Aug
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DOSSIER AVOCATS : ANNONCEE, A COMPTER DU 7 AOUT 2016, VOICI LA MORT DES BARREAUX

 

Quel dommage que pratiquement personne n’en n’ait conscience, mais les barreaux français seront morts le 7 aout 2016,  le jour même où grâce à la loi MACRON (merci Monsieur MACRON), la postulation locale par tribunal, réservée aux avocats,  justement inscrits au barreau rattaché audit tribunal, aura pris fin,  au profit d’une postulation régionale, par ressort de cour d’appel.

Plus que jamais nous serons tous devenus  alors avocats à la Cour.

Et alors, à quoi serviront,  je vous le demande,  les bâtonniers et les conseils de l’ordre. A encore moins que maintenant,  à plus rien du tout. Qu’on les supprime donc d’un trait de plume. Voilà.

 

Deux solutions  alors si on tient à continuer la caporalisation de la profession.

Soit  un barreau unique de Cour d’appel.

Soit si on veut la liberté, et je la veux, la possibilité de créer autant de structures volontaires de regroupements de confrères par affinités autres que le lieu du Tribunal de grande instance.

Avec autant de bâtonniers,  si vous voulez les appeler  encore ainsi. Moi, je préfère le terme « président ».  

Quel bonheur, on aurait en ce cas  des centaines de bâtonniers par ressort de cour d’appel avec autant de conseils d’administration. Evidemment, tout cela serait du folklore,  mais tout le monde aurait la chance d’être élu…

On pourrait créer des barreaux de riches, de pauvres, de commercialistes, de pénalistes, de socialistes (ceux qui font du droit social), de machos, de gays, de femmes libérées, de catholiques pratiquants,  de juifs cashrout, d’athées militants, etc …

Ainsi, à Marseille, par exemple, on créerait un barreau Hay. J’adhère.

On m’objectera  que le raisonnement est partiellement inexact, car  l’an prochain, par exception, les privilèges attachés aux avocats locaux dans les procédures de saisie immobilière et de licitation, seront  (seuls) maintenus. 

Exact, mais pour combien de temps encore ce blocage ?

Enfin, soyons  sérieux. Peut-on maintenir en vie artificiellement toutes ces vieillies lunes  napoléoniennes pour  quelques dizaines ou centaines de dossiers  par an ?

Allez, du balai.

Enfin, pas encore. Dites donc,  dans les conseils des ordres des barreaux du ressort, mettez vous vite au travail pour unifier les connexions  avec le R.P.V.A. des différents T.G .I.  Histoire de terminer en beauté.  

Et ne  comptez surtout pas sur moi pour  vous aider. Prouvez que vous êtes bons. Du boulot en perspective.

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Commentaires

Nom: 
henri
Site: 
henrilawfirm.com

Je suis avocat américain (je pratique le droit fédéral)

J'ai toujours été surpris voire choqué par les droits des battonniers (que j'assimile a un véritable droit de cuissage, au sens propre- a ce que me racontent certaines Consoeurs- et au sens figuré) En province Française j'ai même vu un Batonnier faire le tour de tous les confrères (avant l'audience) afin qu'ils lui présentent leurs dossiers !!!

Merci Confrère, je sens sous votre plume, que je viens souvent consulter, un véritable esprit de liberté, un véritable esprit d'Avocat.

Nom: 
Pierre DOYEN

Comme chacun sait   l'Ordre des avocats fut ressuscité de ses cendres révolutionnaires par décret impérial du 14 décembre 1810, au terme duquel la profession se divise de facto en deux catégories: les humiliores et  les honestiores. Ceux-ci sont les oligarques de ceux-là, membres  du commun état.

En deux siècles le statut  des avocats est ne varietur une capitis diminutio. Ils ont moins de droits que leurs clients!  Vous connaissez tous  la nota censoria du bâtonnier prononcée, non sans  quelque emphase en le style que voilà: "Mon cher confrère, bien sûr vous avez raison en droit, mais déontologuement tort. Car vous avez manqué de délicatesse".

Et en si peu de temps qu'il ne faut pour le dire, malheureux sujet sub verbo du porteur du bâton, vous êtes sans coup férir,  traduit devant la section spéciale, entendez le cour régionale de discipline des avocats.

Bovins,  ovins et  autres caprins ont leur porteur de bâton, les avocats aussi en la personne même de leur bâtonnier. Les premiers croient bêtement que leur pasteur  se soucie de leur confort stomacal, les seconds pensent sottement  Messire bâtonnier défenseur de leurs droits. La pensée inductive comme eût  dit le mathématicien philosophe RUSSELL,  ne paraît guère plus développée chez l'homo sapiens que chez ses cousins ruminants!

Pendant ce temps en la société française et ce, dès la loi de GRAMMONT du 2 juillet 1850, le sort des chiens s'est constamment amélioré. Leurs maîtres n'ont  plus  ès qualités de propriétaire  la plénitude  du jus abutendi.  Le propriétaire d'un animal ne peut plus  faire souffrir en public sans nécessité,  son meuble animé. Des lois subséquentes étendirent  l'interdiction  même en privé.

En effet la postulation pour tous les avocats devant toute  juridiction du ressort territorial  de la cour d'appel , en lequel est établi leur domicile, rend inutiles les barreaux. Les barreaux par delà ces questions techniques sont inutiles ab initio. Leur seule utilité est en leur pouvoir répressif; tel qu'il fut envisagé par  le restaurateur impérial du droit pénal d'Ancien Régime, méconnaissant la légalité des délits et des peines.

La postulation devrait être nationale. N'importe quel avocat de France et de Navarre doit pouvoir postuler devant toutes les juridictions, sans restriction aucune. Nous ne sommes plus du temps du char à boeufs.

 

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