Apr
28
DOSSIER FORMATION PROFESSIONNELLE : LE DANGER DE LA TERRE D'ISLAM

Il y a quelques jours à peine, un confrère résumait en ligne sur la blogosphère, un récent arrêt de ce je sais où, rappelant la responsabilité civile professionnelle de l'agent de voyage. On était là bien loin du vieil arrêt de principe des années 50 du taxi de RIO, dans lequel on condamnait un agent de voyage pour n'avoir pas pris le soin de bien choisir le taxi dans lequel ses clients avaient pris place à RIO DE JANEIRO qui avaient été blessés lors d'un accident de la circulation.

Le billet récent était quelque chose de beaucoup plus anodin : des voyageurs français en transit aérien aux Etats-Unis à destination de pays d'Amérique centrale n'avaient pas été informés de ce que tout le monde sait quand on a mis les pieds une fois dans un aéroport américain. Ainsi, dès qu'on touche le sol américain, on sort ses bagages, même si on y est en escale. On passe en douane. Et on peut continuer. Que ce soit à destination de plus loin aux Etats-Unis ou ailleurs. Du coup, retard et les voyageurs français avaient raté leur correspondance et une journée de vacances.

Tous les confrères sont régulièrement démarchés directement ou indirectement par les organisateurs de voyages de formation professionnelle continue obligatoire (ouf, je l'ai écrit) hors de France, dans des lieux plus ou moins paradisiaques. Il parait qu'on a proposé récemment quelque chose à PONDICHERY. Pas vu. Par contre CHANDERNAGOR, je ne dirais pas non. PALM SPRINGS, MIAMI voire HAWAI non plus.

Encore que, ça devient dangereux, l'Inde peut être pas, mais la plupart des pays de destination, qui sont au sud de la Méditerranée. On vous propose la Tunisie, bon ça parait s'arranger, jamais la Libye, vaut mieux, pas l'Algérie (qui n'a pas d'hôtels de tourisme - depuis 49 ans et l'indépendance, on en a construit trois à quatre étoiles à Alger, c'est tout, rien en dessous ; on a changé les noms, çà et là). L'Egypte aussi, là où je rappelle qu'on a flingué il y a des années le tranquille doyen de la Faculté de droit d'AIX EN PROVENCE , Robert BOULAN (il s'appelait BOULANIKIAN en réalité) comme ça, dans le salon d'un hôtel en buvant le thé. J'ai récemment attiré l'attention aussi sur les risques possibles du Maroc, parce qu'on avait reçu depuis MONTPELLIER une offre alléchante pour MARRAKECH.

Pan, le terme n'est pas heureux, aujourd'hui, c'est bien dramatique pour les victimes dont deux Marseillais, je crois.

Quid de la responsabilité des organisateurs français de ces séjours pseudo professionnels hors de France dans des pays sensibles, très sensibles. Car faire sauter 30 ou 40 avocats français, ça ne passerait surement pas inaperçu, non, mondialement, même si nous autres avocats français, on est du menu fretin par rapports aux Américains. Quelle proie facile. Et quelle publicité macabre...

Là-dessus, ils disent quoi les gens du CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX, qui ferment les yeux sur ces voyages de vrais vacances dangereuses et de fausses sessions de formation professionnelle continue ? Et nos ordres qui appliquent bêtement les instructions de la rue de Londres.

Exercice de droit civil. Et quelle est la responsabilité des organisateurs de ces séjours, sur le conseil du C.N.B. voire l'autorité des barreaux ?

Peut-on poser la question avant quelque catastrophe ?

Et si on cessait de laisser penser, parler et agir le bling bling qui s'en revient avec la prochaine élection présidentielle ?

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Commentaires

A cette heure, aucune revendication n'a été formulée, et on sait bien l'instrumentalisation qui entoure les attentats de ce type.

Il faut souligner que le tourisme particulièrement "exotique" qui depuis des décennies a bousculé les coutumes des populations locales a largement exaspéré . Comment les Marocains peuvent-ils se réjouir de la liberté que prennent les Européens à venir les photographier alors qu'eux mêmes ne peuvent se rendre en Europe? Au même titre que l'accaparement des résidences de la Médina par des cadres, membres de médias notamment, rendant impossible le maintien sur place des autochtones

Naturellement hommage doit être rendu aux victimes innocentes, lesquelles ne se trouvaient pas, sur les lieux de l'explosion, dans un des établissements les plus prestigieux. Mais cet évènement ne surprendra pas nombre de Marocains qui l' appréhendaient depuis quelques mois.

Personne ne peut apporter à cet instant des informations sûres et loyales sur l'acte en cause, et on ne peut que le dénoncer.

Il est temps toutefois de stigmatiser des voyages qui sous pretexte de formation, voire d'echanges confraternels ne font qu'aggraver les crispations. Les Tunisiens n'ont pas oublié le soutien apporté par nos gouvernants à Ben Ali alors que les émeutes faisaient rage. Les Marocains non plus, et ce n'est pas les bombardements de l'OTAN qui peuvent nous faire "remonter au score".

Pour le reste, je déplore que personne n'ait signalé l'existence des anciens comptoirs français de l'Inde, CHANDERNAGOR, YANAON, MAHE et KARIKAL.

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