Sep
30
DOSSIER AVOCATS : MAISON D'ORLEANS ET DROIT DISCIPLINAIRE

On n'a vu personne ou presque commenter la toute récente décision du Tribunal de grande instance de Paris, réglant le contentieux interne à la maison d'Orléans, au titre de la succession du comte de Paris.

Ces aristocrates se sont donc pliés aux lois ordinaires de la République, spécialement celle d'un Code civil préparé, sous la direction d'un BONAPARTE, petit caporal corse, condottiere (suivant la définition d'Henri GUILLEMIN), par un PORTALIS, fils d'un modeste notaire varois, devenu avocat à Aix en Provence, après des études secondaires à ...Marseille. Y compris aux lois de procédure, comme n'importe quel citoyen.

Mais alors, qui donc peut encore soutenir la nécessité d'un droit disciplinaire spécifique par des juridictions spécialisées hors droit commun.

Qui va jusqu'au paroxysme du scandaleux avec la constitution du bâtonnier juge de droit commun du contentieux entre avocats...

Mots-clés: 

Commentaires

Nom: 
Pierre DOYEN
Site: 
http://

Depuis le 14 décembre 1810, date de restauration de l'Ordre des avocats par le Despote éclairé, les chiens quoique non sujets de droits contrairement à la gent plaidante, ont vu leur statut de res mancipi amélioré!

Dès 1848 par l'expresse sollicitude du législateur, les maîtres ne peuvent plus arguer des prérogatives du droit de propriété, en l'espèce du jus abutendi, pour maltraiter leurs chiens sans devoir s'exposer à des poursuites pénales.

Quand une société s'anime vivement pour la protection d'un meuble animé-l'objet de droit- par l'infliction d'une peine à l'auteur du mauvais traitement de sa propriété vivante, on est confondu d'admiration, d'être au sein d'un monde d'une aussi exquise distinction.

L'avocat, qui a l'insigne honneur de vivre en une société soucieuse du bon traitement de ses objets, ne peut être frappé que d'en être le distingué sujet!

L'avocat se distingue par le traitement de sa personne, par lequel il est objet d'une poursuite répressive excluant le querellé du droit d'arguer du principe de la légalité des délits et des peines, exposé pour la défense même de ses clients.

L'avocat en conflit avec un pair est distrait de son juge naturel pour être traduit devant le prince féodal de son microcosme, le Sieur Bâtonnier.

Celui-ci est le concurrent professionnel des litigants. On dit en langue chantournée pour avocats que le bâtonnier arbitre le conflit. Or l'arbitre est un juge conventionnel choisi par les cocontractants, les sujets de doit, non imposé par l'Etat.

Mais l'avocat est subsumé par l'objet du litige qu'il expose. Ainsi réifié il peut donc faire l'objet d'un arbitrage décidé par le seul sujet de droit: l'Etat.

Le bâtonnier est par excellence l'émanation de l'Etat qui a choisi l'arbitrage.

Voici comment est imposé, sans sa volonté, l'arbitrage à l'avocat. Voilà comment statut aux chiens fut concédé, sans que oncques ils en manifestassent la volonté!

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA