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DOSSIER 35 € + 150 € : LES AVOCATS SONT PEUREUX

Voyons, il y a des mois et des mois qu'on a discuté, voire bataillé, contre ceux deux taxes là.

Et puis, elles sont entrées en application.

Et puis, on a encore protesté, mais plus mollement.

Les déclarations vertueuses de principe se sont tues ensuite.

Et puis, voici que pendant ce temps-là, un avocat, tout seul, je veux parler de mon ami Philippe KRIKORIAN, continuait le combat.

Un combat pas si impossible que cela, puisqu'il a réussi à porter le débat de la constitutionnalité de ces deux taxes iniques devant le Conseil constitutionnel.

Et puis, logiquement, ceux qui l'ont toujours aidé, Jacques JANSOLIN et moi, sont intervenus à ses côtés. C'était normal, et nous avions nous aussi des arguments. Et le même point de vue, le même combat. Celui de la majorité mais tellement silencieuse.

Et puis, c'est plus étonnant, trois barreaux, le Conseil national des barreaux, une fédération d'avocats, ont pris le train en marche, de ce recours, alors que ce sont eux qui auraient dû le conduire au départ...

J'appelle cela le syndrome de BASTIA : oui, vous savez, le petit (par le nombre de ses avocats, surtout pas par leur qualité, au contraire) barreau de BASTIA qui, tout seul a attaqué en Q.P.C. l'abominable réforme créant des sous-avocats. Et qui, tout seul, a gagné. On le félicite, mais vite parce que si on insiste, on va devoir se rendre compte que ce combat-là, c'est la représentation nationale d'abord qui aurait dû le mener, et peut être aussi les grands barreaux, comme celui de Marseille (mais sommes-nous encore un grand barreau ?)

Alors, les autres ont pris la honte comme on dit par ici. Et aussi le train en marche dans le wagon de tête, en gare d'arrivée. Pour critiquer, d'ailleurs en ordre dispersé, les taxes en question.

Et puis, maintenant que les débats sont fixés, et que l'information en a été donnée, plus aucune réaction. Une poignée de consultations sur ma communication d'hier...

Oh, ce n'est pas qu'on ne soit pas d'accord. Mais on n'a pas le courage de s'exprimer. Y compris lorsque le combat est mené dans son intérêt. C'est tout de même ahurissant pour des avocats, non ?

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La 1ère par renvoi de la Cour de cassation du 26 janvier 2012 à la suite d'une QPC soulevée par un avocat dijonnais devant son propre TGI.

La 2nde par renvoi du CE du 3 février 2012 et effectivement déposée par Me KRIKORIAN.

Je constate qu'on réagit enfin.

Il y a en effet deux Q.P.C. sur les 35 €. Mais comme celle de KRIKORIAN et de F.O. porte également, en vertu des memes principes, sur la taxe des 150 €, elle a donné liue à rien moins que 6 interventions à l'appui, dont celle du Conseil national des barreaux, et aussi celle que j'aurai l'honneur de défenbdre, alors que l'autre isolée n'a pas donné lieu à intervention.

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