Aug
29
DOSSIER ARMENORUM : ENFIN LE REVIREMENT DE L’EGLISE CATHOLIQUE ?

 

Je suis né catholique romain.

Je dis régulièrement que je regrette de n’être pas apostolique.

Ce n’est pas grave, je suis bien certain qu’il y a quatre,  cinq  ou six générations, ces KUCHUKIAN là étaient sans doute  apostoliques.  Ils ne sont devenus catholiques que pour éviter les premiers massacres.  Je suis donc en paix avec moi-même.  Et connexion est faite en continu  avec l’histoire de la chrétienté.

Ce billet est  placé dans la série « Armenorum », des Arméniens.

Le mot est quelque part dans une bulle ou une lettre papale. Celle de leurs souffrances en 1915, si je ne me trompe pas,  de BENOIT XV le pape du moment.

En  réalité, le titre du billet devrait être « Chrétiens d’Orient », c’est nettement plus large, mais non, c’est la même affaire. 

Parce que l’affaire des Chrétiens d’Orient, c’est historiquement  et avant tout celle de l’envahissement de leurs terres par la conquête et la violence des Arabes et des Turcs au nom de l’Islam.

C’est alors aussi celle  des Arméniens, qui sont les seuls à ne pas avoir pu se dégager en masse de l’emprise de cet islam dans la toute puissance de l’Empire ottoman.

Bulgares, Roumains, Grecs, Serbes y sont parvenus, on s’arrête au traité de SAN STEFANO (SAN STEFANO ce n’est pas en Italie, c’est le nom ottoman de la banlieue de CONSTANTINOPLE où est aujourd’hui l’aéroport Atatürk d’ISTANBUL).

Au congrès de BERLIN, on a fait un sort à part  aux Arméniens, qui a  fini mal à la fin du XIXème siècle et commence ensuite  dans l’abomination du premier génocide du XXème siècle. 

Cent ans, vous me lisez bien, cent ans pour que l’Eglise romaine  le reconnaisse enfin.

Oui, et alors, il se passe quoi depuis cette époque ? Depuis  100 ans très exactement.

Dans le souvenir de la sanctification générale par KAREKIN II,  de tous ceux qui sont tombés,

Les Arméniens de Turquie n’existent plus.  Ils étaient un quart de la population, en 1915.

Dans les pays musulmans de la région de l’ancien empire ottoman, ils sont très minoritaires, mais on a  fichu la paix aux rares qui sont restés et aussi aux autres Chrétiens, parce que ces derniers sont des Arabes. Le Liban, la Syrie, L’Egypte avec ses Coptes.  L’Irak est à part avec ses Assyro-Chaldéens, qui ne sont pas des Arabes, on se rapproche de la Perse, qui n’est pas un pays arabe, qui a respecté les Arméniens.

Et puis voilà, depuis quelques années, à l’approche du centenaire du grand génocide, tout recommence comme avant, sauf que désormais on s’est attaqué aux derniers Chrétiens d’Orient, au nom de l’islam, celui désormais riche, orgueilleux  et  conquérant de l’Arabie et des Emirats.

Il a  donc fallu tout ce temps un siècle pour que le pape FRANCOIS reconnaisse le génocide, et que l’Eglise  de ROME prenne  conscience, comme on dirait qu’elle commence à le faire, il était temps, de la réalité des choses. 

Il y a encore un travail fou à faire avec l’Eglise de France, gauchiste et pro arabe comme elle l’a admirablement démontré dans l’affaire algérienne (1)

Que l’Œuvre d’Orient ait  aujourd’hui comme directeur Monseigneur GOLLNISCH, oui, le propre frère du bras droit de Jean-Marie LE PEN, n’est pas un hasard.

Et quand décède voici quelques mois Tarak AZIZ, l’ancien vice président irakien, chrétien dans un pays  musulman sunnite, dont le dictateur,  protecteur des Chrétiens  -et oui -…a été assassiné par les Américains,  à la politique proche orientale incertaine,  les premières,  pardon, les seules, condoléances viennent justement de Monsieur LE PEN.

Le problème des gens d’église est qu’ils sont longs à la  détente, et pas toujours offensifs quand il le faut.  Ils lisent trop. Et ne se tiennent pas assez au courant des choses. Ah, la compassion…

Je me souviens de ce  commentaire lu  voici quelques années dans le bulletin de l’Eparchie (2) catholique arménienne de France,  que je lis régulièrement, rapportant l’échange d’un diplomate occidental à BAGDAD au temps où il y restait encore des Chrétiens, avant premièrement leur extermination, deuxièmement leur fuite,  avec un prêtre sans doute arménien. Apostolique ou catholique, peu importe.

Il lui disait, mon père, quel soulagement et quel plaisir d’entendre sonner vos cloches. Et l’autre de lui répondre du tac au tac. Vous n’en n’aurez plus pour longtemps, vous faites si peu pour qu’elles sonnent encore et toujours.

Voici à l’instant ce que m’inspire l’information que je découvre de ce que Madame Valérie BOYER, députée du 12ème arrondissement de MARSEILLE, celui d’une partie de la communauté arménienne, qu’elle trahit encore - je ne vote surtout pas pour elle – vient de déclarer forfait à une réunion organisée par l’évêque de FREJUS            demain à la Sainte-Baume, parce que va y venir Marion MARECHAL   - LE PEN. Elle a peur de quoi au juste ? (3)

On vous dira que c’est pour défendre les migrants, nouveau noms des immigrés.

Non chère  Madame, je vous prie de cesser de tout mélanger, de confondre les assassins et leurs victimes. Car à travers les passoires européennes et l’envahissement actuel les Chrétiens d’Orient dont on va essayer de nous faire comme un alibi, ne représentent rien du tout quantitativement. Sans compter tous ceux qui sont morts.

Dites moi, comme tout aurait été plus simple si on avait soutenu les dictateurs d’Irak et de Syrie, protecteurs des Chrétiens, et même le Hesbollah libanais qui y protège les Arméniens.

Ah bien sur, ça ne fait pas plaisir à ISRAËL. Mais excusez moi, chacun a ses pauvres.

ET PUIS, je dis ceci.

Dites donc les bien-pensants.  Mon père a été chassé par les Turcs puis les Arabes de son pays, donc  deux fois dans une vie. SMYRNE et ALGER. Moi une fois. ALGER seulement.  J’aimerais si possible que ça ne se reproduise pas et que mes enfants  et petits enfants n’aient pas à faire comme les Juifs qui fuient en ISRAËL ou les enfants de Monsieur SARKOZY qui s’exilent aux ETATS-UNIS.

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  1. Ceux qui me lisent doivent savoir que je suis de la génération des jeunes de l’abbé SCOTTO, curé de Bab El Oued, condamné en correctionnelle pour avoir porté les valises et les armes du F.L .N . avec la pleine bénédiction de l’archevêque d’ALGER de l’époque, un sinistre connard du nom de DUVAL. Ces traitres à la cause chrétienne avaient réussi ceci. Les mères ont enlevé leurs enfants du catéchisme à l’époque- je n’ai jamais fait de communion solennelle-, puis, au temps de l’O.A.S., les Italiens de Bab-el-Oued ont plastiqué les églises. Des Napolitains plastiquer une église, vous imaginez… Il n’y a plus de chrétiens en Algérie. Ah bien sur, DUVAL (Mohamed DUVAL) a été fait cardinalet SCOTTO, évêque de CONSTANTINE par la suite, leurs églises transformées en mosquées, drôles de prélats sans fidèles chassés de leur terre natale. J’arrête là, il ya tant de choses à écrire encore sur le temps de ma jeunesse à Bab El Oued.

  2. L’éparque est le délégué direct du pape pour les communautés chrétiennes d’Orient, éloignées de ROME.

  3. J’imagine ce qu’en pense mon ami Philippe KRIKORIAN, le haut défendeur de la Cause.La route est encore longue, Philippe.

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