Jul
31
DOSSIER NAIVETES : APPLICATIONS ARABES ET PROCHE ORIENTALES

"Il faut instaurer la démocratie dans le monde arabe. Ainsi, le problème israélien sera-t-il résolu mécaniquement, par la paix et la compréhension mutuelle, baisers affectueux.

Les dictateurs vont ainsi tomber."

Tableau à ce jour.

En Iran, avant il y avait le shah, horrible dictateur (on ne s'en rendait pas compte quand il était un gros client de la France). Maintenant, il y a les mollahs. Il parait que c'est pire (sauf pour les Arméniens, seuls chrétiens d'orient à qui je crois qu'on fiche la paix sur place).

En Irak, avant il y avait Saddam Hussein, horrible dictateur (même observation que ci-dessus). Maintenant, on ne sait pas ce qu'il y a. La seule chose certaine est qu'on ne s'est jamais autant tué dans les rues. Quant aux Assyro-Chaldéens, mes frères chrétiens, ils doivent fuir le pays qui est le leur depuis des millénaires.

En Egypte, avant il y avait Moubarak, horrible dictateur. Maintenant, on ne sait pas, mais je crois comprendre que coté israélien, on n'est pas vraiment rassuré, quelques petits signes sont inquiétants.

En Syrie, avant il y avait un dictateur parait-il. Bon, il y est toujours. Les gens du Bass sont plus forts en Syrie qu'en Irak.

Quant à la Lybie, c'est un nouveau bourbier. Il parait qu'on va maintenant traiter "dans la durée". Autrement dit, une opération coup de poing de plus qui aura raté.

En Tunisie, avant il y avait un dictateur, Ben Ali (lui non seulement était gros client mais aussi copain, copain). Bon, pour l'instant, peut être que ça sera mieux.

Bilan : pas terrible, terrible.

Je n'évoque pas l'Afghanistan où avant c'était le chaos, et on ne flinguait pas les militaires français, tandis que maintenant c'est le chaos et on enterre à tout de bras.

J'allais oublier : Chypre, membre de l'Union européenne, dont le nord est occupé militairement par les Turcs depuis 1974.

Naïfs ?

Qui ose parler ici de naïveté. C'est odieux n'est-ce pas.

C'est loin d'être mon auteur préféré, mais les autres savent. Je ne sais plus où Sartre met en scène Daladier retour de Munich où il vient de signer avec Hitler un accord qui contre des concessions, elles, odieuses (qu'on a vite oubliées aujourd'hui n'est-ce pas) qui doit arrêter une guerre, laquelle n'est que retardée. Et quelle guerre, Juifs et autres savent...

Lorsque Daladier est applaudi au retour par les Français qui espèrent à n'importe quel prix éviter la guerre, dans sa voiture au Bourget, il leur dit : « les cons ».

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