Apr
25
DOSSIER ARMENIEN: ENCORE UN MOT ET C'EST FINI

Triste lendemain de triste anniversaire. Franchement, on se fout complètement du génocide des Arméniens. Ah, vous me parleriez de Sidi Ben quelque chose dans un pays fournisseur de pétrole, ce serait différent.

Pourtant, suivant le site du docteur ABRAHAMIAN sur www.keghart.com , évidemment c'est américain, après avoir malicieusement rappelé qu'un gourou indien avant analysé comme suit la politique américaine: "Washington, la conscience congelée de l'humanité", on cite cependant un communiqué de la présidence U.S., datée du 23 avril. Ce sera mon avant derbnier mot de la fin pour cette célébration.

Nous nous souvenons solennellement des évènements horribles qui ont eu loieu voici 96 ans, soit dans les pires atrocités du 20ème siècle. En 1915, 1,5 millions d'Arméniens ont été massacrés ou conduits à la mort dans les derniers jours de l'empire ottoman.

Le 24 avril, le service de presse a un peu corrigé (www.whitehouse.gov/the presse-office ) C'est devenu: en ce jour solennel de souvenir, nous nous rappelons que voici 95 ans, est arrivé une des pire atrocités du 20ème siècle. Dans ce moment noir de l'histoire, 1,5 millions ... (la suite sans changement).

Quelles subtilités.

Je passe sur le reste. Du bla-bla: pas un mot pour condamner ceux qui ont commis ces faits là. De la compassion tout au plus.

Alllez, on passe à autre chose.

Commentaires

"A l'occasion du 96e anniversaire du génocide, l'Arménie a dénoncé l'attitude de l'actuelle Turquie vis-à-vis des massacres et déportations d'Arméniens pendant la première guerre mondiale.

Des centaines de milliers de personnes ont défilé silencieusement à Erevan en souvenir des 1,5 million d'Arméniens massacrés par les Turcs ottomans.

Un flot incessant de personnes ont rejoint le mémorial de Tsitsernakabert dédié aux victimes du génocide pour y déposé des gerbes de fleurs, autour de la flamme éternelle.

La procession a commencé dans la matinée après une messe de requiem donnée par le guide suprême de l'Eglise apostolique arménienne, le Catholicos Garegin II, en présence du président Serge Sarkissian et d'autres responsables politiques.

Le 24 avril marque l'anniversaire de l'arrestation, en 1915, de plus de 250 dirigeants politiques, d'intellectuels et d'artistes arméniens à Constantinople, décidée par le gouvernement de l'Empire ottoman. Leur exécution a été suivie par des massacres et des déportations d'Arméniens. Beaucoup de victimes ont péri lors des marches forcées en direction du désert syrien.

Le mémorial, perché sur la colline de Tsitsernakabert surplombant Erevan, est le point central des commémorations du génocide chaque année en Arménie et dans le monde entier.

« L'Empire ottoman a mis en oeuvre à l'échelle de l'Etat un plan d'élimination et d'expulsion du peuple arménien », a déclaré S. Sarkissian lors de son discours.

« Tout au long du processus, à chaque étape, les meurtres, les déportations, les conversions et l'esclavage des Arméniens étaient considérés comme une routine. Pour ce qui est des puissances étrangères, elles n'ont pas réussi à arrêter les auteurs et, dans certains cas, les ont poussés vers des actes encore plus horribles. »

« Cependant, malgré tous les plans et les calculs sournois, la nation arménienne a survécu au Medz Yeghern », a ajouté le président, en utilisant le terme arménien qualifiant le génocide.

S. Sarkissian a ensuite salué la position des intellectuels turcs et d'autres personnalités publiques qui contestent de plus en plus la version turque officielle des événements de 1915.

Les gouvernements turcs successifs ont toujours refusé de reconnaître le génocide des Arméniens sous l'Empire ottoman. Ils minimisent le nombre d'Arméniens morts pendant la première guerre mondiale et expliquent que leur exécution était légitime car ils pactisaient avec l'ennemi russe.

S. Sarkissian a condamné cette attitude comme une une « continuation directe du génocide arménien ». « La politique officielle de la Turquie poursuit la voie de la négation. En outre, cette politique devient de plus en plus “sophistiquée”. »

« Toute tentative visant à effacer les traces d'un crime est un nouveau crime », a-t-il souligné.

Le président du Parlement, Hovik Abrahamian, a par ailleurs appelé Ankara à « éliminer tous les obstacles juridiques, politiques et autres qui ne permettent pas la société turque d'examiner son passé d'une manière désinhibée ». Il a également appelé les gouvernements et les Parlements étrangers à reconnaître officiellement le génocide.

Plus d'une vingtaine de pays, dont la France, le Canada et la Russie, l'ont déjà reconnu."

Tout ça, je sais. Mais:

1°. Les Arméniens de la Diaspora n'ont pas nécessairement le meme point de vue que la jeune République d'Arménie, nouvelle formule, ancienne république communiste. Qui n'a plus rien à voir avec celle des Dachnak de 1919. Ni intellecdtuels, ni économiques. Pouer moi l'Arménie de Erevan, ce n'est pas mon monde, et pour d'autres aussi. Je suis Français et considère que je peux et dois parler de celà comme Français,n exactement comme si auparavant tous mes ancetres avaient été ...tiens, Dauphinois, avant le rattachement à la Couronne.

2°. Et puis, qui parle de cette affaire. Toujours les memes. Pour les Turcs, ça n'existe pas. J'ai le souvenir d'un marchand de beaux tapis qui m'avait présenté un jour un Kars superbe. J'avais dit que c'était un tapis d'Arménie. Il m'avait répondu non, c'est un tapis turc. Gommés, éliminés, anéantis meme dans les tapis, les Arméniens.

comme marchands de tapis, sont forts les arméniens...

:-)

Bon, plus sérieusement, n'oublions pas qu'une des conditions de l'entrée de la Turquie dans l'UE (toutes conditions faites pour qu'ils ne les remplissent jamais) c'est la reconnaissance du génocide arménien.

Justement, le marchand était turc.

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA