Feb
13
DOSSIER AVOCATS : ET VOUS FEREZ JUSTICE

A l'initiative de notre nouveau bâtonnier, le barreau de Marseille met en ligne les extraits, vous m'avez bien lu, des délibérations du conseil de l'ordre, et même mes rapports des membres de ses commissions. C'est bien. C'est accessible pour les confrères. Il n'y a aucune raison pour que ce soit confidentiel.

On lit ainsi les commentaires de tel membre du conseil de l'ordre en déplacement international, nous expliquant par exemple qu'il y a deux barreaux dans telle ville. Cher confrère, vous devriez savoir cela depuis longtemps et vous intéresser à ma prochaine Q.P.C. à plaider le 24 mai sur la l'inconstitutionnalité du barreau unique.

On apprend aussi qu'un journal de ce pays ami a tendu les bras aux invités. Ce qui, convenez en, n'est pas banal.

Et tout le monde de se congratuler, on mange bien, l'hôtel est confortable. Odieux : il parait que les prisonniers locaux sont à trois par cellule.

Quand on parle de Marseille, tel vieux bâtonnier de rappeler qu'il y a passé de bons moments avec son épouse qui est méridionale.

Je n'ai lu aucune ligne parlant de nos efforts de communication électronique, des grandes réformes en cours, de la contribution apportée par certains pour faire avancer la profession.

Que la bouffe et l'usage des avantages.

Tiens, un autre communiqué. Celui-ci çà propos d'un déplacement à Tunis par un confrère accompagnant le bâtonnier, non membre du conseil de l'ordre lui. C'est un copain. Là encore, la bouffe, voyez ce que j'écrivais voici quelques semaines sur la Conférence des bâtonniers et Chartres : on a bien mangé dans la Medina. Ils ne pensent donc qu'à manger ces bâtonniers en déplacement.

A Tunis, il y avait d'autres choses à dire. Celles qu'on sait, en actualité. Mais d'autres aussi.

Moi, quand je vais à Tunis, à mes frais, et que j'y rencontre des confrères, dont un ancien conseiller à la Cour de cassation, nous parlons aussi de nos avancées en matière de question prioritaire de constitutionnalité et de communication électronique. Je puis vous assurer que c'est nettement plus intéressant et productif pour le barreau de Marseille. Er quand on va au restaurant, nous à La Marsa, on n'a pas besoin des la musique traditionnelle, genre danse du ventre. Parce qu'au surplus, ce n'est pas le genre du restaurant, ce qui ne l'empêche pas d'être bondé.

A au juste, puisqu'on est sur la Tunisie amie. Je découvre la formule finale de nos confrères dans leurs conclusions à la place du « Et vous ferez justice « . C'est à la Cour de cassation. C'est oriental à souhait, ottoman même.

« NOUS SOLLICITONS VOTRE HONORABLE JUSTICE ... LA PERTINENCE DE VOTRE JUGEMENT NOUS OBLIGE ».

Pas fini sur ce sujet : dans tels dossiers, j'ai une collection d'arrêts de la Cour d'appel de TUNIS. Tous les conseillers de ces affaires sont des femmes.

En voilà une lueur d'espoir et de combat.

Commentaires

Je serai à Tunis vendredi Insha'Allah. Avez vous des commissions?

:-)

Non, merci.

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