Oct
22
DOSSIER AVOCATS : REFLEXION DE L'O.M. SUR LES ELUS DE LA PROFESSION PAR LES TEMPS ACTUELS

Il est évident qu'à MARSEILLE, les groupes de supporters de l'O.M. ne se reconnaissent plus dans leur club. A l'instant 15ème sur 20 en première division. Oubliés les champions. D'une seule voix, ils disent :

« Notre ferveur n'est pas un dû. Nous ne sommes pas obligés de venir encourager une équipe qui nous couvre de honte. Fiers d'être Marseillais est une réalité bafouée à tous les niveaux : joueurs, entraîneurs, staff, président et salariés. Aucun n'est au niveau de nos rêves et de notre passion. Pour manifester notre désillusion, nous avons décidé en commun aujourd'hui de cesser tout encouragement envers cette équipe de spectres. »

Par les temps actuels, sans doute à part beaucoup ceux de de PARIS, qui ont tenu tête au C.N.B. au moins sur le numérique, et ont gagné, avec intelligence et panache, tous les autres avocats de France seraient bien inspirés de copier au mot près les supporters de La Canebière, à la fois contre leurs élus nationaux et les locaux.

Le catalogue des ratées dans la défense de la profession est en effet impressionnant : le numérique, l'aide juridique et les 35 €, les cadeaux aux avoués avec la couteuse indemnisation sans compter la prochaine captation par eux-mêmes de leur suppression, j'arrête l'énumération.

Il y a cependant une très grosse différence ici. Les supporters de l'O.M. sont courageux et déterminés. Je ne suis pas sûr du tout que ce soit le cas de l'immense majorité de mes confrères, qui sont légalistes, et surtout qui laissent faire les autres.

L'ennui est que leurs élus font mal ou ne font pas. La règle n'est pas ici la fière devise de l'O.M., tout à fait dépassée par les temps qui courent, soit « droit au but ».

Mais plutôt : « pas de vague ».

Commentaires

1. Il est exact qu'il est assez incongru d'envisager d'indemniser des gens qui, pour les Cours d'appel extérieures (Aix, Nîmes, Toulouse pour moi, en gros) nous écrivent déjà pour nous dire qu'ils continuent et pourront postuler pour nous...

2. de la même manière les avoués devenus avocats (il y en a qui prennent la retraite ou font autre chose) ramassent sans se fatiguer une spécialisation "Cour d'Appel" (alors que nous, nous n'avons pas de spécialisation "Première instance" et, pas davantage, ne sommes reconnus en Appel alors que c'est nous qui concluons en appel...).

3. ceux de Montpellier, même, m'écrivent pour me dire qu'ils sont prêts à co-gérer le dossier en appel avec un forfait procédure (et en profiterons pour me gratter les clients au passage), c'est à dire faire l'avoué, en quelque sorte...

Bref, indemniser cela me paraît invraisemblable (sans compter le personnel d'avoué qui devient avocat aussi, sans autre forme de procés, alors qu'ils auraient du avoir, au mieux, un simple accés au pré-capa ou au capa, selon leurs diplômes).

Dernier point : il n'y a que 20 clubs de foot en ligue 1.

1. O.M. Pardon et merci. Coquille corrigée. 15/20 c'est encore pire. Ca s'arrangera peut etre ce soir, l'O.M. joue contre Ajaccio 19ème sur 20...

2. Je connais très bien les deux avocats qui ont attaqué comme des grands mais seuls et c'est actuellement devant le Conseil d'Etat:

a. Un premier décret d'avril 2011 qui malgré la décision du conseil constitutionnel, rétablit le périmètre économique dans le champ de l'indemnisation des avoués,

b. Un second décret qui fait les cadeaux que vous évoquez aux personnels des avoués.

3. Devinez qui c'est ?

Pour le 2ème, c'est logique, puisqu'il a déjà défendu avec succès contre le S.A.F. le décret des juristes de cabinet. C'est au Lebon.

4. Le Conseil d'Etat a commencé à envoyer des rappels d'avoir à produire leurs mémoires à la chancellerie et aux services du premier ministre.

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