Apr
09
DOSSIER AVOCATS : L'AMBIANCE ACTUELLE N'EST PAS BONNE POUR LES ELUs

Nationalement et même localement s'entend.

Du coup, on imagine même la nécessité de rendre public le patrimoine du bâtonnier et des élus du conseil de l'ordre.

On me fait remarquer que dans certains barreaux, pour certains élus, on risque d'avoir de drôles de surprise : comptes bancaires débiteurs, A.T.D., poursuites U.R.S.S.A.F. et T.V.A., dettes criardes, pensions alimentaires pas payées, cotisations diverses impayées, etc.

J'arrête les dégâts.

Sauf que ces élus là sont censés donner des leçons de morale et de vertu disciplinaire et délicate aux autres, spécialement aux crétins qui ne vont pas supplier pour le renouvellement des crédits revolving la banque privilégiée par la CARPA locale dans la tenue des comptes clients.

Peut-on rendre public ?

Pourquoi pas ?

Et aussi les petits arrangements entrre amis...

Commentaires

Je ne suis pas du tout certain que le Bâtonnier et les membres du Conseil de l'Ordre aient des leçons de morale à donner !

J'invite tous les élus, politiques et autres, à faire preuve d'humilité.

Nom: 
Pierre DOYEN
Site: 
http://

Saint Paul justifiait l'infériorité juridique des femmes par la faiblesse de leur sexe. C'est l'imbecillitas sexus, disait-on. Heureusement pour le beau sexe, du moins chez nous, l'imbécilité paulienne a disparu.

Mais les imbéciles pauliniens demeurent encore, mais là c'est tout sexe confondu, en la corporation des avocats. Pour ses membres du commun état, cela s'entend!

Bâtonnier et membres du Conseil sont les augures de la déontologie, science inaccessible aux neurones de l'avocat lambda, de complexion trop grossière sans doute.

L'augure à Rome déclarait avoir reçu le consentement de Jupiter,par l'examen du vol des corbeaux. L'augure ordinal, lui s'en réfère à sa compétence cérébrale pour décréter tel acte conforme à la déontologie ou tel autre non -conforme.

Cette opinion ordinale vaut res judicata.

L'avocat peut bien interpréter la loi et conseiller telle conduite adéquate à son client. Il connaît ses droits, assurément. Mais cette connaissance, lorsqu'il s'agit de sa personne, lui est parfaitement vaine.

Car le déontologue en chef ne manque jamais avec l'autosuffisance impériale qui le caractérise, de dire à l'infortuné avocat, vous avez raison en droit, mais déontologiquement tort.

De nos jours, c'est une situation psychologique singulière pour un sujet de droit.

Il nous faut remonter le temps, où était dans une situation semblable l'esclave antique. L'esclave, fût-il à talent, ne pouvait avoir une appréciation sur la valeur du travail. Seul son propriétaire avait qualité et compétence pour en délibérer.

L'esclave est objet de droit et non sujet. Cicéron le qualifie de res vocale.

Par l'artifice de la déontologie, l'avocat peut subir une contrainte extra legem, voire contra legem. Son droit en pareille occurrence est réduit à néant. C'est une violence symbolique, comme pour l'esclave qualifié res vocale.

Mais la violence symbolique n'est pertinente, que si elle permet l'exercice d'une violence physique.

Pour l'avocat, par son exclusion du droit de discuter la déontologie,il passe sous les fourches caudines de son déontologue, définissant unilatéralement le délit qu'il veut voir imputé à celui, qu'il entend faire sanctionner. Voila pour le droit.

C'est équivalent en tout point au jugement magistral de l'esclave par son maître.

C'est bien l'oligarchie qui définit la morale de la profession.

Les avocats du commun état, sont les derniers imbéciles pauliniens de l'Histoire. C'est l'imbecillitas advocatus.

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