas la justification de leur utilité et de la valeur ajoutée correspondante. Elle rattrape enfin son retard sur la plupart des systèmes judiciaires mondiaux qui ont compris la chose depuis longtemps. Ces intermédiaires, ces procureurs formels et obligatoires entre l'utilisateur, le client, et la justice, maintien de pratiques d'autres temps, n'ont plus de raison d'être. Avec et surtout s'ils prétendent se justifier uniquement parce qu'ils auraient payé un droit d'entrée, à partir duquel leur effort serait terminé.

Sur le terrain strictement économique, la rente de situation continue de disparaitre. Fini les rentiers de la procédure.

Et si demain les professionnels du droit devaient de contenter de signer, d'un rôle de simple passage, sans valeur ajoutée de recherche, d'étude, de contestation, ils devraient prendre le même chemin. Le message est notamment pour notre ami Maitre JUSTIN le rappeur.

Aucun risque heureusement, c'est déjà çà, pour les avocats. Nous n'avons rien de rentiers du droit, non ?

Commentaires

Evidemment anonyme a ajouté un commentaire intéressant.

Navré, citoyen, je vous ai censuré.

Si vous revenez maintenant sur mon bloge avec nom, prénom, condition et adresse, je vous répondrai.

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